) -TOUS LES MECS HETEROS ONT ESSAYE,ESSAIERONT,OU AURONT ESSAYE........... DE FAIRE DU MACRAME AVEC L'AUTEUR DE CE BLOG ! ! ! !-CE BLOG SE VEUT UN HOMMAGE RESPECTUEUX A PIERRE GUYOTAT,QUI NE LE LIRA PEUT-ETRE JAMAIS,ET EST PLACE SOUS LE MARRAINNAGE DE JULIE BURCHILL,CELLE QUI ECRIVAIT DANS " THE NEW MUSICAL EXPRESS ",ET "THE FACE ",TOUT AU LONG DES ANNEES 80............................. THIS BLOG MEANS TO BE A RESPECTFUL TRIBUTE TO PIERRE GUYOTAT,WHO MAY NEVER READ IT,AND ITS GODMOTHER IS JULIE BURCHILL ,SHE OF "THE NME ",AND " THE FACE " THROUGHOUT THE EIGHTIES ............ DIE BLOG WIL EEN HELE VERDACHTIG 'HOMMAGE ' ( FRANS IN TEKST ) TOT PIERRE GUYOTAT,DIE MISSCHIEN WEL NOOIT HET ZOU LEZEN............

J'écoute : Electric Light Orchestra -E.L.O,pour les intimes !-( leur avant-dernier album,"Time",originellement paru en 1984-85,s'écoute toujours aussi bien .......... ! ! ! ! Ne manquez pas"Hold on Tight" -leur hit !-,"The Way Life's Meant to Be","The Lights Go Down"etc.... ! ! ! ! ) Culture Club,"The War Song.",Joan Armatrading,"The Key",1983 (" I Love My Baby",qui ferme l'album,est tout simplement MA-GNI-FI-QUE....... ! ! ! ! ),Catherine Lara,"Comme au Milieu de Nulle Part"( s'il ne fallait ne retenir Q'UNE SEULE chanson de TOUTE sa carriére,à mon avis,ce serait celle-là ............. ! ! ! ! ),Marie-Paule Belle,"L'Amour dans les Volubilis",Bonnie Tyler,"It's a Heartache" ( le pied ! ! ! ! ),Aneka,"Japanese Boy"........ ! ! ! ! !,Time Bandits ," Endless Road " ( 1984 !!!!! )," On Islands ", New Musik,1978. ," Elle est morte Soeur Sourire ',et " Dominique ".
Je regarde : "Queer as Folk"( je m'identifie à Brian,le"tombeur de mecs"..... : ), "The L-Word"( je m'identifie à Shane,la"tombeuse de filles"..... ),la vidéo d' " Endless Road " ,de Time Bandits ( 1984 !!!! )
Je lis : "Océaniques",roman de Georges Prompt paru en 1982 aux éditions Ramsay-( Georges Prompt fut mon prof d'anglais de cinquiéme, 2 ans auparavant !!!!!!) ,Pierre Guyotat,"Tombeau Pour 500 00 Soldats","Carnets de Bord 1962-1969" ( révéle la personne,l'artiste et le créateur der,riére l'écrivain-On comprend mieux ,aussi,certaines caractéristiques de son oeuvre,notamment concernant"Tombeau Pour 500 00 Soldats",à la lecture. )",Pierre Guyotat;essai biographique",de Catherine Brun,pratiquement toute l'oeuvre de Pierre Guyotat,en fait !!!!,mais aussi"Claudine à l'école", de Colette,"Sugar Rush",Ambition","Married Alive",""Diana","I Knew I Was Right ;Autobiography",de Julie Burchill,"The Boy Looked at Johny ",de Julie Burchill ( avec Tony Parsons )-( Je suis le SEUL Français ,qui connaisse,et qui se régale des livres de Julie Burchill......... ! ! ! ! ),la biographie de Soeur Sourire-une vie trés intéressante !!!!!!
Je bois : Café noisette.................................................. Ceux qui veulent en prendre un avec moi au sortir du lit seront mes amis pour la vie.......................................... :) ! ! ! !
Je cite : " We have met the enemy and he is us"," Pogo "( 60s comic strip..... )." To do a man's work,always send a girl ",Julie Burchill." La liberté,c'est faire ce que l'on doit"................( " Pogo ",la fameuse BD américaine des années 60-repris ,sans le savoir, par un de mes amis de ce site............... ! ! ! ! )," I'd have you know I'm as innocent as the next boy "-"It depends on WHOSE boy you're sitting NEXT to...................... " ( " Pogo ",encore......................... ),"C'est follement amusant ".. . . . . .
Je pense : A M-T Beignier,qui me fut une excellente prof d'allemand ,il y a de cela 20 ans ,et qui me donna rétrospectivement la motivation pour mon "coming-out "quelque 15 ans plus tard, .à Jac Goemans,qui vivait dans la merveilleuse VanHeltStocadeStraat,dans la municipalité du" Pijp " à Amsterdam,et qui était ma vraie bouffée d'oxygéne il y a 10 ans ..................................... Sa rencontre,lorsq'ù il habitait rue Dussoubs ,à Paris ,en 91/92,me fut une sorte d'initiation au monde et ( un peu ............................ ) à la culture néerlandophone.....................................Où est-il ? Que fait-il ? Habite-t-il toujours la VanHelt Stocadestraat ............................................... ? -Je suis nostalgique de lui, d'Amsterdam-et ,surtout,de sa maison de la VanHeltStocadeStraat............................................................ .................................-Que je n'ai jamais su ce q'ù était devenu J.quelques 12 ans aprés avoir quitté la Sorbonne et Paris,pour rentrer aux U.S.A !!!!( Comme à l'époque,il avait 22-23 ans,maintenant,il devrait avoir 31 ans !!!!!! )......................................... ! ! ! ! )-A Norman Lewis,médecin-aspirant américain au Congo ! ! ! ! -A mon mariage avec Julie Burchill....................
Je rêve : que l'on essaye,comme l'a dit Pierre Guyotat dans une interview,que l'on dépasse le cadre étroit et stérile de la famille et du couple ,et que l'on puisse arriver à vivre " avec toute l'humanité ", sans exception..........................a Arnaud,le jeune receptionniste ( 19 ans) du Philbeach Hotel ,a Londres...... -A un autre Arnaud ,rencontré sur ce site,journaliste de son état,et qui a su me parler de " Tombeau Pour 500 000 Soldats ", de son métier de journaliste,ainsi que de son désir ( à cause de " Tombeau Pour 500 00 Soldats " ! ! ! ! ),à un moment de sa vie,d'étre reporter de guerre ,durant notre rencontre en vrai dans Le Marais,d'une maniére qui me plùt sur le moment,et qui me plait encore,maintenant,au point que je réve..... de nous rencontrer de nouveau en vrai dans Le Marais . Aux mecs de l'école La Fontaine,à Boulogne-Billancourt...................................... ( aprés toutes ces années ,25 années ........................................................ ! ! ! ! )-De Dita von Teese............................. :p-A Norman Lewis,médecin-aspirant américain au Congo ! ! ! ! Que je me marie avec Julie Burchill ;et q' ù elle écrive un livre sur notre mariage aussi grandiose que celui q'ù elle a écrit sur son premier mariage avec Tony Parsons......................................................; ) ! ! ! !
(mis à jour mercredi 20 mai 2009 à 11:35)

31/08/2008

31/08/08 - 13:48

Sylvie Vartan,"Da Doo Ron Ron " ( sung in Italian-70s-flavored arrangement.................... )

31/08/08 - 13:21

sentir ton torse nu frémissant contre le mien....................

sentir tes mains frémissantes sur mon corps frémissant............
sentir tes lévres s'ouvrir sur mon ventre chaud ,et puis sauter aux commissures de mes lévres,et étouffer ma bouche..........................
méler ma sueur,mon sperme,ma bile ,mes sucs internes aux tiens...............

30/08/2008

30/08/08 - 16:34

Editorial de Caroline Fourest,de la revue " Pro-Choix ",dans Le Monde....................................................





Carte blanche
On achève bien l'école publique, par Caroline Fourest
LE MONDE | 28.08.08 | 14h21 • Mis à jour le 28.08.08 | 14h21

Les partisans de l'école privée peuvent se réjouir. Tous ceux qui préfèrent la séparation de l'école et de l'Etat à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qu'ils soient ultracatholiques ou ultralibéraux, ou ultra-les deux, peuvent savourer leur victoire. La guerre scolaire est presque terminée. Et ils ont gagné.

Le ver était dans le fruit depuis l'accommodement Debré de 1959, lorsque l'Etat a permis à l'école privée d'avoir le beurre et l'argent du beurre : le pouvoir de concurrencer l'école publique par la sélection et le soutien financier de l'Etat pour le faire. L'avancée de la démocratisation scolaire a rendu cette concurrence de plus en plus déloyale. Avec un objectif de 80 % au bac, des enfants venant de milieux sociaux défavorisés et des classes surchargées, l'école publique s'est mise à ramer. Pour sauver le niveau, il aurait fallu augmenter le taux d'encadrement et faire baisser le nombre d'élèves par classe. Notamment dans les ZEP. Mais les budgets n'ont pas été à la hauteur des promesses. Au lieu de concentrer ses moyens au service de l'école publique, l'Etat a gaspillé sa marge de manoeuvre en augmentant les crédits alloués à l'école privée. Les vannes sont grandes ouvertes depuis 2004, date à laquelle les collectivités locales ont obtenu le droit de financer sans limites les établissements privés. Les régions de gauche ne sont pas en reste. Alors qu'il existe toujours plus de 500 communes sans école publique, l'Etat et les collectivités financent quasiment à parité la scolarisation d'un élève dans le privé et dans le public. Cela s'appelle déshabiller le public pour mieux habiller le privé.

Pendant ce temps, l'école publique coule. Loin de lui porter secours, l'actuel gouvernement instrumentalise certaines critiques constructives pour en faire le procès idéologique, ce qui semble justifier de la regarder se noyer. L'Etat pourrait profiter du tassement de certaines classes d'âge pour faire baisser le nombre d'élèves par classe, mais il préfère baisser le nombre de professeurs. Résultat, les classes resteront surchargées. Notamment dans les quartiers populaires, où les proviseurs disent pourtant manquer de personnel encadrant. En guise de réponse, le "plan banlieue" prévoit de financer la création de 50 classes confiées à l'école privée, essentiellement catholique. "Jamais l'Etat n'avait autant organisé la concurrence de son propre service public", commente Eddy Khaldi, syndicaliste et enseignant. Il s'apprête à publier un livre qui devrait agiter la rentrée, Main basse sur l'école publique, cosigné avec Muriel Fitoussi (Demopolis). Fouillé et documenté, il retrace de façon parfois glaçante la montée en puissance du lobbying en faveur de l'école privée ; lequel est parvenu à placer des alliés au plus haut niveau des rectorats, de l'Etat, et même de l'éducation nationale, grâce à des réseaux comme Enseignement et liberté, Créateurs d'écoles ou SOS Education. A l'image de deux directeurs de cabinet du ministre de l'éducation nationale sous Edouard Balladur, Guy Bourgeois et Xavier Darcos.

Conformément à la stratégie définie par Créateurs d'école, dont il fut l'un des membres fondateurs, l'actuel ministre de l'éducation nationale ne veut pas de guerre frontale avec l'école publique, mais une "révolution de velours". Juste assez de velours pour éviter une contre-offensive syndicale. Et ce qu'il faut de détermination pour faire avancer sa révolution, ou plutôt sa contre-révolution. Les grèves ne devraient plus être un problème grâce au service minimum, mis en place après un sondage privé décrétant que les Français y sont plutôt favorables... Une enquête opportunément commandée et financée par SOS Education. Avec ce joker, le ministre a les coudées libres. Mais, de toute façon, le plus dur est fait : la suppression de 11 000 postes de professeur dès cette année, 44 000 en quatre ans si ça continue à ce rythme, l'autonomisation des universités, la multiplication des partenariats privé-public, la déréglementation de la carte scolaire... Tout est passé comme une lettre à la poste. Y compris cette confidence d'Emmanuelle Mignon, conseillère du président de la République, rapportée par un journaliste en 2004 : "Je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale." Pourquoi se gêner ?

Dans les cénacles de l'école privée, on prépare déjà la suite : le "chèque éducation", grâce auquel chaque élève recevra directement l'aide de l'Etat pour choisir de s'inscrire dans le privé ou dans le public. Une idée empruntée au modèle anglo-saxon, qui a fait les beaux jours des écoles privées religieuses. Est-ce bien rassurant pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble ? Jusqu'ici, l'école confessionnelle sous contrat donne le sentiment de vouloir privilégier l'enseignement au prosélytisme. Mais les temps changent. L'Eglise, qui confie de plus en plus ses missions éducatives à des courants comme l'Opus Dei ou la Légion du christ, milite pour accentuer le "caractère propre", c'est-à-dire le caractère catholique, de ses écoles. Les autres religions ne sont pas en reste. A quoi ressemblera le vivre-ensemble quand un nombre grandissant d'élèves français aura fait ses classes dans des écoles tenues par l'Opus Dei, les Frères musulmans ou les loubavitchs ? C'est à cela que devraient penser ceux qui, à droite comme à gauche, dénoncent volontiers le repli communautaire, mais n'ont aucun courage quand il s'agit de gouverner. Au mépris de cette évidence : l'Etat n'a pas les moyens de favoriser la privatisation et la confessionnalisation de l'enseignement au détriment de son école.

Caroline Fourest est essayiste et rédactrice en chef de la revue "ProChoix"


Article paru dans l'édition du 29.08.08



30/08/08 - 12:40

Libertés : Delanoë condamne le fichier Edvige

Bertrand Delanoë s'exprime condamne le fichier Edvige dans une interview au journal Le Monde. "La défense des libertés individuelles est plus indispensable que jamais, dit-il, par exemple quand le fichier Edvige classe les citoyens selon leurs convictions, leur état de santé ou leur identité personnelle. La lutte nécessaire contre la délinquance ou le terrorisme ne justifie pas ce dérapage grave".

Mis en ligne le 28/08/08
( Source: E-illico.com )

30/08/08 - 02:06

Mgr Newman était-il gay ? Shocking !






Anglican converti, le cardinal Newman est vénéré par les catholiques britanniques. Mais pour certains, le Vatican, qui envisage de le béatifier, cherche à cacher son homosexualité
Mgr Newman était-il gay ? Shocking !
LE MONDE | 29.08.08 | 15h20 • Mis à jour le 29.08.08 | 15h25
LONDRES CORRESPONDANT

x umbris et imaginibus in Veritatem" ("Des ténèbress et des faux-semblants vers la Vérité") : en lisant l'inscription au-dessus de la tombe du cardinal Newman à Rednall, village du centre de l'Angleterre, Peter Thatchell, militant des droits des homosexuels, l'interprète comme le coming out du prélat. Idole des catholiques d'Albion, John Henry Newman (1801-1890) est enterré dans le petit cimetière à côté de son "ami" de trente ans, le Père Ambrose St. John, décédé en 1875.

Le plus célèbre des convertis anglais avait exprimé son souhait d'être inhumé en compagnie d'un homme qu'il avait, selon ses mots, "aimé d'un amour aussi fort que celui d'un homme pour une femme". Au nom de ce testament, Peter Thatchell est parti en guerre contre le Vatican et le cardinal Cormac Murphy-O'Connor, archevêque de Westminster, chef de l'Eglise catholique d'Angleterre et du Pays de Galles.

Activiste de l'aveu public de l'homosexualité des membres du clergé et des personnalités politiques, Peter Thatchell a relancé sa croisade. Dans le cadre du procès de béatification du cardinal John Henry Newman, encouragé par Benoît XVI, le Vatican a obtenu du ministère de la justice l'autorisation de déplacer la sépulture du "serviteur de Dieu" de Rednall à la basilique de l'Oratoire de Birmingham. "C'est une étape indispensable au procès, afin de permettre aux pèlerins de vénérer le futur bienheureux dans un lieu approprié", fait valoir un porte-parole du primat catholique.

Birmingham, deuxième ville britannique, carrefour autoroutier et hôtelier, est mieux équipée pour accueillir les fidèles désireux de rendre hommage à celui qui pourrait devenir en 2009 le premier futur "saint" anglais depuis le schisme de 1534 entre Henry VIII et le Saint-Siège. Ecrasée par une capitale trop proche, la vieille cité industrielle des Midlands rêve déjà des retombées touristiques et commerciales d'un Lourdes à l'anglaise.

"VIOL POSTHUME"

"Cet acte de vandalisme et de profanation viole la volonté expresse du cardinal d'être enterré aux côtés de son amant. L'Eglise catholique, qui hait les gays, veut cacher le fait que son futur saint était homosexuel", proclame Peter Thatchell. Présentant Newman comme un martyr de la cause rose, le président fondateur de l'association OutRage, version britannique d'Act Up, veut que l'Eglise assume publiquement les penchants du cardinal Newman. "Je ne sais pas s'ils ont eu des relations sexuelles, mais ils ont vécu ensemble et se sont aimés."

Dans cette foire d'empoigne, Thatchell a déjà marqué des points. Le quotidien catholique Church Times a interrogé ses lecteurs : par peur d'une nouvelle bataille inutile contre le lobby gay, 20 % seulement approuvent la décision de l'épiscopat.

Le cardinal Newman était-il vraiment un exemple de vie chrétienne, condition sine qua non à sa béatification, probablement suivie d'une canonisation ? La controverse fait rage. Thatchell a réveillé de vieux démons. "Il est idiot de confondre amitié forte et chaste, prévalant à l'époque victorienne dans certains milieux ecclésiastiques, avec une relation gay pleinement assumée, comme on l'entend aujourd'hui", insiste l'Eglise catholique. Dans le Times, la spécialiste des questions religieuses, Melanie McDonagh, qualifie cette campagne de "viol posthume d'une âme sensible par une brute... Le pauvre cardinal avait peut-être ses défauts, mais il ne mérite pas d'être défendu par un Thatchell". D'autres condamnent la tendance de la communauté gay à s'approprier les héros de l'histoire britannique : hier, les militaires Kitchener et Montgomery, ainsi que Disraeli, premier ministre de la reine Victoria ; aujourd'hui Newman.

La polémique sur la prétendue homosexualité du cardinal Newman survient à un mauvais moment pour une Eglise catholique qui a le vent en poupe. Après des années de recul, les catholiques pratiquants sont aujourd'hui plus nombreux que les anglicans grâce à l'afflux d'immigrés polonais, sud-américains ou philippins.

Sans jamais le reconnaître officiellement, au nom du dialogue oecuménique, la hiérarchie catholique entend même profiter de la crise de l'Eglise anglicane menacée de schisme à propos de la sexualité d'une partie de son clergé. L'Eglise catholique attire un nombre croissant d'anglicans conservateurs. La conversion au catholicisme, en août 2007, de l'ex-premier ministre, Tony Blair, anglican de naissance, atteste cette popularité. Lors de sa dernière rencontre avec le pape, le 23 juin 2007, le premier ministre lui avait d'ailleurs offert trois photographies du cardinal Newman, l'un des auteurs préférés de Benoît XVI.

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 30.08.08



29/08/2008

29/08/08 - 20:42

Karen Cheryl," Show Me You're Man Enough " ,1979.

29/08/08 - 10:12

Pour oublier les soucis,ayez un Coucoudou avec vous............................................................. ^^


Nom d'une pendule, il est huit heures,
Même pas le temps d'une biscotte-beurre,
J'suis en r'tard et le ciel a le cafard.
Nom d'un express que j'prendrai pas,
Mon omnibus s'en va sans moi,
Monsieur Louis va me reparler du pays.

Seulement voilà,
J'suis pas tout à fait comme vous,
Moi, moi j'ai mon Coucoudou
Le p'tit mot magique qui arrange tout.
Ce p'tit mot-là, c'est mon abracadabra,
Ma potion magique à moi,
Il suffit de dire une fois
« Hey, Coudoudou ! »
Et tout va bien tout à coup
« Hey, Coudoudou ! »
C'est mon passe-partout.
« Hey, Coudoudou ! »
Et tout à coup tout va bien,
« Hey, Coudoudou ! »
Plus de pépins !

J'ai carrément deux trains d'retard
Et Monsieur Louis est furibard,
Coucoudou, le v'là doux comme un toutou.
J'ai des dossiers par rigolos,
Je préfère la bulle au boulot,
Coucoudou, le travail c'est fou c'que j'm'en fous.

Quatorze avril, pour en faire un premier août,
Il suffit d'un Coucoudou,
Le p'tit mot magique qui arrange tout.
Monsieur Léon est un p'tit brun pas sympa, (?)
Blond, c'est un casanova
Et je vais lui tomber dans les bras.
Avoir Venise et courir,
Nous deux sur le pont des soupirs,
Pour t'envoler loin d'ici,
C'est très facile, tu dis :
« Hey, Coudoudou ! »
Et tout va bien tout à coup
« Hey, Coudoudou ! »
C'est mon passe-partout.
« Hey, Coudoudou ! »
Et tout à coup tout va bien,
« Hey, Coudoudou ! »
Ça n'engage à rien !


Vava," Coucoudou",1979

28/08/2008

28/08/08 - 12:09

"Nour", feuilleton romantique turc, enfièvre des millions de femmes arabes






"Nour", feuilleton romantique turc, enfièvre des millions de femmes arabes
LE MONDE | 27.08.08 | 16h01 • Mis à jour le 27.08.08 | 16h01

n couvre-feu d'un genre inédit est en vigueur dans les territoires palestiniens occupés. Chaque jour, lorsque l'horloge approche de 22 heures, des milliers de Palestiniennes se pressent pour rentrer chez elles. La cause de ce mouvement de masse n'est pas l'irruption d'une patrouille de soldats israéliens, mais la diffusion du feuilleton "Nour". Produite en Turquie, doublée en dialecte syrien et servie, à heure fixe, par la chaîne satellitaire saoudienne MBC, cette saga familiale est devenue, en quelques mois, la nouvelle série culte des femmes arabes.

Du Maroc à l'Irak, elles sont des millions à se passionner pour les tribulations sentimentales de Nour et Mohannad, les deux tourtereaux de ce soap-opera dont le scénario tient à la fois des "Feux de l'amour" (pour les gros plans sirupeux) et de "Dynastie" (pour l'étalage de luxe et de pouvoir). "Hier, ma soeur m'a virée de chez elle parce que sa série fétiche commençait, raconte Najwa, une fonctionnaire de l'Autorité palestinienne. Chaque soir, il m'est impossible de coucher ma fille de 9 ans avant la fin de l'épisode. Les gens s'échangent des images du feuilleton sur leurs portables. Il y a désormais des vêtements et même des cahiers de vacances à l'effigie de Nour et Mohannad."

La jolie brune aux yeux de biche et son grand blond de soupirant fascinent d'autant plus les téléspectatrices que leur idylle se déroule dans un cadre culturel oriental qui leur est familier. Le phénomène est tel qu'en dépit des coupes opérées par MBC dans la version originale, le mufti d'Arabie saoudite a émis une fatwa contre ce feuilleton jugé "avilissant", affirmant que toute chaîne qui le diffuse est une "ennemie de Dieu et de son prophète".

A Naplouse, en Cisjordanie, un cheikh affilié au Hamas a également vilipendé les audaces de ce programme. Mais à Ramallah, Beyrouth ou Alger, les blâmes des barbus n'ont pas affecté la "Nourmania".

"Ce feuilleton est génial parce qu'il met en scène des traditions qui nous sont proches, comme le respect de la famille, tout en nous exposant à des modes de vie plus occidentaux", dit Nowar, une étudiante de 19 ans, qui craque pour ce "beau gosse de Mohannad".

La série raconte notamment comment une femme avorte sans en parler à son mari et comment une autre décide d'élever son enfant hors mariage. Imbibé d'eau de rose, le script multiplie évidemment les scènes d'intimité amoureuse entre les deux jeunes stars, mais aussi, signe d'originalité, entre des personnages plus âgés, comme le grand-père et sa seconde épouse.

"Ce qui plaît aux femmes, c'est le romantisme dont font preuve les hommes de ce feuilleton, dit Hanan, une mère de famille. C'est quelque chose qui manque beaucoup dans le monde arabe, où les hommes ont le sentiment que pour être virils, ils ne doivent pas exprimer leurs sentiments. De ce point de vue, "Nour" a davantage donné d'assurance aux femmes que toutes les ONG de Palestine qui militent pour leurs droits."

"Nour", feuilleton féministe qui s'ignore, ferment d'émancipation dans une société machiste ? Islah Jad, directrice de l'Institut d'études sur les femmes à l'université de Birzeit, près de Ramallah, nuance l'analyse. "Il est trop tôt pour savoir si ce feuilleton fera changer les comportements traditionnels", dit-elle. Selon elle, la principale raison du succès de la série réside dans sa peinture d'un monde idéal. "Pour une société comme la nôtre, épuisée par l'occupation et déchirée par le conflit entre le Hamas et le Fatah, chaque épisode est l'occasion d'une échappatoire, d'une fuite amère loin de la réalité." Et loin du rigorisme des islamistes.


Benjamin Barthe, Ramallah (Cisjordanie)
Article paru dans l'édition du 28.08.08



28/08/08 - 00:30

La grande époque de la FM et des radios libres ( 1980 ),décrite par une chanson-Une époque où nous avions tous pensé pouvoir vivre et accomplir les choses pleinement. . . .


Quand j'étais p'tit garçon
Ma passion pour les sons
Me faisait mettre en pièces
Sans cesse la TSF

Je croyais qu'les speakerines vivaient à l'intérieur
Et faisaient leur cuisine derrière les haut-parleurs

J'aime tous ces bruits qui courent
Et qui me prennent de court
Enfant on me berçait
En 78 tours

Sans bouger de chez moi sur toutes les longueurs d'onde
Les médias me racontent le grand chaos du monde

Et puis y'a cette fille qui parle dans la nuit
Sur 100 MHz, couvrant tout Paris, tout Paris,
Elle murmure entre 2 reggaes
Des histoires étranges, des histoires pas gaies, pas gaies,
J'vis pour elle, c'est mon seul recours,
Radio, mon amour, radio mon amouuur

Et puis y'a cette fille qui parle dans la nuit
Sur 100 MHz, couvrant tout Paris, tout Paris,Sur l'canal éclate le jingle
Je ferme les yeux, je me sens moins seul, moins seul
Stereo, comme un compte à rebours, défilent les minutes,
Radio mon amouuuur

J'les écoute en non-stop, ces stars de la FM
Qui annoncent la météo, les plages de pub que j'aime
Le bulletin des infos, ça c'est moins rigolo,
De voir qu'on se déchire de Bali à Rio

S'il faut souffrir au moins, qu'ça n'soit pas en silence
Sur un rockabilly, en marquant la cadence
Ton chagrin serait tout ptit, et y'a pas d'crise de nerfs
Qu'on ne puisse juguler avec un bon tuneeeeer

Et puis y'a cette fille qui parle dans la nuit
Sur 100 MHz, couvrant tout Paris, tout Paris,
Comme un charme, sa voix me provoque
Un direct au cœur, un électrochoc, électrochoc
Stéréo, voyage au long cours
Radio mon amour, radio mon amouuur

Et puis un beau jour, elle s'est arrêtée
Je n'ai jamais su ce qui s'est passé, s'est passé
Puis un mec, sur sa tranche horaire
Miaulait des conneries sur un ton vulgaire, vulgaire

J'attendais, jamais le retour,
J'attendais toujours, radio mon amouUur

Il n'y a plus cette fille qui me parle la nuit
Sur 100 MHz, couvrant tout Paris, tout Paris,
Disparue entre 2 reggaes
Quelle histoire étrange, quelle histoire pas gaie, pas gaie
Elle perçait l'épaisseur du brouillard
Comme s'il s'agissait d'un simple nuage

Mais il n'y a plus cette fille qui me parle la nuit
Sur 100 MHz, couvrant tout Paris, tout Paris,
J'attendrai toujours, ohhhhh radio mon amouUUUuur

J'ai plus de retour, j'appelle au secours
Ohhhhh radio mon amour.. au secours..


27/08/2008

27/08/08 - 17:20

Roselyne Bachelot,l'équivalent français,féminin ,et 2008 ,de Sir Norman Stevas. . . . . : )

L'association de lutte contre le sida Act Up condamne "les paris de Roselyne Bachelot", la ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports qui s'est rendue mercredi au Conseil des ministres avec des sabots en plastique roses aux pieds pour tenir un pari. . . . .
N.B:Mon accroche est rigolote,mais le fait est q'ù elle n'en a malheureusement,semble t-il,vraiment rien à foutre des vrais problémes ! ! ! !

27/08/08 - 00:47

A Jean........................

-Tu as la méme profession et le méme prénom que mon grand-pére......................................
-Je me pose la question;ma vie n'est -elle faite que de boucles,ou me faut-il néanmoins mettre notre " rencontre ",quoiq'ù ayant donnée par la suite lieu ,il est vrai, de mon fait,à des rapports trés tourmentés entre nous sur ce site au rang des " hasards favorables ",comme aimait à l'écrire Marguerite Yourcenar dans sa correspondance des années 30.............................................................. : ) ?

26/08/2008

26/08/08 - 10:45

"La journée d'Enzo ou l'école de demain "....

Texte à faire passer sur votre journal . . . .




"La journée d'Enzo ou l'école de demain....

3 septembre 2012



Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.

La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.

La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.

Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.

On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances.

Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.

Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.

Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.

La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.

Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.

Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.

Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.

L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.

Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation.

Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.

Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien...

Enzo se demande pourquoi il est là.
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n'a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.


Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement. Est-ce l'école que nous voulons ? Le gouvernement a-til reçu un mandat populaire pour cela ? Qu'attendons nous pour réagir ?

Des enseignants en colère qui aimeraient que l'on sache être ambitieux pour l'école. "


cette rentrée 2008 pue déjà, on va attendre longtemps?


25/08/2008

25/08/08 - 23:56

-Si des gaiens vivant ( ou non ) en Allemagne connaissent ( ou ont connu ) Rolf Sturmer,ancien libraire aux " Mots à la Bouche ",pourraient-ils lui demander de me contacter sur GA ,pour me redonner de ses nouvelles,ou me faire part de son devenir-vivant/mort.................................................................. ?
-Et q'ù en est-il donc de sa biographie de l'écrivaine azerbaidjanaise Banine ,laquelle fut sa mére adoptive,à laquelle il m'avait dit s'étre attelé lorsque nous nous étions vus il y a de cela cinq ans................................................................ ?

24/08/2008

24/08/08 - 22:24

Pour une télé-vision de la télévision,par Christophe Girard

-Pour avoir trempé ,familialement,ainsi que personnellement, parlant,pendant 35 ans et jusq'ù il y a encore peu dans les milieux de la télévision moi-méme,je peux affirmer que ce billet est tout ce q'ù il y a de plus sensé et intelligent.....................................................................! ! ! !


Point de vue
Pour une télé-vision de la télévision, par Christophe Girard
LE MONDE | 23.08.08 | 13h43 • Mis à jour le 23.08.08 | 13h43

e n'est pas parce qu'on regarde beaucoup la télévision qu'on la voit bien. L'évolution principale de la télévision ces trente dernières années est un changement d'ordre technique dont les effets et les conséquences dépassent largement le domaine de la technique audiovisuelle, mais engagent des bouleversements dans la réception, l'interprétation et l'utilisation des images. Il s'agit de la réduction de la durée de chaque plan, qui excède désormais rarement dix secondes.

Le nombre de plans par minute (NPM) a en effet augmenté de façon vertigineuse, du fait de la multiplication des caméras utilisées simultanément, au point que l'unité de mesure d'un plan télévisuel est désormais la seconde. Et alors, dira-t-on ?

Le principal effet d'une telle accélération du flux d'images est d'une part d'interdire tout développement d'une même image ou idée en l'atomisant en une multiplicité d'images ou d'idées plus ou moins disparates, et d'autre part de placer l'esprit du téléspectateur sous tutelle, dans un état de fascination télévisuelle. Cette vitesse des images et ce raccourcissement de chaque plan répondent au besoin économique de l'industrie télévisuelle de tenir le spectateur captif, lequel besoin relève directement ou indirectement, via le critère de l'Audimat, de l'ordre économique de la rentabilité. La télévision ne se conçoit elle-même qu'en termes de parts de marché.

Par conséquent, la soumission de la télévision au diktat économique de la concurrence se trahit déjà au niveau du traitement technique des images télévisées. Le montage télévisuel des images ressortit à ce titre à l'univers de la publicité. L'acteur principal n'est donc ni le présentateur ni aucun des acteurs que l'on voit à l'écran, mais le réalisateur à la table de montage qui agit hors champ. Dans la mesure où le travail de ce monteur-réalisateur se limite à ce qu'on appelle au cinéma le montage "cut", qui ne se soucie pas des transitions entre les images, on devrait plutôt l'appeler "coupeur" que monteur. A la télévision, couper l'image est un moyen très efficace de couper la parole, voire de détruire la pensée ou de noyer le poisson... Ce saucissonnage des plans rend difficile la production d'une pensée qui ait un peu de continuité. Chaque intervention ne dure pas plus d'une ou deux minutes et se voit elle-même découpée en tranches de cinq secondes !

Si le zapping désigne le fait de sauter d'une chaîne à une autre au gré de son ennui, il manque un terme pour nommer le saut incessant d'une image à une autre à l'intérieur de chaque programme que subissent et les téléspectateurs et les acteurs selon l'humeur du "monteur-coupeur". Nous proposons d'appeler "zipping" ce montage "cut" interne aux programmes qui sous-tend la logique commerciale de la télévision et qui transforme tout programme en un spectacle atomisé et tout téléspectateur en plaque cérébrale disponible.

Comment veut-on, par exemple, qu'une émission culturelle digne de ce nom soit possible lorsque les imaginaires, les perceptions et les pensées doivent se soumettre à une durée de plan inférieure à dix secondes ? Si des "philosophes" ou autres "intellectuels" s'y affichent convaincus de transmettre leur pensée au rythme de sept plans disparates par minute (le penseur qui parle, un autre invité qui boit un coup, le présentateur qui tripote ses lunettes...), c'est assez révélateur de l'idée qu'ils se font de ce que c'est que penser. Même si certains ont su y résister et continuer d'inventer aux marges.

Un autre changement révélateur du fonctionnement économique de la télévision et de son objectif principalement mercantile est l'inclusion du public dans le champ de la télévision. Le public est en effet le nouveau personnage télévisuel de ces trente dernières années (il y a bien sûr eu des précurseurs : "L'école des fans" présentée par Jacques Martin, "Champs-Elysées" animé par Michel Drucker et avant lui Guy Lux et "Intervilles", qui attestent que le service public n'a pas seulement suivi le privé mais a aussi su le devancer).

Il est amusant de remarquer que ce personnage du téléspectateur est d'abord apparu dans les émissions de divertissement pour ensuite se généraliser aux émissions culturelles ou politiques. En montrant à l'écran des gens du public, la télévision a créé chez le téléspectateur anonyme le sentiment fantasmatique de faire lui-même partie, sinon de fait du moins en droit, de la télévision, en d'autres termes d'en être lui aussi. Cela revient pour la télévision à se donner elle-même comme le suprême objet du désir : le rêve de chacun est d'"y passer", telle une étoile, un animateur ou un figurant cathodique d'un soir. Désir d'autant plus fantasmatique que dans la réalité le point d'Audimat (500 000 téléspectateurs) ne connaît pas l'individu mais seulement la masse.

Alors que le téléspectateur d'antan occupait une place clairement extérieure à la télévision, le nouveau téléspectateur ne se vit justement plus comme un télé-spectateur mais se rêve en authentique spectateur. On comprend bien l'intérêt d'un tel procédé qui, en abolissant la distance à l'écran, neutralise tout recul vis-à-vis de la télévision et favorise par là même l'assimilation du (télé-) spectateur aux valeurs et aux attentes de la (télé-) vision devenue spectacle vivant.

De même que le véritable zapping n'est pas tant entre les chaînes qu'entre les plans d'un même programme (le zipping), de même la publicité n'est pas tant entre les programmes qu'à l'intérieur de chaque programme. Je ne parle pas seulement des publicités insérées dans les émissions de jeux ou autres par exemple sous forme de cadeaux, mais des émissions de divertissement ou culturelles qui, sous couvert de "promotion", ne font pas autre chose qu'assurer la publicité des nouveaux produits mis en vente sur le marché : films, spectacles, DVD, CD, livres. Toutes ces émissions sont les têtes de gondoles du supermarché télévisuel : beaucoup de vogue mais guère de vagues, aurait dit Gilles Châtelet.

Si la télévision doit être aussi un service public et pas seulement une activité économique, il faut donc qu'elle se dote d'un observatoire critique télévisé de la télévision qui démonte jour après jour sous les yeux du télé-spectateur les montages vus la veille à la télé pour que l'analyse des causes neutralise la fascination des effets. Cet observatoire aurait pu, par exemple, revenir sur les obsèques d'Aimé Césaire (journal de "Soir 3"), qui, par un montage frauduleux, montrait le stade Pierre-Aliker, où celles-ci se sont déroulées, puis une déclaration de Nicolas Sarkozy enregistrée avant à l'aéroport, puis à nouveau le stade. En donnant ainsi l'impression aux téléspectateurs français que cette déclaration faisait partie des obsèques alors que, sur place, les Martiniquais, eux, avaient vu un président sinon persona non grata du moins simple figurant, la famille du poète n'ayant pas désiré qu'il prenne la parole. Véritable cas d'école de l'utilisation ordinaire du montage fait à l'insu du téléspectateur au nom de l'information !

En outre, la télévision publique doit comporter dans ses statuts un laboratoire d'analyse critique télévisé de la télévision qui, au-delà du démontage critique des programmes vus, expose la technique et la logique économico-télévisuelle (principes, procédés, mécanismes, finalités). Un tel laboratoire est tout autre chose qu'un CSA, qui reste en dehors de l'espace télévisuel et coince de l'extérieur tant bien que mal ses conseils dans un angle de l'écran à la façon d'un logo supplémentaire qui rivalise symboliquement avec ceux de la chaîne consentante. Faute de ces deux instruments, et de la diminution drastique du nombre de plans par minute, la qualité n'est pas autre chose que l'alibi de la rentabilité.

Adjoint au maire de Paris chargé de la culture


Christophe Girard
Article paru dans l'édition du 24.08.08



24/08/08 - 19:29

La véritable histoire de Gai Pied. . . .


On a dit et écrit beaucoup de choses sur "Gai Pied", tant ce média a été unique dans l'histoire du mouvement gay. Mais chacun a raconté des choses partielles et pas toujours vraies, réglant ses comptes au passage.
Le fondateur du journal, Jean le Bitoux, est venu aux UEEH qui ont fait le bilan de 20 ans de militantisme, pour nous livrer enfin pour la première fois l'histoire vraie de ce média pas comme les autres.
Un discours dont la vérité referme la parenthèse des "années Gai Pied", rend leur honneur aux journalistes, et évoque les origines des médiocres pratiques que la presse gaie a cru devoir adopter depuis.
Nous remercions Jean de nous l'avoir amicalement confié, et sommes fiers de vous le diffuser.
Le guêpier des années Gai Pied
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Jean Le Bitoux
Fondateur de Gai Pied en 1979 et
démissionnaire en 1983

En avril 1979, lorsque sort dans 2000 kiosques de France le premier numéro du mensuel Gai Pied, la situation politique est extrêmement tendue. Un an plus tôt, les élections législatives ont été perdues par la gauche, contrairement à toutes les prévisions. Giscard a refusé sa grâce au dernier condamné à mort et les mouvements d'extrême gauche sont aussi virulents que victimes de sévères répressions.GLB

Dans ce climat liberticide, de nombreux militants homosexuels décident pourtant de ne plus privilégier l'activisme militant et choisissent de s'investir dans le lancement d'un média de presse d'information, de liaison et de visibilité homosexuelles. Cette présence en kiosque est en effet un défi politique en soi, alors que toute la presse homosexuelle a été interdite l'année précédente et que Libération ou le Nouvel Observateur sont régulièrement traînés devant les tribunaux pour oser publier des petites annonces de rencontre. Ces militants qui vont devenir des journalistes, appartiennent aux GLH, les Groupes de Libération Homosexuels, et principalement au GLH Politique et Quotidien de Paris. De nombreux responsables des GLH dans les régions deviendront les correspondants de Gai Pied.GLB

Quelques mois plus tôt, un camp d'été avait réuni les protagonistes de ce projet, au Maazel, en Provence. Nous avions annoncé ce camp d'été et de travail notamment par une petite annonce dans Libération. La police s'en était inquiétée, qui était venue nous rendre visite dans ce manoir du XVIIe siècle à moitié en ruines que son propriétaire, un ami d'Avignon, nous avait laissé pour l'été avant de le mettre en vente, définitivement haï par tout le pays. Nous y vécûmes à une trentaine, avec une fête tous les soirs. Une nuit, tous les pneus de nos voitures furent lacérés. Sur la place du village, un car de police nous observait ostensiblement à l'heure du pastis. Mais nous avions l'habitude, et nos réunions de travail, en journée, furent très fructueuses. Nous n'avions pas lieu d'être intimidés par une certaine hostilité locale, car ce n'était pas notre premier camp d'été. J'avais déjà chroniqué sur une page entière dans Libération celui de l'année précédente avec nos amis d'Amsterdam les Rooie Flikkers, un rassemblement qui avait également suscité quelques secousses telluriques en plein pays du Quercy.GLB

Pour ce projet de journal, nous disposions du soutien de nombreux intellectuels. Ils avaient été très attentifs à nos années précédentes d'agitation politique, notamment en janvier 1978 lors du festival de films de la Pagode, lorsque nous avons été à la fois victimes d'une interdiction gouvernementale, de l'attaque d'un commando d'extrême-droite et de deux manifestations de rue réprimées par la police, l'une aux Tuileries et l'autre en pleine nuit rue Sainte-Anne.GLB

Guy Hocquenghem et moi-même étions alors candidats à Paris et en campagne pour les élections législatives de mars 1978, avec également Alain Secoué et François Graille. L'attaque du deuxième festival de films gais et lesbiens de Paris, après celui de Frédéric Mitterrand dans le 14e arrondissement, n'était pas anodine car elle nous visait : après avoir frappé les spectateurs et emporté la caisse, les néonazis nous avaient en effet physiquement menacés dans un communiqué de presse. Pendant la campagne nous ne dormions plus chez nous.GLB

Nous demandions principalement l'abrogation de l'article 331 du maréchal Pétain. Notre but : que les médias relaient notre revendication. De nombreux articles de presse concernant nos candidatures nous sauvèrent la mise tandis que nous n'espérions rien du résultat des urnes, n'ayant même pas de bulletins de vote. De son côté, le sénateur Caillavet nous entendit le premier, qui déposa pendant cette campagne électorale une proposition d'abrogation de cette loi vichyste. Les intellectuel/les nous avaient alors soutenu, telle cette pétition concernant nos candidatures homosexuelles, signée notamment par Xavière Gauthier, Arrabal, Jean-Louis Bory, Yves Navarre, Copi, Gilles et Fanny Deleuze, Félix Guattari, René Schérer, Maurice Nadeau, Madeleine Renaud, Christiane Rochefort, Simone de Beauvoir, André Glucksmann, Marcel Carné ou Marguerite Duras. Ils continuèrent donc à nous soutenir. GLB

Au cours d'un de nos dîners d'amitié, je parlai de ce projet de presse au philosophe Michel Foucault. Je maintiens qu'il me proposa lui-même le titre de Gai Pied pour ce mensuel. Il écrivit dans le premier numéro un article sur les homosexuels et le suicide. En outre, avant Gai Pied, pendant Gai Pied et après, il répondit toujours positivement à toutes mes demandes d'entretien. Dans le numéro deux et le numéro trois, un grand entretien avec Jean-Paul Aron interdira également à la censure de frapper. Puis Tony Duvert proposera des mots croisés et Yves Navarre une chronique culinaire. Pour fêter dignement la première année de Gai Pied, Jean-Paul Sartre acceptera un long entretien qui permettra à notre journal d'acquérir une audience conséquente de qualité et de référence au delà de nos réseaux.GLB

Ce "paratonnerre" de soutien intellectuel et culturel de Gai Pied, ainsi solidement mis en place, permit pendant des années, malgré des photos, des récits, des petites annonces ou des opinions qui décoiffaient, à ce journal sulfureux auquel s'identifiait toute une génération, de ne pas être inquiété par la justice. J'ai souvenir qu'un jour, au hasard d'un entretien pour le Gai Pied, le ministre de l'Intérieur Gaston Deferre nous avait fait gentiment savoir en off qu'il nous faudrait des fois relire certaines petites annonces qui risquaient tomber sous le coup de la loi. Et quand, presque dix ans plus tard, un de ses successeurs à l'Intérieur crut avoir enfin la peau de Gai Pied, Charles Pasqua fit une lourde erreur, le ministre de la culture de son propre gouvernement, François Léotard, se désolidarisant de cette censure de presse moraliste d'un autre âge. L'affaire fut enterrée, au dépit de tous les homophobes de la classe politique. GLB

L'équipe fondatrice de Gai Pied avait par ailleurs choisi de faire une coupure entre journalisme et militantisme. Cela ne fut pas toujours bien compris. J'avais pour ma part, au sortir des éprouvantes élections législatives de 1978, démissionné du GLH et signé un témoignage dans Libération au titre d'inspiration situationniste : "De la misère relationnelle en milieu mili-tante". Une fois ce projet de presse ficelé, nous sommes allés dans l'automne 1978 le présenter à une réunion nationale homosexuelle non loin de Lyon où se retrouvaient les GLH des régions et les CHA, le Comités Homosexuels d'Arrondissement de Paris, qui avaient succédé au dernier GLH de Paris, le GLH PQ. Nous avons déclaré que, ce projet étant également professionnel, nous souhaitions dégager du salariat pour consolider cette aventure. L'idée que notre engagement social ose s'appuyer sur du salariat offusqua de nombreux militants homosexuels. La sortie des années soixante-dix était décidément difficile. C'est pourquoi, dans l'été 1979, tandis que la première université d'été de Marseille s'ouvrait et que Gai Pied était déjà en kiosque, Jacky Fougeray, rédacteur en chef de Gai Pied et moi-même décidâmes de plutôt nous rendre à Francfort pour le rassemblement du mouvement homosexuel allemand, dans un campus universitaire avec Gay Pride dans la ville.GLB


Le CUARH fut fondé à cette première UEH de Marseille. Entre les anciens militants de Gai Pied et ceux du CUARH s'exprimera souvent un rapport aigre-doux avec de nombreux droits de réponse. Le CUARH, hormis faire abroger l'article 331, ce qu'il réussit par des manifestations incessantes, décidera de lancer son propre mensuel, Homophonies, sans doute insatisfait de la place que lui laissait le Gai Pied dans ses colonnes. Refusant longtemps de publier des annonces de rencontre ou des nus masculins qui agressaient les lesbiennes du journal du CUARH, Homophonies, alors qu'il abordait vaillamment comme nous la délicate question de la pédophilie, critiquera également l'insuffisante mixité de Gai Pied, ses photos qui exhibaient des sexes masculins et ses petites annonces par trop sexistes, sans vouloir comprendre le défi ainsi porté face à la censure.GLB

Toutefois, tout le temps où je dirigeai Gai Pied Hebdo, une chronique lesbienne fut régulièrement publiée, libre d'expression, et même si nous savions que la proportion de lesbiennes qui lisait notre hebdomadaire était extrêmement minoritaire, de l'ordre de 1 à 2%. Plus largement, j'ajouterai qu'en quatre ans de direction de Gai Pied, je ne subis jamais un procès pour falsification de propos ou pour obstruction à la liberté d'expression. Je m'en honore alors que plusieurs centaines de personnes, connus ou inconnus, publièrent leurs écrits dans Gai Pied entre 1979 et 1983.GLB

Le contenu de Gai Pied se partageait entre l'information internationale, politique et des régions, la critique culturelle, le soutien de nombreux artistes, les petites annonces et le courrier des lecteurs que je suivis personnellement quatre ans durant, échangeant notamment avec le malaise grave de certains d'entre eux. Car pour moi, Gai Pied était d'abord le journal de ses lecteurs. Tous les ans, des rencontres avaient lieu dans les principales villes de France, et je sautais souvent dans des trains pour rencontrer ceux qui ne vivaient pas les facilités de la vie parisienne, pour entendre aussi les critiques de lecteurs qui le trouvaient trop ou pas assez militant.GLB

Question finances, le démarrage de Gai Pied avait bénéficié pour son lancement de traites solidaires concernant l'imprimerie de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Il avait également bénéficié de plus d'un an d'hébergement dans mon appartement du 188 Boulevard Voltaire, temps au bout duquel nous pûmes louer une minuscule boutique au 64 de la rue de la Folie Méricourt avant d'investir, dans les années Mitterrand, le local plus confortable du 45 de la rue Sedaine, toujours dans le onzième arrondissement de Paris. Quant au premier salarié, ce fut le standardiste qui cumulait également les fonctions d'accueil, d'information et d'orientation. Le succès sera au rendez-vous, révélant également des vocations, confirmant des intelligences et des carrières journalistiques. Les ventes mensuelles s'élevèrent à plus de 30.000 exemplaires au printemps 1982.GLB


Un insidieux débat, celui de l'argent, fera basculer l'histoire de ce journal. D'abord très réticent, je finis par admettre qu'un passage à l'hebdo de ce mensuel ne pouvait qu'accroître sa force d'impact au niveau politique et médiatique. Mais le rythme publicitaire s'emballa. On me signala amicalement qu'une publicité valait des milliers de lecteurs potentiels. Il fallait choisir entre un lectorat désormais captif mais pas exponentiel et les ressources faramineuses d'un champ publicitaire qui s'ouvrait. Pourtant, et malgré mes efforts notamment auprès des éditeurs, cette utopie marqua rapidement le pas. La manne publicitaire se limita donc à suivre l'expansion économique du milieu gay dont nous avions ouvert et soutenu bon nombre de nouveaux espaces de liberté en tant que militants, quelques années auparavant. A la direction, m'inquiétant d'une médiocrité qui nous menaçait, un responsable du journal me répliqua : "Après tout, les homosexuels n'ont que la presse qu'ils méritent!". Les lecteurs étaient injuriés, les journalistes étaient humiliés.GLB

Avec le passage à l'hebdo, à l'automne 1982, la publicité gay avait tout envahi : la couverture, des publi-reportages qui copiaient notre maquette, les pages de consommation qui renvoyaient à la publicité, des fausses petites annonces, etc. David Girard y faisait paraître à prix d'or ou par complicité des encarts ("David, 20 ans, masseur") qui ressemblaient fort à de la prostitution. Nous n'avons jamais retrouvé son diplôme de kinésithérapeute au tribunal de commerce. Du coup, de nombreux prostitués demandaient à leur tour à être publiés. En tant que gérant et directeur de la publication, je risquais des peines de prison ferme pour proxénétisme. Je demandais donc la démission du responsable de la publicité, que j'obtins. Mais je n'eus jamais accès aux stratégies des négociations publicitaires. C'est alors que je me posai la question de continuer à être responsable d'un bateau ivre.GLB

L'on indiqua également à l'équipe journalistique qu'il fallait cesser de critiquer des établissements qui annonçaient dans le journal. Certains saunas et certaines boites de nuit, qui annonçaient grassement dans notre hebdomadaire, pratiquaient pourtant le racisme ou la discrimination de l'âge. Politiquement au sens large, ce n'était pas plus simple. La célèbre couverture de Mitterrand avec sa déclaration et l'interrogation sur sept ans de bonheur fut chèrement acquise en direction. Plus tard, lors des massacres de Sabra et Chatila, après une épique protestation, on nous permit de publier in extremis un article qui était resté longtemps bloqué à la direction alors que Le Monde publiait en une un célèbre reportage de Jean Genet sur cette tuerie et présent parmi ces cadavres.GLB

Nous devions cesser d'être politiques. Notre passé militant n'était plus évoqué, même entre nous. Comme un passé honteux, alors que la modernité nous appelait. De plus le rythme hebdomadaire obligeait l'équipe journalistique à écrire pour quatre ou cinq numéros à l'avance. L'actualité n'avait plus de hiérarchie, de sens, de relief alors que le militantisme était en crise et que le sida n'allait pas tarder à faire ses ravages.GLB


En juillet 1983, nous fûmes une trentaine à démissionner de Gai Pied et nous sommes venus nous en expliquer ici, devant l'université de Marseille. Nous avions imprimé en 24 heures un petit journal d'explication intitulé "Gai Pied au cul". Un vote en Assemblée Générale nous avait mis en minorité au terme de batailles frontales d'une rare violence psychique et verbale, assorties de menaces sociales. L'AG avait désavoué la majorité des journalistes. Je fus le seul à la direction à soutenir leur protestation et le seul salarié à démissionner avec eux. Les autres votèrent, notamment les administratifs et les investisseurs, arguant de la fragilité financière du journal contre notre projet de restaurer une éthique journalistique en péril dans cette historique aventure. Mais il était trop tard : Foucault, Fernandez, Aron ou Duvert avaient déjà cessé de collaborer.GLB

Nous démissionnons aussi car nous pensons que nos lecteurs sont abusés chaque semaine. Parmi ceux et celles qui décident de quitter ce journal, il y a Françoise d'Eaubonne, Yves Navarre, Olivier Drouault, Dominique Robert, Yves Edel, Jean Georges, Antoine Perruchot, Angélique Kouroulis, Daniel Guérin. Il y a également la totalité des correspondants régionaux dont Yves Chatelier, Georges Andrieux, Pierre de Ségovia, ou internationaux comme Jordi Petit à Barcelone, Dennis Altmann à Sydney, Philippe Adam à Berlin ou Alain-Emmanuel Dreuilhe à New-York. L'affaire fit grand bruit : dans la presse française, on n'avait jamais vu une telle équipe, soit plus de trente personnes, claquer ainsi la porte, et un fondateur démissionner de son propre journal. Contrairement au procès contre Hersant qui venait d'avoir lieu concernant Le Figaro, notre équipe journalistique ne put faire valoir la clause de conscience. Le tribunal estima sans doute qu'il s'agissait là d'une querelle interne.GLB


Gai Pied va selon moi devenir alors médiocrement parisien, tout juste bon à faire rêver la province comme ceux qui n'osent pas ou ne peuvent pas avoir cette vie de rêve gay, visibles le jour et branchés la nuit. L'ennui s'installe. Les pages de mode succèdent aux confidences érotiques. Des reportages colonialistes nous parlent de garçons pas chers sous le soleil. Un quatre pages photo orne désormais les pages centrales. Des gays épanouis et si possible célèbres se font photographier dans leurs intérieurs parisiens. L'écrivain Jack Thieuloy nous explique que si on drague un mexicain, mieux vaut planquer son porte-feuille. Le suivisme politique fait le reste. Désormais, des milliers de lecteurs n'achètent plus Gai Pied que le rythme hebdomadaire a de plus dérouté. Car il n'y avait pas, loin s'en faut, d'information hebdomadaire de l'homosexualité. A moins que cette décision soit celle de faire cracher quatre fois par mois les annonceurs comme les lecteurs. Un rythme insoutenable. Finalement, on n'achète Gai Pied que de temps en temps, environ une semaine sur trois. Cela dépend aussi de la couverture, et si elle n'est pas sexy ou titre sur le sida, les vente chutent. Gai Pied est dans le piège qu'il s'est construit. Le guêpier que j'avais inventé avec Michel Foucault se refermait sur lui-même.GLB


De son côté, l'équipe sortante tentera de lancer en 1984, dès l'année suivante, un mensuel sur l'identité masculine dans l'axe des réflexions d'Elisabeth Badinter qui écrira un ouvrage fondamental quelques années plus tard intitulé "XY". Avec mon ami Pierre de Ségovia, j'avais par ailleurs suivi aux Hautes Etudes des réflexions sur ce sujet et écrit un essai que nous avions soumis à Michel Foucault pour une préface, mais c'était quelques mois avant sa disparition. Il s'agissait pour nous, comme pour la phrase qui servait d'exergue à Gai Pied, d"échapper au guêpier des ghettos". Travailler par exemple, et non plus seulement au sein d'un média gay, à la question de notre genre davantage qu'à celle de notre spécificité érotique. Malgré ses apparences, ce projet était profondément féministe. Le titre de ce mensuel en kiosque s'intitulait Profils. Il parut avec des articles de Jean Baudrillard, Nicolas Bréhal, Dominique Fernandez, Yves Navarre, Juan Pineiro ou Claude Olievenstein. On y retrouve également les premières contributions de jeunes journalistes comme Christine Bravo ou Christophe Martet. Philippe Brooks avait de son côté retrouvé le dernier interview de Roland Barthes, que nous avons publié.GLB

L'échec de Profils fut patent, qui ne tînt que deux numéros et qui me convoqua devant les tribunaux avec 100.000 euros de dettes potentiellement imputables sur mes biens personnels. En fait, il n'y avait pas de lectorat : les gais s'attachaient de plus en plus à leur fraîche liberté identitaire, et les hétérosexuels n'avaient toujours pas digéré les irruptions sociales du féminisme et de l'homosexualité masculine.GLB

En outre, aucun soutien médiatique ne parla de cette tentative de presse. Les journaux gays ne dirent pas un mot au sujet de cette aventure de presse, sauf évidemment quand le titre fut décédé, pour étrangement regretter qu'une parole ainsi disparaisse. J'avais pour ma part annoncé en 1982 le lancement de Samouraï dans Gai Pied malgré de virulentes réticences de l'équipe de direction : un simple respect d'information, quand bien même cela ferait de la publicité pour un concurrent. La presse homosexuelle utilisa le même procédé d'étouffement quand je lançai ensuite Mec Magazine en 1988 ou la revue culturelle h en 1996, un trimestriel qui existera deux ans et qui est davantage cité dans les ouvrages de réflexion aujourd'hui qu'hier dans les magazines gais d'alors. Aujourd'hui la presse masculine en kiosque, en regard de Profils il y a presque vingt ans, se porte bien. Nous avions eu raison trop tôt, et cela se paye toujours très cher.GLB


Dans l'éditorial de Gai pied au cul, ce journal pirate rédigé par les démissionnaires de Gai Pied et notamment diffusé au sein de l'UEH de 1983, j'avais pronostiqué que le Gai Pied avait désormais son sida. Il survivra toutefois durant presque dix ans, mais sous perfusion financière du minitel, principalement le 3615 GPH, un rendez-vous lucratif complété par Gai Pied voyages, par Gai Pied boutique, ou par des ventes d'albums photographiques à l'échelle européenne. Gai Pied n'était plus qu'une grande surface de consommation, aux rayons fournis, aux antipodes des textes fondateurs du mouvement homosexuel. Pour autant, la concurrence était là, qui menaçait. L'allié d'hier, David Girard, s'était à son tour lancé dans la presse homosexuelle gratuite puis en kiosque, avec pas moins d'une demie douzaine de titres. La direction de Gai Pied se lança alors dans la diffusion dans tous les lieux gais d'un gratuit, Paris Capitale. Ce sera un gouffre financier, comme pour de nombreuses autres aventures de la SARL éditrice de Gai Pied, les Editions du Triangle Rose. Son lectorat, pour un titre toujours leader sur le marché entre 1985 et 1990, se fera contradictoirement de plus en plus restreint. Il est vrai qu'issus d'une première scission de Gai Pied en 1981, Jacky Fougeray, René de Ceccaty, Gilles Barbedette et leur équipe, en lançant Samouraï puis Illico, avaient déjà écorné le monopole de Gai Pied en kiosque.GLB


A partir de 1984, l'équipe restante de Gai Pied rappelle volontiers dans ses colonnes son glorieux passé, mais la censure s'était installée. On évite de citer le nom de quelques fondateurs ou démissionnaires. Pour les dix ans de Gai Pied paraît en 1989 un numéro spécial qui évoque sur des dizaines de pages l'histoire incroyable de ce journal. Le lisant, je réalisai que j'avais disparu, que je n'avais jamais existé. Une protestation de Daniel Defert, parue quelques numéros plus tard, s'étonnera dans le courrier des lecteurs que la direction de Gai Pied ose gommer ceux qui ne leur plaisent pas ou plus en pratiquant le gommage de l'histoire comme les staliniens retouchaient leur photos pour faire disparaître les opposants victimes de leurs purges.GLB

Mais le pire n'était pas encore arrivé. Ma disparition de la mémoire journalistique avait amplifié la rumeur de mon décès par le sida dont certains me savaient atteint. Ruiné et isolé, je ne fréquentais alors plus les lieux gais où se construisent les rumeurs, où se font et se défont les réputations et les jugements à l'emporte pièce. Poussant parfois la porte d'un bar, j'apprenais que l'on était bien content de me voir, m'ayant cru emporté depuis longtemps par l'épidémie. On n'avait pas attendu que je sois mort pour m'enterrer. Parfois, quand d'autres se présentaient à l'entrée de Gai Pied rue Sedaine, des étudiants, des journalistes ou certains chercheurs étrangers qui souhaitaient me rencontrer apprenaient également que je n'étais plus de ce monde.GLB

La protestation de Daniel Defert, fondateur de l'association Aides, ne changea rien à cette détestable attitude, aux antipodes de tout respect des êtres et de l'histoire. Trois ans plus tard, un best off des plus importants articles de Gai Pied fut édité. Si mes entretiens avec Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault figuraient en bonne place, il avait été décidé que je ne devais pas être au courant de cette parution. J'ai souvenir d'avoir perturbé le cocktail de lancement de cet ouvrage au Cirque d'hiver. On finit par m'offrir deux numéros du best Gai Pied avant que je ne sois expulsé par le service d'ordre, mon ami Emeric tentant de s'interposer à toute brutalité supplémentaire.GLB

Je me suis depuis beaucoup interrogé sur la haine, la négation de l'autre et le mépris de l'histoire. Cela a sans doute enrichi mes écritures, dans ces années-là, sur la question de la déportation. Des années plus tard, au début des années 90, quand je rejoignis à nouveau le mouvement homosexuel pour la Gay Pride ou pour le lancement du Centre Gay et Lesbien de Paris, Gai Pied Hebdo était toujours en kiosque, qui ironisa cruellement chaque semaine sur ces réalisations associatives et collectives, attisant les rivalités entre les associations. Parfois le journaliste de Gai Pied restait à la porte de nos discussions tant nous savions le sort réservé à nos initiatives de la part d'un journal qui était pourtant directement issu de la dynamique du mouvement homosexuel.GLB

L'avant dernier numéro de Gai Pied se vendit moins bien que le premier numéro, treize ans plus tôt. Il était temps de fermer boutique, ce qui fut fait en octobre 1992, au 541ème numéro. La pompe financière du minitel n'avait pas cessé d'éponger les dettes et n'en pouvait plus. Ce n'était plus un journal, c'était un média assisté par des ressources indirectes. Le rapport au lecteur était falsifié d'autant. Une dernière formule avait bien été lancée, Eric Lamien ayant eu mandat d'inventer un nouvel axe journalistique, beaucoup plus militant, avec un pliage qui rappelait les premiers numéros. Il s'y épuisa car les militants ne revinrent pas et les derniers lecteurs n'y comprirent plus rien. L'équipe se laissa licencier en obtenant de prendre la parole dans les derniers numéros, chacun racontant son histoire avec Gai Pied. Ce ton émotionnel empêcha sans doute une occupation des locaux ou des procès sanglants comme lors de notre scission. Après quelques dernières tentatives de presse hasardeuses comme Projet X ou Café et après la vente de son réseau minitel, l'empire Gai Pied finit par être liquidé. Reste le débat sur les archives de ce journal, historiquement précieuses même si elles ne fonctionnent plus depuis dix ans. Elles sont actuellement en négociation pour le projet du CADHP, le Centre d'Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris, qui devrait ouvrir d'ici deux ans dans notre capitale.GLB

De plus, quittant en 1983 la dynamique politique et associative pour une stricte exploitation du créneau gay, Gai Pied ne sut pas très bien quoi faire de sa gestion indirecte de certains rendez-vous de cette génération et à la dérive depuis la fin du CUARH. Un temps, Gai Pied les assuma, ce qui le relia absurdement à son histoire ancienne le bal du 14 juillet sur les quais de la Seine, le guide Gai Pied, le service Gai Pied emploi, le salon des associations gaies et lesbiennes ou un soutien logistique annuel à l'élaboration de la marche homosexuelle.GLB


Plusieurs questions perdurent concernant les "Années Gai Pied" comme on dit parfois. La première d'entre elles concerne le sida. Aurions-nous démissionné si nous avions réalisé l'ampleur de cette épidémie? En 1983, le virus venait tout juste d'être identifié par l'équipe du professeur Montagnié et les voies de la contamination venaient à peine d'être définies, et le test n'existait pas. L'AZT puis les trithérapies étaient encore très loin. Nos amis n'étaient pas encore décédés de façon violente et rapide comme ce sera le cas jusqu'à la fin des années 80. De plus, le débat qui nous avait opposé était un débat politique.GLB

Ce n'était pas un débat de santé publique ou communautaire, comme on a pu le lire par erreur. Nous avions publié dès les premiers numéros de Gai Pied de nombreux dossiers médicaux, mais ils étaient plutôt prophylactiques, autour des MST. D'autres articles étaient axés sur l'histoire de la répression médicale ou sur le coup de main habituel que les médecins et les sexologues fournissaient depuis des décennies aux familles et à l'ordre moral. Concernant ces années, on évoque souvent les écritures hasardeuses du président de l'AMG, l'Association des Médecins Gais, dans Gai Pied. On parle moins de l'interview que j'avais alors réalisé, celui d'un malade du sida, le premier dans la presse française, dès juillet 1982. Les médecins qui écrivaient dans le journal avaient tenté de me persuader de ne pas faire cette rencontre, qui eut lieu chez lui, rue de Clignancourt. Il décédera rapidement. Bien plus tard, après quelques propos irresponsables de Guy Hocquenghem dans Gai Pied, une chronique du quotidien du sida, animée par Franck Arnal et Pierre Kneip sera un véritable soutien pour les personnes atteintes. Nous, équipe sortante, n'avons mesuré que plus tard l'ampleur de la catastrophe. Mais nous n'étions plus à Gai Pied. Et nous avons unanimement regretté que ce journal emblématique de par son lien atypique avec ses lecteurs ne choisisse pas d'être un vecteur convainquant pour être au centre d'une vigoureuse incitation à la prévention contre le sida.GLB


Quelques mois après cette démission collective, les contacts entre ceux qui restaient à Gai Pied et l'association Aides, qui venait de se fonder en 1984, seront catastrophiques. Pour ma part, je m'étais investi comme volontaire à Aides dès 1985, chargé avec Frédéric Edelmann et Jean-Florian Mettetal de l'information dans les bars gays du Marais. En 1985 également, deux ans après notre démission de Gai Pied, nous vînmes à l'Université d'été de Marseille, avec Daniel Defert, où Gai Pied était absent, expliquer ce que nous commencions à savoir et à comprendre du sida, non sans rencontrer de véritables résistances auprès de certains militants.GLB

Plus tard, avec les associations gaies et lesbiennes de Paris, nous pûmes reprendre pied dans une Gay Pride dévoyée par d'uniques slogans publicitaires. Gai Pied n'appelait même plus à participer à la marche. Je fus élu démocratiquement en 1988, avec Catherine Marjollet et Dominique Touillet, au bureau d'une Gay Pride parisienne qui deviendra ensuite nationale et régionale, et qui connait aujourd'hui le succès que l'on sait. L'année suivante, en 1989, pour la première fois, Aides défilera dans la marche ainsi qu'Act-Up, qui venait de se fonder. Le dialogue entre le mouvement homosexuel et celui de lutte contre le sida put ainsi reprendre. Il durera sept ans, avant de se briser à nouveau sur l'opération coup de boule d'Act Up Paris au sidaction de 1996, qui ruina pour longtemps les associations de lutte contre le sida.GLB


Que conclure après ce bref exposé sur l'histoire de Gai Pied, le premier que je fais ainsi devant vous, dix ans après sa disparition et presque vingt après ma démission? Dire qu'il est toujours difficile d'en parler. Peut-être aussi parce que Gai Pied est devenu un mythe. Parce que son lecteur a eu un rapport émotionnel, souvent identitaire avec ce journal. Pour moi, l'aventure de Gai Pied, en tout cas celle que j'ai vécu, entre 1979 et 1983 est une des fiertés de ma vie, dans le sens où ce journal a également donné du courage, des références historiques et culturelles ainsi que les moyens de se rencontrer à ses lecteurs, c'est-à-dire à toute une génération qui osa demander Gai Pied un jour à un kiosquier. Cette aventure était collective et faite d'indéniable courage, d'un côté comme de l'autre.GLB

La scission de 1983 me marque toujours pour ses doses de trahison, de volonté d'oubli, de rejet et d'irrespect fondamental. Le Gai Pied tomba dans le guêpier du consumérisme, de la désinformation et du parisiannisme. L'unique hebdomadaire homosexuel au monde des années 80 et 90, est donc mort pour avoir abandonné son projet social.GLB


Gai Pied appartient à l'histoire d'une génération. Depuis, elle a sans doute vieilli. Mais je préfère me souvenir de cette génération de militants, d'étudiants ou de jeunes enseignants qui se sont investis dans Gai Pied. Car ce journal a de plus été dans le même temps une formidable école de journalisme. Ces journalistes, qui sont restés solidaires, sont aujourd'hui dans tous les médias radio, presse ou télévision importants de ce pays. Mais mon émotion est toujours là car autant les premières années de Gai Pied ont comblé toute une génération avec ce courage de se lancer dans l'écriture et d'autres d'oser l'acheter en kiosque, autant nous restons tristes de cette fin de Gai Pied.GLB


Ce journal ne méritait pas cette fin. J'ai aimé vous le dire.


Merci.



Jean Le Bitoux
Fondateur de Gai Pied



23/08/2008

23/08/08 - 23:56

Interméde musical............................

[www]

23/08/08 - 17:28


Banderole pro-tibétaine à Paris: quatre interpellations dont 3 journalistes
AFP
AFP - Samedi 23 août, 13h34

PARIS (AFP) - Des manifestants pro-tibétains ont déployé samedi une banderole près de la façade de l'ambassade de Chine à Paris, et l'un d'eux, ainsi que trois journalistes qui assistaient à la scène, dont un photographe de l'AFP, ont été interpellés, a-t-on appris de source policière.
(Publicité)

Après être montés dans la matinée sur le toit d'un immeuble adjacent à celui de la représentation diplomatique, deux ou trois manifestants, appartenant au collectif "Re-action citoyenne", ont fait descendre le long de la façade leur banderole sur laquelle était inscrit: "China Lives - Tibetans die" (La Chine vit, les tibétains meurent), a constaté le reporter de l'AFP.

Les policiers, en faction dans la rue, sont rapidement montés sur le toit de l'immeuble voisin de celui de l'ambassade de Chine et ont décroché la banderole.

L'un des manifestants pro-tibétains qui a déployé la banderole a été interpellé, ainsi que trois journalistes qui assistaient à la scène, a indiqué plus tard dans la matinée la préfecture de police de Paris.

Un porte-parole de la préfecture de police n'a pas précisé sous quel motif les journalistes, qui ont été transférés au commissariat du 8ème arrondissement, avaient été interpellés. La préfecture a ensuite précisé que les trois journalistes devraient être entendus en qualité de témoins et rapidement relâchés.

Le 6 août, une vingtaine de membres de la même association avaient envahi une boutique du groupe de messagerie UPS à Paris, l'un des principaux sponsors des JO, pour dénoncer les "sponsors des jeux Olympiques de la honte" et réclamer la "liberté pour le Tibet".

23/08/08 - 17:01

Mort de Tony Duvert ( II )...................................................................






Tony Duvert
LE MONDE | 23.08.08 | 14h25 • Mis à jour le 23.08.08 | 14h25

'écrivain Tony Duvert, 63 ans, a été découvert mort, le mercredi 20 août, chez lui, dans le petit village de Thoré-la-Rochelle (Loir-et-Cher). Sa mort remonte à environ un mois. Une enquête a été ouverte, mais il s'agit probablement d'une mort naturelle. Tony Duvert n'avait pas publié de livres depuis 1989. On l'avait presque oublié, et pourtant, il a marqué son époque - les années 1970 - par l'extrême liberté qu'il manifestait dans son écriture comme dans sa vie, par un ton unique, fait de crudité et de grâce, par le rythme de sa phrase, sans ponctuation souvent, emportée par le seul mouvement du désir, capable, comme on l'imaginait alors, de changer le monde.

Né en 1945, Tony Duvert était un hors-la-loi, se sentait un interdit de séjour - titre de l'un de ses premiers livres, paru en 1969 chez Minuit, qui restera toujours son éditeur. Mais la musique à la fois rude et raffinée de sa prose donnait à toutes les déambulations, à toutes les randonnées nocturnes d'un homme qui aimait les hommes une allure d'odyssée funèbre, de promenade presque mythique à force d'étrangeté et de solitude du côté des quartiers les plus sombres des villes.

Dans Le Voyageur (1970), Tony Duvert laisse, avec un sentiment de chute libre et d'absence à lui-même, les vieilles images l'encercler. Dans la campagne noyée par l'hiver et la pluie, les ombres de Karim, tué par sa mère, de Daniel, l'adolescent auquel le narrateur apprend à écrire, d'André, de Pierre et de Patrick, démunis, perdus, recherchent dans le brouillard une douceur et une justice que le monde leur refuse.

C'est peut-être pour les accueillir que Tony Duvert compose ce Paysage de fantaisie, couronné par le prix Médicis en 1973. Dans un orphelinat-maison de passe, les pensionnaires peuvent s'abandonner à toutes les lubies d'un instant, sans jamais de tabou, de regard, de reproche. Il y a dans ce livre une sorte de jubilation amorale, d'allégresse féroce. Et dans le bousculement de la grammaire, des gestes et des scènes, dans l'emportement de la phrase unique, un défi lancé à toutes les conventions littéraires et éthiques. Dans sa joie presque enfantine, c'est comme si Duvert oubliait qu'il était adulte, peut-être même qu'il était écrivain.

Mais c'est dans Journal d'un innocent (1976) que s'exprime, avec le plus d'évidence, cette innocence païenne. Dans un univers sans faute ni souffrance, quelque part dans le Sud, les accouplements se succèdent avec un naturel total, absolu. Il n'y a que la peau et le soleil, la simple adoration du désir : et on dirait que Tony Duvert s'affranchit de la nécessité même de l'érotisme, des obligations de la pornographie - cette pornographie dont on l'a si facilement taxé pour le recouvrir d'un nuage de soufre et faire oublier qu'il a été un grand écrivain du bonheur de la chair. Deux essais, Le Bon Sexe illustré (1974) et L'Enfant au masculin (1980) tenteront de donner une forme plus réfléchie à sa vision du monde et de l'amour.

Il y avait chez Tony Duvert une ferveur vraie : celle pour la nature, au coeur surtout de Quand mourut Jonathan (1978) qui retrace l'amour d'un homme et d'un enfant. Cette relation prend l'aspect et le rythme d'une association biologique, comme si, à force d'entente et d'harmonie, ils devenaient tous les deux des plantes éliminant mutuellement les poisons nuisibles à l'autre jusqu'à ce qu'ils soient détruits et séparés par la société. Cette société que Tony Duvert semble rejoindre pour mieux la dénigrer, dans L'Ile Atlantique (1979), son roman le plus classique, presque naturaliste. C'est une sorte de comédie à la Marcel Aymé que Gérard Mordillat adaptera, en 2005, pour la télévision. Ensuite, Tony Duvert n'écrira plus de roman. Un anneau d'argent à l'oreille (1982) n'est qu'un lointain reflet, l'écho d'un adieu à cette forme littéraire.

En 1989, il publiera encore un Abécédaire malveillant, série d'aphorismes qui expriment toutes ses détestations - les prêtres, les philosophes, les parents. Mais on sentait qu'il avait perdu la joie de la provocation. Comme s'il avait compris que les temps lui seraient de plus en plus hostiles, qu'il ne pourrait plus ouvrir de paysage de fantaisie, avec sa seule phrase, sa musique presque barbare. Il s'est isolé dans ce petit village de Loir-et-Cher, très seul, démuni, ne recherchant même pas le secours des mots et n'entendant au loin, parfois, que les rires de ses anges païens.

2 juillet 1945
Naissance à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne)

1967
Publie "Récidive"

1969
Publie "Interdit de séjour"

1973
Prix Médicis pour

"Paysage de fantaisie"

1979

"L'Ile atlantique"

1989

Publie "Abécédaire malveillant"

Eté 2008
Mort


Jean-Noël Pancrazi
Article paru dans l'édition du 24.08.08



23/08/08 - 16:48

Mort de Tony Duvert..................................................

Culture
Tony Duvert, le corps délivré
Décès. Auteur de livres sans tabou dans les années 70, l’écrivain a été retrouvé mort mercredi.
éric Loret
QUOTIDIEN : samedi 23 août 2008

On rencontre un jeune homo lettré de 20 ans qui n’a jamais entendu parler de Tony Duvert, ni de Mapplethorpe, d’ailleurs, ni de Guibert. Il maîtrise en revanche assez bien son Dustan et son Pellerin. Question de mode. Un vieil ami hétéro ne se rappelle plus s’il a encore son exemplaire du Bon sexe illustré (1974), car il craint de l’avoir jeté pour éviter que ses copines ne tombent sur les photos d’enfants en érection qui ornent ledit ouvrage. Tony Duvert a donc bien fait de mourir, pour renaître, on l’espère, à la littérature. Ses textes (éditions de Minuit et Fata Morgana), viennent d’un temps où l’on ne croyait pas qu’un roman revenait exactement au même qu’un viol, une époque où les adultes se rappelaient avoir eu, vers 7 ou 8 ans, des désirs sexuels.

«Plaisir». En 1973, le Figaro pouvait donc écrire tranquillement, à propos de Paysage de fantaisie, que «de la perversion la plus vertigineuse, mystérieusement naît […] l’innocence». Bertrand Poirot-Delpech, dans le Monde, voyait dans l’autobiographique Journal d’un innocent (1976), une «ligne de partage [non pas] entre homosexuels et hétérosexuels, mais bien entre l’humanité et les cafards, ceux qui aiment le plaisir et les autres.»

Aujourd’hui, l’écrivain, l’éditeur et les journalistes littéraires sympathisants iraient tous en prison si de tels livres étaient publiés et chroniqués. Et pourtant, c’est plus de littérature qu’il est question chez Duvert, que de socratiser les petits enfants, en ce que la littérature est un outil politique. Ses premiers textes paraissent en 1967. Ecrits au couteau, brûlants, ils côtoient l’imaginaire d’un Augiéras ou d’un Guyotat. Roland Barthes, jury du prix Médicis en 1973, soutient et fait gagner ce jeune auteur de 28 ans contre Bernard Noël, pourtant son ami. On lui trouve des affinités avec le Nouveau Roman à ses débuts, il abandonne vers la fin l’expérimentation pour parler «la langue Guy des Cars»(entretien avec Guy Hocquenghem et Marc Voline dans Libération du 10-11 avril 1979). Voulant changer la vie, il estime qu’il faut être entendu par tous. La carrière littéraire de Duvert dure à peine plus de dix ans, avec une coda un peu décevante, l’Abécédaire malveillant (1989).

Première page de District, bref récit de 1967, revu en 1977: «Des camions. Des voitures. On dresse des maisons. On évacue des blessés. Le silence tombe, et la nuit. Certains ouvriers avaient la diarrhée, on les voyait s’accroupir dans un coin. Des enfants jouaient. Les jours passaient. Il y avait des tas de sable qui ressemblaient à des fourmilières géantes. Pour le ciment, pour les enfants. La crèche était construite, pas tout à fait. Elle n’avait pas de plancher, les enfants tomberaient, pas de cave, pas de sol, pas de terre : les enfants iraient en enfer.» Toute l’œuvre de Duvert est ainsi l’exploration déflagrante, tantôt célinienne, tantôt presque bourdieusienne, de l’enfer que Foucault, à la même époque, appelle le «biopouvoir», à savoir l’inscription du gouvernement dans le corps même de l’individu. Plus besoin d’interdire, la castration est désormais volontaire: ainsi les garçons sont-ils habitués «à avoir une chair dont les zones de jouissances se limitent à quelques grammes de viande tubulaire qu’ils peuvent envoyer en mission orgasmique, loin d’eux, sans même avoir à dénuder leur corps abstrait de sujet mâle»(in Journal d’un innocent).

Son cher sujet reste l’impossible relation entre adulte et enfant de sexes masculins (la transparence, comme chez Rousseau, est perdue) mais il déclarait dans le même entretien à Libé : «Je me désolidarise entièrement de la pédophilie telle que je la vois. Je reste entièrement solidaire des combats contre.» Si les mères représentent dans ses romans la rivale à détruire, sa haine se voue plutôt à la famille comme instrument du biopouvoir, et c’est une sorte de féminisme qui le pousse à vouloir tirer femmes et enfants du lit de Procuste de l’aliénation.

«Infirmes». S’il y a une guerre à mener, pensait-il, c’est«contre les droits culturels exclusifs de la famille, de plus en plus refilés à cette espèce de sous-produit humain en quoi les femmes sont changées. Et je dis que dans la mesure où la vie en société m’intéresse, je souhaiterais que les gens qui vont devenir adultes soient en contact avec des êtres moins infirmes que ceux qu’on a transformés en femmes. […]Le combat à mener, c’est pour que l’Etat et la sexualité n’aient plus le moindre rapport.» Comme on le sait, on passe aisément de Rousseau à Sade.

Le corps de Tony Duvert a été retrouvé mercredi dernier à son domicile de Thoré-la-Rochette (Loir-et-Cher), village où il avait rejoint sa mère en 1989. L’écrivain solitaire était décédé de mort naturelle depuis «au moins un mois», selon le parquet. Il avait 63 ans.


http://www.liberation.fr/culture/347102.FR.php
© Libération

22/08/2008

22/08/08 - 22:13

Mmmmm V'la les souvenirs qui se raménent -Le blues en profite pour s'installer........................................

-Petit vague à l'àme depuis tout à l'heure:ai retrouvé en faisant ma recherche pour quelques pubs de " Gai-Pied " à mettre dans ce journal une petite annonce à laquelle j'avais répondu lorsque j'avais 17 ans -Ma premiére tentative de vraie correspondance ( ai rencontré plusieurs fois le mec " en vrai " aussi ............................................... ) en anglais:un Américain de 43 ans,vivant à Paris,marié,, avec des enfants ,qui cherchait des Français de 17-19 ans pour sortir ensemble le dimanche AM ...................................................................
-Ne regrette pas de l'avoir rencontré ,et d'avoir ( durant la semaine................................... ) correspondu avec lui -Une véritable mise en pratique de mes cours d'anglais ,et puis, q'ù est-ce q'ù il était beau.........................................................................................................................^^

22/08/08 - 10:43

" Caroline ",B.D débile de mon enfance......................................................................

-Aimerais l'offrir à mon ex américain de 23 ans,la prochaine fois q'ù on passe la nuit ensemble. . . .

21/08/2008

21/08/08 - 16:20

Presse : Playgirl cesse sa parution

Presse : Playgirl cesse sa parution

Playgirl, le magazine de nu pour femmes qui a tenu lieu d'ersatz à toute une génération de gays américains avant que n'apparaisse la presse érotique homo, cesse sa parution.
Le magazine, créé en 1973, annonce l’arrêt de son édition "papier" pour la fin de l’année. Le titre continuera d’exister dans une version Internet.


( Source: E-llico.com )

21/08/08 - 11:48

Autre commentaire d'internaute sur Libération.fr......................................................

Comparons un peu
Faisons une comparaison : aux Pays-Bas, eux aussi engagés en Afghanistant, nul n'ignore que des soldats néerlandais ont été envoyés là-bas. La question de l'opportunité d'y être est posée quasiment chaque semaine, elle a fait l'objet d'un nombre incalculable de débats pléniers publics au Parlement, où des ministres, convoqués par les députés (oui, convoqués, c'est comme ça aux Pays-Bas) ont eu à défendre leur politique. Surtout, la décision d'envoyer des soldats n'a pu se faire que parce qu'une majorité parlementaire (de peu) l'a acceptée lors d'un vote. La presse en parle sans arrêt et c'est pratiquement la question numéro 1 de politique étrangère lors des élections. Il est d'ailleurs fort probable qu'elle joue un rôle dévastateur pour le gouvernement actuel aux prochaines législatives. En revanche, en France, on n'en parle pratiquement jamais, la décision a été prise sans aucun débat, et quand le parlement en parle, c'est en commission restreinte et à huis clos... Mercredi 20 Août 2008 - 21:58

21/08/08 - 11:42

Commentaire d'un internaute sur Liberation.fr.........................................

Les mains dans les poches!
N.Sarkozy en tant que chef des armées devrait savoir que, chez les militaires, s'adresser à quelqu'un les mains dans les poche est un manque de respect flagrant pour son interlocuteur. Jeudi 21 Août 2008 - 05:35

21/08/08 - 11:38

Début de polémique sur la stratégie de la France en Afghanistan

Monde
Début de polémique sur la stratégie de la France en Afghanistan
Nicolas Sarkozy et des soldats français ce matin en Afghanistan. (Reuters)
Plusieurs responsables à gauche et quelques personnalités de la majorité remettent en cause la stratégie de la France en Afghanistan. Le gouvernement réplique et demande de respecter «le temps du deuil».
AFP
LIBERATION.FR : mercredi 20 août 2008
Après le choc de la perte de dix soldats tués par les talibans, des responsables de gauche et quelques voix à droite réclament un changement de la «stratégie» de la France en Afghanistan, repoussé par l’exécutif et la majorité au nom de la lutte contre le «terrorisme».
«Si c'était à refaire»

A distance, Nicolas Sarkozy a aussitôt répondu à la polémique naissante. En visite-éclair dans la matinée à Kaboul auprès des troupes françaises, le chef de l’Etat a réaffirmé que dans ce pays «se joue une partie de la liberté du monde» et «se mène le combat contre le terrorisme». «Si c’était à refaire, je le referais» a t-il déclaré, défendant sa décision de renforcer le contingent français, annoncée en avril lors du sommet de l’Otan à Bucarest.

«les troupes françaises n'ont rien à faire en Afghanistan»

Mais ces propos n’ont pas convaincu l’opposition, qui a décidé de hausser le ton au lendemain d’une journée surtout vouée à l’émotion. «Il faut redéfinir la mission et lui fixer des objectifs précis», estime le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande.

Le député PS Pierre Moscovici évoque «une impasse militaire totale et durable». Et plaide pour une «réorientation de la stratégie» qui, de «purement militaire», devrait devenir «politique». Sans «infléchissement», «on va dans le mur», prévient l’ex-ministre socialiste de la Défense Paul Quilès, appelant à porter l’effort «essentiellement sur le civil».

Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, «exige le retrait immédiat des troupes françaises», condamnant la sale guerre en Afghanistan menée selon lui par le «duo Sarkozy-Bush». «il est grand temps d'arrêter cette folie meurtrière. Ce n'est certainement pas l'occupation militaire de l'Afghanistan par des troupes étrangères qui permettra de lutter contre la misère de tout un peuple, d'enrayer le développement de l'intégrisme ou de défendre réellement le droit des femmes».

La porte-parole de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller considère que «les troupes françaises n'ont rien à faire en Afghanistan» et que l'intervention de l'Otan «ouvre le chemin d'un retour des talibans au pouvoir.»

Des voix dissidentes à droite

A droite aussi, quelques voix demandent un changement de stratégie. Pour le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République), sauf «changement radical» de la stratégie américaine, Paris doit «retirer ses troupes». Philippe de Villiers, président du MPF, s’est interrogé «sur la pertinence des choix effectués» par la France au sommet de Bucarest.

Et, dans les rangs même de l’UMP, le député Pierre Lellouche prône «une remise à plat de la stratégie de l’Otan», qui «est en train d’échouer».

Face aux critiques et à la demande de «débat» de la gauche, le gouvernement a voulu calmer le jeu. François Fillon invite le numéro un du Parti socialiste, François Hollande, à "respecter le temps du deuil",

Les ministres Hervé Morin (Défense) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères) «se tiendront évidemment» à «la disposition des commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat», selon Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.

Hervé Morin sera entendu par la commission Défense de l’Assemblée «lundi après-midi ou mardi matin», a indiqué son président, Guy Teissier (UMP). Selon lui, une «mission» confiée à Pierre Lellouche et François Lamy (PS) sera créée «dès les premiers jours de septembre». Elle devra «évaluer» la situation sur le théâtre afghan.

" Chaque chose en son temps "

L’armée se charge également de répondre à ces critiques naissantes. Le chef d’état-major de l’armée de terre a ainsi réagi à un article du Monde mettant en cause le commandement après la mort de dix soldats français dans une embuscade en Afghanistan, en estimant «il y a un temps pour la compassion, et un temps pour le retour d’expérience».

«Chaque chose en son temps, le Monde diffuse des informations qu’il estime devoir diffuser, ça le regarde… Il y a un temps pour la compassion, la solidarité, notamment avec les familles, nous tirerons les enseignements de cet évènement», a déclaré le général Elrick Irastorza.

Selon Le Monde daté de jeudi, des soldats blessés lors de l’embuscade ont mis en cause «la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination».


http://www.liberation.fr/actualite/monde/346479.FR.php
© Libération

21/08/08 - 11:35

Libération.fr........................................................

Monde
Afghanistan: des soldats français tués par des tirs alliés ?
Hélicoptères américains en Afghanistan. (image d'archives — Reuters)
L'Otan annonce une enquête sur les informations selon lesquelles les soldats français tués en Afghanistan auraient été touchés par des «tirs amis», en l'occurence de l'aviation alliée.
AFP
LIBERATION.FR : mercredi 20 août 2008
L’Otan va «examiner» des informations de presse selon lesquelles certains des dix soldats français tués lundi en Afghanistan auraient été touchés par des frappes aériennes de l’Alliance, a indiqué ce mercredi un de ses hauts responsables.
«Nous sommes au courant des informations dans les médias et nous devons les examiner», a déclaré ce responsable, assurant n’avoir pour l’instant «rien de substantiel pour confirmer ou démentir cette information».

Il a toutefois précisé que, dans un premier temps, les investigations pour établir le déroulement des faits seraient probablement faites par les autorités françaises.

Le quotidien français Le Monde a affirmé, en citant des témoignages de soldats blessés lors de l’attaque, que certains des soldats français tombés dans l’embuscade des talibans avaient été «touchés» par les frappes aériennes de l’Otan censées leur permettre de sortir de ce guet-apens, dits «tirs amis».

Selon le journal daté de jeudi, des soldats blessés lors de l’embuscade, interrogés à Kaboul, ont mis en cause «la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination», qui expliquerait le nombre de victimes. Selon eux, l’unité de reconnaissance tombée dans l’embuscade est restée sous le feu ennemi «pendant près de quatre heures sans renfort».

«Nous n’avions plus de munitions pour nous défendre avec d’autres armes que nos Famas», a raconté un blessé. D’autre part, selon Le Monde, les frappes aériennes de l’Otan déclenchées pour secourir les unités attaquées ont «raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant des soldats afghans positionnés en aval».

«Chaque fois qu’il y a un incident de ce type, nous analysons ce qui s’est passé, un moment viendra où il faudra tirer les leçons professionnellement de cette opération» a précisé Erick Irastorza, le chef des armées.

«Chaque chose en son temps, le Monde diffuse des informations qu’il estime devoir diffuser, ça le regarde… Il y a un temps pour la compassion, la solidarité, notamment avec les familles, nous tirerons les enseignements de cet évènement», a-t-il déclaré, à l’aéroport d’Orly où il était venu accueillir avec le secrétaire d’Etat à la Défense Jean-Marie Bockel, 11 des 21 soldats français blessés lors de combats lundi contre les talibans.


http://www.liberation.fr/actualite/monde/346505.FR.php
© Libération

20/08/2008

20/08/08 - 22:19

Ma note personnelle n'était pas superflue..................................................... ! ! ! ! On commence déja à nous manipuler éhonteusement ! ! ! !







Axel Poniatowski (UMP) : "On est en guerre contre le terrorisme"

Axel Poniatowski, est président (UMP) de la Commission des affaires étrangères.

L'affrontement dans lequel ont péri dix soldats français témoigne-t-il d'un changement de nature de l'engagement des forces françaises en Afghanistan ?

J'étais en Afghanistan il y a six semaines, au moment du déploiement des nouvelles troupes. Il est clair que, par rapport à l'année dernière, la situation s'est dégradée. Les militaires français et étrangers, sur place, s'attendaient à une situation plus difficile : ils avaient découvert de nouvelles caches d'armes dans Kaboul et dans ses environs, ils avaient à faire face à des combattants nouveaux. Parmi les victimes relevées chez les talibans et Al-Qaida, deux sur dix seulement étaient des Afghans. Cela veut dire un début d'internationalisation du terrorisme sur place.

La France, en acceptant d'aller remplacer les deux bataillons américains dans la région de la Kapisa, savait que ses soldats s'exposaient beaucoup plus : c'est une des régions les plus dangereuses. Les militaires français le savaient.

Pourquoi cet aspect n'a-t-il pas été abordé lors du débat à l'Assemblée nationale ?

Il était probablement mal perçu par nous-mêmes. Jusqu'alors, la mission des Français, qui demeure, était fondamentalement de mener des actions de sécurisation et de contribuer à la formation de l'armée afghane, notamment des officiers.

Souhaitez-vous, dès lors, qu'il y ait une nouvelle définition de la mission des soldats français ?
Je souhaite trois choses. Premièrement, que l'on tire les leçons de ce qui s'est passé et que le ministère de la défense prenne des dispositions de sécurisation supplémentaires de nos militaires. Je ne suis pas sûr que l'on ait encore mesuré toute la dangerosité de la situation. Deuxièmement, il faut, avec nos alliés, que nous contribuions à la montée en puissance de l'armée afghane sur le terrain. Troisièmement, il faut intensifier la lutte contre la drogue, en élargissant la mission de l'OTAN à l'éradication des laboratoires de transformation de la drogue.

Cela veut-il dire que, au moment de l'envoi de nouvelles troupes dans des zones plus exposées, n'ont pas été mis en oeuvre les moyens appropriés aux risques encourus ?

L'armée française n'a pas été confrontée à ce type de situation depuis la guerre d'Algérie. On est en guerre en Afghanistan. On est en guerre contre le terrorisme.

Les soldats français et l'opinion publique, à travers sa représentation parlementaire, y étaient-ils préparés ?

On ne peut pas être préparé à avoir dix soldats tués. En revanche, les militaires français avaient mesuré la dangerosité de la situation à laquelle ils avaient à faire face. Leur reporting vis-à-vis du ministère de la défense était tout à fait transparent. Même l'ambassadeur nous l'avait dit, et lui-même faisait les rapports qu'il fallait. L'augmentation de l'insécurité avait été justement évaluée. Maintenant, il faut que tous les moyens, et donc des moyens supplémentaires, soient mis en oeuvre pour une meilleure sécurisation de nos militaires. Il est inconcevable de passer par pertes et profits la mort de dix soldats.

Cela doit-il entraîner un renforcement des troupes françaises engagées en Afghanistan ?
Je ne pense pas. Il s'agit plus d'un renforcement en matière de moyens matériels et de renseignement.

Comment le Parlement peut-il être amené à se saisir de l'évolution de la situation ?

Dès la rentrée parlementaire, la commission des affaires étrangères, avec la commission de la défense, va s'en saisir. Nous procéderons à la fois aux auditions et aux missions nécessaires. Maintenant, je ne suis pas de ceux qui disent qu'il faut rapatrier nos troupes. On est en guerre, il faut faire face à nos engagements.
Propos recueillis par Patrick Roger

[-] fermer "Jean-Marc Ayrault (PS) : "Le gouvernement doit venir s'expliquer""
Jean-Marc Ayrault (PS) : "Le gouvernement doit venir s'expliquer"

Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale.

Les pertes subies en Afghanistan marquent-elles, selon vous, un degré supplémentaire d'implication des troupes françaises dans ce pays ?

Nous avions demandé, au moment du débat à l'Assemblée nationale, en avril, que soit procédé à une évaluation de la situation avant tout envoi de nouvelles troupes. Les événements tragiques qui viennent de se produire exigent que cette évaluation soit faite avant d'aller plus loin. C'est ce que pensent d'ailleurs beaucoup de parlementaires, y compris de la majorité, qui eux-mêmes avaient émis quelques réserves sur cet engagement des forces françaises décidé unilatéralement par le président de la République. Ce qui nous avait conduits, compte tenu également de ses déclarations sur l'OTAN, à déposer une motion de censure.

Est-ce qu'à vos yeux on se rapproche d'une situation de guerre en Afghanistan ?

On peut l'estimer. Il faut bien mesurer toutes les conséquences de l'engagement de la France. Nous demandons la réunion d'urgence des deux commissions compétentes. D'abord, pour être informés précisément des circonstances dans lesquelles ce drame s'est produit et, ensuite, pour procéder à ce travail d'évaluation. En fonction des éléments dont nous disposerons, nous pourrons éventuellement demander une réunion du Parlement. Il n'y a pas de temps à perdre.

Estimez-vous qu'au moment du débat au Parlement, en avril, vous n'avez pas été correctement informés ?

C'est une décision qui a été prise par le président de la République. Il l'a fait, je l'imagine, en connaissance de cause. C'est dans ses compétences, certes, mais il en assume toutes les responsabilités. Maintenant il doit rendre compte. Le gouvernement doit venir s'expliquer devant les commissions de l'Assemblée nationale. Il faudra qu'il le fasse ensuite devant le Parlement. Nous sommes aussi dans notre rôle en demandant que le Parlement puisse exercer son contrôle. Il est regrettable que cela n'ait pas été fait plus tôt.

L'augmentation des risques auxquels sont exposés les soldats français pourrait-elle justifier l'envoi de moyens supplémentaires ou, au contraire, le rapatriement des troupes ?
Nous restons sur la ligne que nous avions exprimée lors du débat à l'Assemblée nationale. Sans évaluation préalable, tout engagement supplémentaire est dangereux. Il pourrait s'apparenter à une fuite en avant dont on ne mesurerait pas les conséquences.

Propos recueillis par Patrick Roger




( Source: Lemonde.fr )

20/08/08 - 17:51

Dépéche du Monde............................


lemonde.fr
Soldats tués en Afghanistan: Devedjian met en garde contre les polémiques
AFP 19.08.08 | 20h58

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Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian a mis en garde mardi contre les "polémiques partisanes" sur la politique française en Afghanistan, critiquée par la gauche, après la mort lundi de dix soldats français lors de combats avec les talibans à l'est de Kaboul.

"Il serait hors de propos d'utiliser cet événement pour attiser des polémiques partisanes", a estimé M. Devedjian dans un communiqué.

"Plus grave encore, nous tomberions ainsi dans le piège que nous tendent les talibans, dont les actions spectaculaires ces derniers temps visent à ébranler notre fermeté. A ces hommes qui sont morts ou ont été blessés pour défendre notre liberté, nous devons de continuer le combat", a-t-il ajouté.

"Ces victimes du terrorisme méritent le respect de la Nation entière, car ces hommes, fussent-ils à des milliers de kilomètres de la France, défendent notre sécurité et nos valeurs", a poursuivi Patrick Devedjian.

"C'est pourquoi nous renouvelons notre soutien à la politique du chef de l'Etat. L'Afghanistan (...) est au coeur de la stratégie sanglante et obscurantiste des terroristes. Cela rend notre engagement aux côtés des oubliés juste autant que nécessaire", a conclu M. Devedjian.

Ces pertes constituent les premières subies par l'armée française depuis la décision en avril du président Nicolas Sarkozy, très critiquée à gauche, d'envoyer des renforts militaires en Afghanistan.

Dans un autre communiqué, Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, a fait part de sa "consternation" face aux réactions socialistes.

"En cette période de peine, il nous semble que seule devrait prévaloir l'unité nationale face au terrorisme qui nous menace tous, et que nous combattons en Afghanistan aux côtés de l'armée nationale afghane", a-t-il estimé.

François Hollande, premier secrétaire du PS, a réclamé mardi "la convocation" urgente des commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale et du Sénat, à la suite des combats en Afghanistan qui ont coûté la vie à dix soldats français.

-Ou comment ,face à l'émotion justifiée,on s'autorise à créer un tabou de plus................................................ ( note personnelle )

20/08/08 - 17:17

Heureusement q'ù il y a encore DEUX librairies gaies à Paris-dont une d'inspiration féministe...............









Paris : disparition de la librairie LGBT Blue Book

L'une des trois librairies LGBT de la capitale ferme définitivement. Blue Book ne rouvrira pas cette rentrée. Le commerce culturel est mis à mal par la concurrence d'Internet et l'évolution de la clientèle homosexuelle.

Paris comptait jusqu'il y a peu trois librairies s’affichant gay et/ou lesbienne. L’une des plus dynamiques, la librairie Blue Book, à l'angle des rues Quincampoix et Rambuteau ne rouvrira pas ses portes lors de cette rentrée.

Son responsable principal depuis son lancement, Mehdi, explique que la librairie est en conflit juridique avec le propriétaire des lieux à qui elle loue les murs depuis presque cinq ans et que cet imbroglio a compromis la poursuite de l'activité de ce lieu prisé de nombreux lecteurs LGBT de la capitale. Un déménagement de la librairie a été un temps envisagé, mais n'a pas abouti et Blue Book a du mettre la clé sous la porte définitivement.

Au delà de cette sombre affaire, le commerce du livre doit affronter comme beaucoup d'autres secteurs la concurrence d'Internet. Les "petites" librairies indépendantes ont désormais en face d'elles des sites de librairie en ligne qui commercialisent des titres gays et lesbiens quand ils ne proposent pas carrément des "rayons gay" comme le fait Amazon en France.
Cette situation pèse sur leurs comptes et compromet leur viabilité. Sans compter que les nouvelles générations de gays et de lesbiennes sont de moindres consommateurs de papier que leurs aînés.

La disparition de Blue Book qui était plus qu'un commerce pénalise l'espace culturel LGBT de Paris qui n'est pas si vaste.
Restent en place les Mots à la bouche, pionnier du genre qui bénéficie d'une adresse en or et doit aussi son succès à une politique éditoriale plus grand public et la librairie féministe et lesbienne Violette & Co.

Ces deux enseignes vont devoir à elles seules porter les couleurs du livre gay et lesbien à Paris.

> En province aussi...

La disparition de Blue Book à Paris n'est hélas pas isolée. En province aussi, les quelques librairies installées dans des métropoles régionales se portent mal.
A Marseille, Les Mots pour le dire a fermé il y a quelques semaines et la librairie lyonnaise LGBT Etat d'esprit serait mal en point.

Mis en ligne le 20/08/08


( Source:E-llico.com )


















































20/08/08 - 11:38

Le plus bel homme du monde.........................................................................................................

19/08/2008

19/08/08 - 22:33

" Jungle ",E.L.O,1977

19/08/08 - 22:13

" It's Over ",E.L.O,1977

19/08/08 - 21:18

" Big Wheels ",E.L.O,1977

19/08/08 - 17:37

Cerrone," Call Me Tonight " ,1979

19/08/08 - 17:09

Antenne 2-Début de soirée Nouvel An 1985

19/08/08 - 16:36

Régie Française de Publicité FR3

19/08/08 - 16:25

Pour les gens de cet aprém sur le Salon................................................................

19/08/08 - 16:12

Il y a quelque espoir en vue......................................

Fichier Edvige : 82.000 citoyens et 673 organisations signataires de la pétition

Plus de 82.000 personnes ont signé à ce jour la pétition pour "l'abandon" du fichier Edvige, qui permet à la police de recenser notamment dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".
La pétition a été lancée début juillet sur internet (http://nonaedvige.ras.eu.org) en même temps qu'un appel qu'ont déjà signé 673 organisations.
Cette mobilisation ira de pair à la rentrée avec le dépôt d'un recours devant le Conseil d'Etat pour obtenir l'annulation du décret gouvernemental instituant Edvige.
Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, Edvige permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

Mis en ligne le 19/08/2008

( source: E-llico.com )

19/08/08 - 11:36

Remarque à propos des"Carnets de Bord 1962-1969" de Pierre Guyotat ( Part II...... )

In reference to one of my earlier postings about Pierre Guyotat's tendency to notice ( and occasionnally seduce ) American student guys in Paris during the 60s'period ( and two other young American guys -journalists ? students ?-
Guyotat's unclear on that one............. -on several occasions during his Cuba trip with Marguerite Duras and Monique Lange,not yet Jack Lang's wife at the time,he likes to imagine them being'whoreboys'..... ),I have come to think the following; aren't most/some of the guys he meets,and notices -in Paris ,anyway-,guys which his mind TWISTS INTO being American......... ?
That 's what would seem to appear from the reading of some of what he writes about some of the guys........
Also,who else but me ,having read the"Carnets", did notice he seems to be at times even more conflicted about his own homosexuality than ,say, present-day members of the Bush administration ( it has to be said that a few remarks pop out of his notes broaching being 'homosexual' ,which could be considered nowadays as being genuinely homophobic ....... Guyotat even goes noting at some point that Jean-Louis Bory,one of the leading French gay authors at the forefront for the struggle for gay rights in France in the 60s/70s,told him once that even though he (Guyotat ) was a nice company to be and talk with,he ( Jean-Louis Bory ) couldn't bear to be with him MORE than 5 mns ,when hearing the things Guyotat says about ' homosexual ' love............................ ! ! ! ! ) ?

19/08/08 - 11:34

Une petie liste de quelques personnes que j'accepterais volontiers comme " one-night-stands ",ou plus si affinités........

1): Gillian Anderson. ( oui !! )
2 ) :N'importe lequel étudiant américain hétéro bossant à Paris.....
3 ): Un jeune médecin hétéro de 32 ans,vivant et exerçant dans le 94.
4 ) :Wentworth Miller !!!!!!!
5 ) :Pierre Guyotat .( auteur de " Tombeau Pour 500 0000 Soldats " ,et d' " Eden,Eden,Eden "..... )
6 ) Rupert Everett. ( un réve d'adolescence ! ! ! ! )
N'importe quelle personne présente sur cette liste peut se manifester auprés de moi ......... ! ! ! !

19/08/08 - 11:28

Conversation avec un " fuck buddy " ,cette nuit derniére ...............

F.B:" Did you know Elizabeth Montgomery was bisexual ............. ? "
Moi:" Elizabeth Montgomery ,from " Bewitched " fame ? "
F.B ( beginning to strip himself ) :............... " Yes. A book just got released in the States ,strongly implying so ".............
Moi ( beginning to strip ,too ) : " Are you sure ? You know,she was a feminist,was friends with Gloria Steinem ,even made a contribution for " Ms.Magazine " some time in 1974 about raped women,and their treatment in the hands of justice ,but never heard she was even remotely gay or bi "............................
F.B:" Well,she WAS a feminist in the 70s,and we in America know WHO was the kind of woman likely to be a feminist in those days "........................
Moi:" Would you say Agnes Moorehead was straight,then ? "
F.B:" Whatever takes your fancy,dear...................... "

( stops there -as we're off to bed ! ! ! ! )

19/08/08 - 11:23

Mecs aperçus.........................................

hier aprés-midi à la brasserie" Le Sully ";Américain blond à lunettes ,28 ans,genre " " all-American expat student guy ".
Serveurs-un surtout ,brun ,yeux bleus,cravaté,avec une alliance de mariage,ou de fiançailles-Paraissait fixer intensément l'Américain blond de 28 ans dans l'attente de quelque chose......................................................................................................

19/08/08 - 11:21

" Kiss Me Kiss Me Kiss your Baby "............................................

................................Cette chanson,du groupe BrotherHoodofMan ,m'évoque une certaine Angleterre ,que les gaiens qui sont allés en Angleterre en 1975 -1978 ont dù connaitre ;celle du lait devant les portes des maisons,des maisons de banlieue aux portes vertes ,et ,surtout,des petits albums " Fred the Basset " ,en tout petits fasicules de poche.................................. ( J'en avais acheté un lors de mes tout premiers voyages à Londres en 1977-78 ;l'ai perdu lorsque nous avons déménagé pour habiter Le Marais................................................... snif !!! )

19/08/08 - 11:17

Mes souvenirs du début des années 80...............

" Pilote Sur les Ondes ",de Sheila," Le Défi Mondial " ,de J-J Servan-Schreiber ( la traduction danoise a été réeditée ,et réactualisée ,peu aprés les événements du 11 Septembre ,et durant la campagne éléctorale danoise ,en 2001........................................................... ! ! ! ! ) ,mon appartement du 17é arrondissement,place Wagram. . . . .
-Un an aprés,en 1981,ce 10 Mai méme qui vit l'élection de François Mitterrand,j'habitais Le Marais,et je fis la connaissance de Reginald,en 1984.......................................................................................................................

18/08/2008

18/08/08 - 22:19

" Amsterdam " ,Cora-Remix 2008

18/08/08 - 16:47

-Il faut se rappeler,en ces temps difficiles ,que....................................................

" La Fourmi veut pas donner son miam/miam/La Fourmi veut pas donner son miam/miam /La Fourmi n'est pas préteuse /c'est une vieille emmerdeuse "............................................................................... ( Rik et Pit, " La Cigale et la Fourmi " ,1979/80 )

18/08/08 - 12:40

Gréve générale anti-Sarko reconductible le 10 novembre..................................................

17/08/2008

17/08/08 - 21:12

Car je viens d'en avoir encore eu la preuve ce soir,en lisant son blog.....................................................

Si Daff était un diariste,et son blog un journal intime,cela pourrait ressembler à .........................





" Retour: journal d'émotions ",de Paquerette Villeneuve ( 1987 ) ,Editions Léméac ...........................................-
Quoique plus ardu d'approche que le blog de notre ami ,on n'en est pas plus prét à en làcher la lecture,une fois q'ù on y est entré................................. :) ! ! ! !

17/08/08 - 13:13

Pensée profonde pour un début de dimanche aprés-midi..................................................;)

" La Fourmi veut pas donner son miam/miam "............................................................
( Rik et Pit ," La Cigale et la Fourmi ",1979-80 )

17/08/08 - 12:00

" Een eenzaam avontuur ",Anna Blaman,werkbeschrijving.





1.1 Titel en auteur
Het boek ‘Eenzaam avontuur’ is geschreven door Anna Blaman.

1.2 Jaar van uitgave
Het boek werd voor het eerst in 1948 uitgegeven, dit was de 31ste druk uit 1985.

1.3 Bladzijden
Het boek heeft 254 bladzijden.


2. Inhoud en opbouw

2.1 Typering
Het boek is duidelijk een psychologische roman, en het boek in het boek begint als detective, maar eindigt eveneens als psychologische roman.

2.2 Samenvatting
Alide en Bart Kosta zijn getrouwd in een ogenschijnlijk goed huwelijk en houden zielsveel van elkaar. In de zomer gaan ze een paar maanden naar een zomerhuisje, ‘Mon Repos’ en in het huisje naast hen, ‘Mon Plaisir’ zitten vier meisjes, waarvan er twee op hen verliefd worden; Yolande op Bart en Berthe, die homoseksuele gevoelens koestert, op Alide.
Op een dag gaat Kosta naar huis en krijgt dan van ene Willem Peps te horen dat hij een verhouding heeft met zijn geliefde, Kosta-Alide, en dat ze samen verder willen. Dit blijkt waar te zijn, maar Alide besluit toch bij Kosta te blijven, maar er is een wig tussen hen, omdat Alide niets over haar Peps-gevoelens met hem deelt en hij dat wel wil weten.
Op een dag kan Kosta zich niet meer inhouden en controleert Alide, die bij Peps op de divan blijkt te liggen. Dat betekent een breuk tussen hen; Alide gaat bij Peps wonen, die een onbeduidend sukkeltje is vergeleken met Kosta en is dus vanzelfsprekend niet gelukkig, onderwijl verlangend naar Kosta. Dat is voor haar echter geen reden hem te verlaten, omdat ze weet dat ze ook bij Kosta niet gelukkig zal zijn. Dit blijft zo, zelfs als ze hem weer regelmatig bezoekt. Hij is erg ongelukkig, drinkt heel veel en komt tot niets, behalve het schrijven aan zijn roman, waarin hij al zijn gevoelens weerspiegelt.
Als hij voor de laatste keer achter haar aan gaat, vraagt hij haar nog een keer met hem mee te gaan. Zij weigert echter, zegt dat ze niet kan en dat is het teken voor zijn afscheid.
Tijdens het verhaal schrijft Kosta een detective, die zijn gevoelens voor Alide weerspiegelt. De hoofdpersoon waarmee hij zich identificeert, is King, een slimme, doortrapte detective. Zijn tegenspeelster, Alide, is Juliette, die verdacht wordt van gifmoord en wiens schuld King moet bewijzen. Zijn geraffineerde manier hiervoor is haar te ontleden door een relatie aan te gaan. Hij reconstrueert de situatie van haar eerder gepleegde moord en maakt zichzelf daarmee tot lokaas. Helaas raakt hij verstrikt in zijn gevoelens voor haar, die uitgelopen zijn in liefde.
Hij vraagt haar met hem te trouwen en zij zegt ja, dezelfde avond probeert hij haar echter te vermoorden, nadat zij hem heeft proberen te vergiftigen. Dit mislukt en King geeft haar aan bij zijn baas, maar levert geen bewijs, int zijn geld en is weg. Hij haalt Juliette op en vertelt haar ‘s avonds alles. Zij reageert goed, maar hij beseft dat haar hart nooit helemaal warm voor hem zal zijn. Hierna verlaat hij het hotel en het is voor hem voorbij; hij begint opnieuw.

2.3 Tijd
a. Het boek is uitgegeven vlak na de Tweede Wereldoorlog en hoewel die verder geen grote rol speelt in het verhaal zelf, is de historische achtergrond van het boek heel belangrijk. De jeugd verzette zich toen namelijk tegen de benauwende moraal die in die tijd heerste en was ook teleurgesteld in de mens. Naar aanleiding daarvan kwamen een aantal boeken uit, o.a. ‘De avonden’, die gebaseerd zijn op een existentiële eenzaamheid. Dat is iets wat direct terug te vinden is in ‘Eenzaam avontuur’. De wijze waarop de mensen in het boek denken, vrij, over seks, ja zelfs homoseksuele liefdes en verlangens, was onacceptabel in die tijd.
b. De verhaaltijd van het boek is ongeveer 4 of 5 maanden en de leestijd is ongeveer negen of tien uur.
c. De eerste keer dat je echt inzicht krijgt in het gevoelensleven van Alide is in een vertraging op blz. 33-40, ‘In Mon repos…van eenzaamheid.’. Hier is zij alleen, terwijl ze weet dat Kosta van Peps over hun verhouding gehoord heeft. Volgens mij is dit een van de belangrijkste stukken van het boek, omdat het de kern raakt van het eenzaam avontuur van Alide, van haar innerlijk leven, dat heel anders is dan slechts overspel en kiezen voor een andere man. Dat zijn slechts feiten, waar het om draait is haarzelf, haar gevoelens, die ze probeert te ordenen en er achter te komen wat ze nou echt wil. Hier wordt ook duidelijk dat het voor haar niet draait om liefde voor Kosta òf voor Peps, want een normale vrouw zou ontzettend blij zijn met de liefde die ze voelt voor een man als Kosta, die haar aanbid. Helemaal als ze weet dat de ander, Peps, haar liefde op dat niveau niet waard is en hij haar wel aanbidding, maar niet zo’n liefde kan schenken als Kosta, hoe spannend hij ook is. Bij Alide draait het echter om haar gevoel voor zichzelf, dat gevoel wat gespiegeld wordt in de verschillende minnenden in haar leven, Sacha, Berthe, Kosta en Peps. Te midden daarvan vinden we dan weer Alide terug, die los van alles functioneert en toch afhankelijk is.
d. Op blz. 145 staat een versnelling in de vorm van een hiaat; ‘…me gedaan...zijn personeel.’
Er komen weinig tot geen versnellingen voor waar beschreven wordt wat er gebeurt.
e. Er zitten vele flashbacks in het verhaal,...



-En France,on n'en a jamais fait autant avec Guyotat................................................... ! ! ! !




16/08/2008

16/08/08 - 21:25

Cora," Amsterdam ",1987.

16/08/08 - 21:01

Birthe Kjaer-Vi maler byen rod.

16/08/08 - 16:51

MOI en 1974................................................................................... : ) ! ! ! !

15/08/2008

15/08/08 - 22:10

Banderas," This Is Your Life ",1991.

-Vidéo que tout le monde connait de cette chanson qui dit les choses comme elles sont,et non comme on voudrait q'ù elles soient ! ! ! !


15/08/08 - 22:06

Banderas," This Is Your Life ",1990

-Une chanson sans compromission,ni concessions ,ni fioritures ! ! ! !



15/08/08 - 21:56

Blondie," Sunday Girl ",1979

15/08/08 - 21:49

Je ne m'en lasse pas,de comment q'ù elle est belle.............................................................^^

15/08/08 - 21:17

Blondie," Denis ",1978.

-Elle pourrait rendre hétéro ceux qui fonctionnent à 100% pour ces messieurs.................................................................................-La preuve,votre serviteur -lequel ,avec son meilleur pote qui habitait Londres,la rencontra en un aprés-midi de 1978 à Hammersmith : ) ! ! ! !-Question idiote qqn voudrait-il parier avec moi que Debbie Harry s'épilait les jambes à l'époque : -) ?



15/08/08 - 20:58

Nicole Croisille," Parlez-Moi de Lui ",T.V québécoise circa 1974/75.

J'adore cette chanson ......................................................-Comment dire le sentiment indicible qui me saisit à chaque fois que je l'écoute depuis que j'ai 9-10 ans,soit l'époque de sortie de cette chanson ?


15/08/08 - 20:46

Lova Moor," J'm'en Balance ",1986

15/08/08 - 17:37

" Heart Like a Wheel ",The Human League,1986

15/08/08 - 17:22

Le retour du facho pédé dans le placard...........................................................





Jörg Haider fait son retour sur le devant de la scène politique autrichienne
LE MONDE | 15.08.08 | 14h20 • Mis à jour le 15.08.08 | 14h20
VIENNE CORRESPONDANCE

örg Haider est de retour. Coutumier des faux adieux suivis de come-back médiatiques, le leader populiste autrichien reprend officiellement les rênes de son parti en vue des législatives du 28 septembre. Le BZÖ, dont il sera tête de liste, vise modestement le seuil éliminatoire de 4 %.

Trois ans après sa scission, l'extrême droite autrichienne, dominée par le FPÖ de son rival, Heinz-Christian Strache, semble avoir retrouvé la puissance électorale des années 1990. On croyait cette famille politique affaiblie après son expérience dans le gouvernement du chancelier conservateur Wolfgang Schüssel (2000-2006) et sa scission en 2005. Il n'en est rien. Le FPÖ de Heinz-Christian Strache et le BZÖ de Jörg Haider pourraient recueillir ensemble plus de 20 % des suffrages aux prochaines législatives, tandis que les deux grands partis social-démocrate et conservateur pourraient tomber à 26 %.

Après une période de turbulences causée par le départ fracassant de Haider pour fonder le BZÖ, le FPÖ repris en main par le jeune chef de la fraction viennoise, Heinz-Christian Strache, s'est imposé comme le véritable héritier de l'extrême droite. Amalgame de courants populiste, national allemand, patriote autrichien et antieuropéen, le FPÖ de Strache a choisi de "faire du Haider des années 1990 sans Haider", observe le politologue autrichien Anton Pelinka. C'est-à-dire de miser à fond sur le populisme d'opposition en pratiquant sans modération la surenchère xénophobe, anti-islamique et antieuropéenne. D'où le recyclage de slogans vieux de quatorze ans : "Ils sont contre lui, parce que lui s'engage pour vous." "Lui", c'est cette fois M. Strache, revendiquant "l'héritage culturel" du FPÖ.

"Nous avons l'original et non une copie de mauvaise qualité", ricanent les preux de Haider, qui l'ont suivi au BZÖ. Mais l'Union pour l'avenir de l'Autriche n'a pas d'assise nationale. L'antenne fédérale officiellement conduite par un fidèle lieutenant se contentait de relayer les échos de la politique du gouverneur de Carinthie.

"RENÉGAT"

Son homme lige mis hors jeu par une condamnation pénale, M. Haider est aujourd'hui contraint de s'investir comme tête de liste. Mais pas pour siéger au parlement. A 58 ans dont trente en politique, l'ancienne star de la droite populiste veut rester gouverneur de son fief, en raflant si possible la majorité absolue aux régionales de 2009.

"Il n'y a pas de place sur l'échiquier politique pour un deuxième parti de droite populiste", estime Anton Pelinka. Le BZÖ ne peut revendiquer aucun créneau. Idéologiquement, il ne se distingue en rien du FPÖ, s'adresse au même électorat, fortement masculin et déçu par les deux grands partis. Son positionnement dans la campagne est délicat puisqu'il mobilise sur les mêmes thèmes : les étrangers, la chute du pouvoir d'achat, la dictature de Bruxelles, mais doit se garder de propos trop virulents s'il veut prétendre à une participation dans une future coalition gouvernementale. Une telle participation, en revanche, n'entre pas en ligne de compte dans la stratégie du FPÖ. On peut donc s'attendre de sa part à une campagne débridée, qui n'exclura pas les attaques personnelles contre "Haider le renégat". L'entrée en lice de deux nouveaux partis également susceptibles de franchir le seuil des 4 % bouscule la donne. Pour la première fois l'Autriche, dont le mode de scrutin rend très difficile l'obtention de la majorité absolue, pourrait avoir un gouvernement tripartite.

Laurence Monnot
Article paru dans l'édition du 16.08.08



15/08/08 - 17:04

Tammy Wynette and the KLF," Justified and Ancient ",1992

15/08/08 - 16:53

Tammy Wynette and the KLF ," Justified and Ancient," TOTP 1990.

15/08/08 - 11:43

" Antonia's Line "section 4

15/08/08 - 11:31

" Antonia's Line " trailer

15/08/08 - 11:26

Theo en Thea-Intro van de Nederlandse kinderserie.

15/08/08 - 11:22

Theo en Thea; afl.Homosexualiteit...........................

14/08/2008

14/08/08 - 23:00

Pour la MTG de septembre , les paroles de " Waldolala ".............................................................................:-) ! ! ! !










Aah ahah ahah aahah ahah aahah ahah
Ahahaaaaaah
I'd love to go out to dance tonight
I know a disco that's out of sight
I want you all to come along
Now just follow, follow the ladies
Now just come on come on now come on
You owe, you owe me
(you owe, you owe me)
The first, very first samba
(in waldolala)
You owe, you owe me
The first dance tonight
I'm gonna take care, you won't regret it
I'm gonna see you'll be alright
Hmmmmmmmmmmmmmmm
Well, you're welcome to waldolala
You're very welcome in waldolala
Now lead your ladies from the table
And show us that you're able
To do your thing tonight
Ahaaaaaaaaah
Oh what a lovely, lovely night
You're giving me such a wonderful time
I want you all to come along
Now just follow, follow the ladies
Now just come on come on now come on
You owe, you owe me
(you owe, you owe me)
The first, very first samba
(in waldolala)
You owe, you owe me
The first dance tonight
I'm gonna take care, you won't regret it
I'm gonna see you'll be alright
Well, you're welcome to waldolala
You're very welcome in waldolala
Now lead your ladies from the table
And show us that you're able
To do your thing tonight
U.o.me (waldolala)
Aah ahah ahah aahah ahah aahah ahah
Ahahaaaaaah
I'd love to go out to dance tonight
I know a disco that's out of sight
I want you all to come along
Now just follow, follow the ladies
Now just come on come on now come on
You owe, you owe me
(you owe, you owe me)
The first, very first samba
(in waldolala)
You owe, you owe me
The first dance tonight
I'm gonna take care, you won't regret it
I'm gonna see you'll be alright
Hmmmmmmmmmmmmmmm
Well, you're welcome to waldolala
You're very welcome in waldolala
Now lead your ladies from the table
And show us that you're able
To do your thing tonight
Ahaaaaaaaaah
Oh what a lovely, lovely night
You're giving me such a wonderful time
I want you all to come along
Now just follow, follow the ladies
Now just come on come on now come on
You owe, you owe me
(you owe, you owe me)
The first, very first samba
(in waldolala)
You owe, you owe me
The first dance tonight
I'm gonna take care, you won't regret it
I'm gonna see you'll be alright
Well, you're welcome to waldolala
You're very welcome in waldolala
Now lead your ladies from the table
And show us that you're able
To do your thing tonight



Luv


















14/08/08 - 18:46

Waldolala-Pour mes amants hétéros.....................................................................: P

14/08/08 - 16:19

-Comme s'il fallait croire en la parole des autorités ! ! ! !




La publication de la photo d'une prostituée dévêtue dans sa cellule embarrasse les autorités italiennes
LEMONDE.FR avec AFP | 14.08.08 | 13h05 • Mis à jour le 14.08.08 | 13h30

e président du Sénat italien a réclamé, mercredi 13 août, des explications à la police après la publication par le journal La Repubblica de la photo d'une prostituée nigériane allongée à moitié nue à même le sol dans une cellule, le corps couvert de ce qui semble être de la poussière.

"Cette photographie dramatique risque de transmettre une image de notre pays différente de ce qu'il est en réalité et de ce qui est fait pour protéger l'ordre public tout en respectant les droits inviolables de la personne", écrit le président du Sénat, Renato Schifani, plus haut responsable de l'Etat après le président de la République. "Qui entend adopter le principe de la tolérance zéro peut le faire mais sans jamais se soustraire au respect de la dignité et à celui de la vie privée de la personne", ajoute-t-il.

ELLE "S'EST ENDORMIE" DANS LA CELLULE

La rédaction du quotidien a précisé les circonstances dans lesquelles a été pris le cliché : "La photo a été prise par notre photographe au commissariat municipal [de Parme]. Il avait été invité, comme d'autres journalistes, à suivre l'opération de la police contre les prostituées." Selon le conseiller municipal chargé de la sécurité à Parme, cité par le journal, la jeune femme n'a été en aucun cas maltraitée et n'a même "jamais été aussi bien traitée de sa vie". La prostituée, qui avait violemment réagi au moment de son arrestation, "s'est ensuite endormie" dans la cellule, explique-t-il. Une fois réveillée, les policiers lui auraient "offert un café et proposé d'intégrer un programme de réhabilitation".

L'Italie avait été montrée du doigt en juillet par plusieurs quotidiens européens qui avaient publié la photo des corps de deux jeunes Tziganes mortes noyées sur une plage, à côté de vacanciers indifférents. Face au scandale provoqué par le cliché, son auteur avait ensuite déclaré à la presse que la photo ne reflétait pas la réalité. Selon lui, si certains vacanciers avaient en effet continuer de vaquer à leurs occupation à côté des deux cadavres, d'autres s'étaient vivement préoccupés de leur sort, ce qui n'apparaissait pas sur l'image.




14/08/08 - 16:13





L'Angleterre remise ses lévriers au chenil
LE MONDE | 13.08.08 | 15h06 • Mis à jour le 13.08.08 | 15h06
LONDRES CORRESPONDANT

près le tour de présentation, les six lévriers sont dans la boîte de départ. A 19 h 45, le stade de Walthamstow est soudain plongé dans l'obscurité. Des applaudissements nourris saluent les mammifères les plus rapides du monde, après les guépards, qui s'élancent à la poursuite d'un leurre dans une course de 475 mètres. Dans les tribunes, le public hurle quand, trente secondes après le départ, le dossard numéro six l'emporte au sprint. Dougie Tyler, le bookmaker rugueux, l'avait donné gagnant à quatre contre un. Glissez-lui le coupon de la victoire et son regard s'illumine : "Je gagne juste de quoi vivre, mais j'ai enrichi beaucoup de types dans votre genre."

Dougie Tyler a traversé gaillardement la quasi-totalité de l'existence de Walthamstow Stadium. Il était venu gamin, aux côtés de son grand-père, à l'inauguration, en 1933, de la plus célèbre des pistes de courses de lévriers au Royaume-Uni. En 1946, un peu par hasard, il est devenu bookmaker (preneur de paris) dans cette enceinte nichée dans le nord-est de Londres. La mémoire du frêle nonagénaire se dévide. William Chandler, le fondateur, lui aussi "bookie", David Beckham qui ramassait les verres au Paddock Grill Restaurant pour se faire de l'argent de poche, la folie des samedis soir d'antan, quand plusieurs milliers de spectateurs venaient se distraire en famille.

Le 16 août, "Dougie" devra enfin prendre sa retraite. Ce jour-là, le cynodrome de Walthamstow fermera ses portes. Les propriétaires, la famille Chandler, ont vendu le site à un promoteur immobilier. Des blocs d'appartements remplaceront ces installations de légende. La diminution de la fréquentation et l'envolée des frais généraux ont eu raison d'une affaire qui a perdu un demi-million de livres (632 000 euros) en 2007. Seuls subsisteront le fronton art déco et ses néons rose et vert ainsi que les chenils, classés monuments historiques. Les employés, une soixantaine de personnes, seront licenciés. Avec la destruction de Walthamstow, c'est tout un pan du Londres populaire qui disparaît.

"La beauté de ce sport ? C'est bon marché, accessible à tous, excitant. A l'inverse des chevaux, un milieu qui demeure aristocratique et fermé, les chiens, c'est la démocratie participative", souligne Laura Thompson, auteur du livre The Dogs, consacré à l'histoire des courses de lévriers. A écouter cette mémorialiste de la profession, Winston Churchill et les frères Kray, les fameux gangsters jumeaux, fréquentaient assidûment ces réunions. Plus récemment, parmi les célébrités qui sont venues s'encanailler à Walthamstow figurent l'enfant du pays, David Beckham, le comédien américain Brad Pitt, le groupe Blur et le duc d'Edimbourg. L'époux de la reine possédait d'ailleurs son propre lévrier, qui évoluait sur la piste de White City, la grande rivale, située à l'ouest, détruite en 1984 pour ériger le siège de la BBC.

Cette discipline importée des Etats-Unis a une histoire, pardi. Hérité de la chasse au lièvre avec meute, le "greyhound racing" a vu le jour à Manchester, en 1926, avec des chiens de chasse appartenant à la gentry terrienne. Dans les années 1930, les compétitions de lévriers attirent 17 millions de spectateurs chaque année. Le sport connaît sa période d'or après la seconde guerre mondiale : 50 millions de passionnés par an, 77 enceintes, dont une douzaine rien qu'à Londres.

VIN BLANC À LA POMPE

A l'époque, à l'instar des pubs et des clubs ouvriers, les courses de chiens, c'est surtout un lien social. Comme au foot ou à l'hippodrome, c'est un endroit où les sujets d'Elizabeth II, plus réservés et inhibés qu'aujourd'hui, peuvent se défouler en faisant la fête. Mais, à partir des années 1970, et surtout 1980, ce pilier de la vie communautaire est victime des évolutions sociales : choix accru de loisirs, apparition de chaînes de paris, expansion des divertissements à domicile. Aujourd'hui, la fréquentation annuelle est tombée au-dessous des trois millions. Après la disparition de Walthamstow, il ne restera plus que vingt-neuf enceintes de ce type dans le pays, dont seulement deux dans la capitale.

Walthamstow Stadium est divisé en deux parties. A gauche, les places à 3 livres (3,9 euros), les deux restaurants et la loge des entreprises avec portes vitrées. Ici, on se retrouve entre gens de bonne compagnie - jeunes banquiers et employés de la City, familles petites-bourgeoises, filles en groupes - venus s'amuser. A droite, passé le portillon à tourniquet rouillé, les tribunes populaires auxquelles on accède pour 1 livre. Il n'y a plus qu'à se laisser emporter dans un autre monde, celui de la working class anglaise qui rit aux éclats, achète des pintes de bière blonde ou du vin blanc servi à la pompe. Petits Blancs tatoués, cols bleus antillais, boutiquiers pakistanais, ainsi qu'immigrés polonais ou chinois parient en avalant les plats nationaux des manifestations sportives britanniques, fish and chips, hamburger ou hot dogs. Le meilleur refuge des traditions de la classe ouvrière anglaise, c'est ici, dans ces gradins sans âge, inconfortables, qui sentent l'huile de cuisson.

Expert de l'évolution démographique londonienne, Tony Travers, professeur à la London School of Economics, identifie le sort funeste de Walthamstow à celui de la classe ouvrière : "Londres est devenue une ville de services à 100 %. La petite industrie est morte. Les cockneys se meurent. Les nouveaux arrivants raflent aux gens de souche les emplois non qualifiés qui restent."

A écouter M. Travers, la spéculation immobilière et l'irrésistible poussée d'une nouvelle élite sociale qui envahit Londres, rejetant les perdants dans ses faubourgs lointains, ont eu raison des symboles de cette couche sociale en perdition. Les pubs (voir Le Monde du 5 août 2008), les salles de bingo ou les marchés aux fruits et légumes sont victimes des temps qui changent. Le club de foot d'Arsenal a délaissé le vieil Highbury pour l'Emirates Stadium. Autre vestige d'une époque révolue, Wembley a perdu ses deux tours légendaires. Après le retrait du Grand Prix de formule 1, l'antique circuit de Silverstone est menacé.

La cause est-elle entendue ? Le British Greyhound Racing Board, l'organisme professionnel, reste optimiste. De par le nombre de spectateurs, les courses de lévriers demeurent le troisième sport national, après le football et l'hippisme, mais devant le rugby et le cricket. Malgré la concurrence des paris sur Internet, les mises sur les chiens se sont élevées à 3 milliards de livres en 2007. "Le secteur doit s'adapter au nouvel environnement. Notre métier combine les forces de nos trois principaux concurrents, les pubs et bars, les restaurants, les casinos", insiste Peter Laurie, porte-parole de cette fédération dont les bailleurs de fonds sont les bookmakers.

Les courses de lévriers entendent survivre. Il le faut bien car, sans cette institution, l'Angleterre serait-elle encore l'Angleterre ?

Marc Roche
Article paru dans l'édition du 14.08.08



14/08/08 - 16:07

























Elections américaines : un troisième gay au Congrès en novembre ?

Barney Frank et Tammy Baldwin, les deux seuls élus ouvertement homosexuels du Congrès des Etats-Unis, devraient être rejoints en novembre par un jeune millionnaire du Colorado, Jared Polis.

Il n’a que 32 ans, ne fait pas mystère de son homosexualité, est à la tête d’une fortune estimée à 200 millions de dollars constituée grâce à l’entreprise internet qu’il a fondée à 21 ans, et vient de remporter la désignation du Parti Démocrate pour être son candidat dans le Colorado en novembre prochain. Jared Polis a tout pour devenir la nouvelle coqueluche politique des associations gay américaines.

En effet, sa circonscription est historiquement tellement ancrée du côté démocrate qu’il n’y a quasiment pas de suspense : toutes les chances semblent réunies pour qu’il soit élu et devienne ainsi le premier gay à entrer au Congrès en ayant fait son coming out.

Barney Frank ou Tammy Baldwin, les deux seuls élus ouvertement homos siégeant actuellement, tout comme les anciens représentants Gerry Studs, Steve Gunderson et Jim Kolbe, n’avaient révélé qu’en cours de mandat.

Polis, qui a dépensé plusieurs millions de dollars de sa fortune personnelle pour faire campagne, n’a eu à subir que peu d’attaques liées à sa sexualité. « Je pense que les gens m’ont choisi pour les idées que je défends, sur la guerre en Irak, le combat pour une assurance santé pour tous, et pour vraiment faire bouger le status quo » a-t-il déclaré, aux côtés de son compagnon, après avoir appris sa victoire.

« L’élection de Jared est une victoire pour la démocratie », s’est félicité Chuck Wolfe, président du Victory Fund, un puissant groupe d’influence LGBT qui soutenait la candidature de Polis. « Les gays américains sont sous-représentés au gouvernement et au parlement. La victoire de Jared nous rapproche un peu de l’espoir d’un gouvernement américain vraiment représentatif » a-t-il ajouté.

Mis en ligne le 14/08/2008.

Source:E-illico.com

























14/08/08 - 10:21

Nouveau baiser lesbien de Madonna............................................................................ ? :-)


jeudi 14 août 2008
il est 10:04

go !


guide paris | zoneros | shopping | chat | blogs | hardshop












Turquie : un étudiant gay victime d'un crime d'honneur homophobe


Edvige : 28 organisations LGBT saisissent la Halde pour dénoncer le fichage de l'homosexualité et de la santé


Paris : 700 000 personnes ont pris part à la 7ème Marche des fiertés


Politique : pourquoi Roselyne Bachelot n'a plus la cote chez les gays


Yves Saint Laurent : l'adieu émouvant de Pierre Bergé à son compagnon


Déportation : un historien juif qualifie d'erreur le monument allemand aux homosexuels victimes du nazisme


Discrimination : un sex store gay client indésirable au Crédit Lyonnais


Rapport 2008 : La lutte contre l'homophobie piétine estime SOS Homophobie









Madonna : un nouveau baiser lesbien lors de sa prochaine tournée ?

Selon plusieurs sites américains, Madonna souhaiterait renouveler l’expérience du baiser très médiatisé qu’elle avait échangé avec Britney Spears il y a quelques années. Mais la chanteuse bientôt quinquagénaire souhaiterait embrasser quelqu’un d’autre pour faire mousser son futur Sticky & Sweet Tour. En l’occurrence, il s’agirait de la chanteuse Kate Perry. Celle-ci s’est rendue célèbre avec un titre tout à fait approprié : “I kissed a girl”. Le dernier single de Kate, intitulé “Ur so gay” (”tu es tellement gay”) est actuellement la chanson favorite de Madonna. La rumeur voudrait que la star invite Kate Perry à la rejoindre sur scène à Londres afin de relancer les ventes de son dernier album…

Mis en ligne le 13/08/2008.


( Extrait d'e-Illico.com )






P

13/08/2008

13/08/08 - 22:43

Aglaé et Sidonie...............................................................................................................

13/08/08 - 22:38

Bonne nuit les petits..........................................

13/08/08 - 22:27

Bonne nuit les petits...............................

13/08/08 - 22:03

Laura Branigan," Spanish Eddie ",1985 ( tiré de l'album " Hold Me " )

-Il parait que la chanson ne raconte pas du tout ,à la deuxiéme écoute,ce que l'on pense ..........................................................

13/08/08 - 20:45

E.LO," Big Wheels " ,1977 ( tiré de l'album " Out Of the Blue " )

13/08/08 - 16:51

Joan Armatrading," Drop the Pilot " ,1982 ( tiré de son SUBLIMISSIME album ," The Key " -Si on lit les paroles de la chanson entre les lignes ,une surprise est au bout :- ! ! ! ! )

13/08/08 - 16:42

" Hold on Tight to Your Dreams " ,E.L.O,1982 ( tiré de l'album " Time " )

13/08/08 - 16:32

Adaptation nipponne de " Ma Sorciére Bien-Aimée "-Bande-Annonce.

13/08/08 - 16:26

Générique nippon de " Ma Sorciére Bien-Aimée ".

13/08/08 - 16:11

" Time after Time "-prestation à la T.V japonaise de cette chére Cyndi................................................^^

13/08/08 - 15:50

A l'attention de Kaitracid,et des autres gaiens...............................................-méme s'ils ne font pas de musique ! ! ! ! : )

13/08/08 - 15:44

Hutchi-début.

Là encore -si traduction des paroles ,vous paie-de mon estime............................................. : ) ! ! ! !

13/08/08 - 15:39

Hutchi

-Signification des paroles ??-à part le fait q'ù il recherche sa mére....................................

13/08/08 - 11:20

" Dolls " trailer,1987.

13/08/08 - 11:03

Visage," Mind Of a Toy " ,1982, ( tiré de l'album " Visage " )

13/08/08 - 10:55

Donna Summer ," Love Is in Control ",1984 ( tiré de l'album " Another Time,Another Place " )

13/08/08 - 10:48

Donna Summer, " I Don't Wanna Get Hurt ",1984( tiré de l'album " Another Time,Another Place " )

13/08/08 - 10:38

Toyah," Thunder In the Mountains ",1981 ( tiré de l'album ," The Blue Meaning " )

12/08/2008

12/08/08 - 15:47

Couverture................................................. -La personne qui est sur la couverture n'a strictement aucun intéret quelconque pour moi ! ! ! !

12/08/08 - 15:31

" Dolls " never to be toyed with.............................................................

12/08/08 - 15:21

Audrey Rose............................................

12/08/08 - 15:10

Trés grave dérive sécuritaire de la part de Berlusconi..................................





En Italie, les "maires-shérifs" ont désormais les coudées franches en matière de loi et d'ordre
LE MONDE | 12.08.08 | 14h31 • Mis à jour le 12.08.08 | 14h31
ROME INTÉRIM

e la "prime à la production" de 500 euros promise, pour tout clandestin interpellé, aux agents de la police municipale d'Adro, en Lombardie, à l'interdiction de la mendicité près des églises, à Assise, la ville de Saint-François : les ordonnances municipales italiennes en matière d'ordre public étaient perçues, jusqu'ici, comme du folklore, l'oeuvre d'élus de la Ligue du Nord en quête de visibilité.

Mais avec la droite au pouvoir et l'arrivée de Roberto Maroni, dirigeant du parti populiste, au ministère de l'intérieur, le "maire-shérif" est devenu une réalité. Le 5 août, le ministre a signé le décret qui accorde aux maires tous les pouvoirs en matière de sécurité et en fait un "officier du gouvernement" sur le terrain. Ceux-ci peuvent exercer ces pouvoirs, entre autres, contre la prostitution, le trafic de drogue, la mendicité, en particulier des mineurs, la violence liée à l'abus d'alcool et l'"outrage à la décence". Ils sont simplement tenus de communiquer leurs ordonnances au préfet, qui ne peut pas s'y opposer.

Celles-ci se multiplient. A Rome, le nouveau maire de droite, Gianni Alemanno, prévoit, à la rentrée, de réarmer la police municipale, d'interdire la mendicité et les laveurs de vitres aux feux rouges. L'idée d'empêcher la fouille des poubelles a été, pour l'instant, mise de côté, après l'alarme lancée par le monde catholique.

Les initiatives viennent de droite comme de gauche. A Vicenza, en Vénétie, le maire, Achille Variati, membre du Parti démocrate (centre gauche), s'en prend aux "bivouacs en ville", mesure qui vise surtout les Roms. Un des rares élus de gauche dans le Nord aux élections du printemps dernier, il avait fait campagne sur la "tolérance zéro". "La sécurité, dit-il, n'a pas d'étiquette, elle nous concerne tous. Mes citoyens s'attendent à ce que les illégalités soient combattues, de la plus petite à la plus grande." A une différence près, par rapport à ses collègues de droite. "Nous agissons aussi sur la solidarité. La mesure vise les nomades qui s'installent en dehors de toute règle, en ville, mais à ceux qui ont leur résidence chez nous, nous offrons une place dans un campement réglementé, avec tout ce que cela comporte, à commencer par la scolarité pour les enfants", ajoute le maire.

DES CITOYENS "AUXILIAIRES CIVIQUES"
Comme dans certaines communes de droite, Vicenza a introduit une ordonnance qui fait passer à 500 euros l'amende minimale pour les voitures des clients de prostituées qui "ralentissent le trafic" à proximité des endroits fréquentés par celles-ci. Elles-mêmes risquent une forte amende pour "attentat à la pudeur".

C'est une commune de gauche, Florence, qui, en 2007, avait donné le coup d'envoi à l'interdiction des petits "laveurs de vitres", décision suivie par de nombreuses municipalités ; comme à celle de la mendicité, qui a poussé le cardinal Renato Martino, responsable au Vatican de la justice et des migrants, à réagir, le 8 août : "Mendier est un droit humain fondamental pour ceux qui ont faim et qui ont froid. Le vrai pauvre a le droit de chercher comme il peut à obtenir un morceau de pain et à demander l'aide de son prochain."

A Vérone, le maire de la Ligue du Nord, Flavio Tosi, ne l'entend pas ainsi et prévoit la confiscation de l'argent récolté et une sanction de 100 euros. A Assise, le maire de droite, Claudio Ricci, défend son ordonnance qui interdit la mendicité près des églises, "souvent liée à la microcriminalité. En luttant contre ce racket, nous n'avons qu'anticipé le décret Maroni. La sécurité, pour une ville comme la nôtre, avec 6 millions de touristes par an, est une condition indispensable."

A Novara, dans le Piémont, pas de groupes au-delà de deux personnes, la nuit, dans certains parcs de la ville. "Nous aurions pu les fermer, en tenant compte des protestations des riverains", se justifie l'adjoint au maire pour la sécurité, Mauro Franzinelli, membre de la Ligue. La formation populiste veut aller encore plus loin : à Boltiere, près de Bergame, en Lombardie, à partir de l'automne, des citoyens volontaires vont être formés comme "auxiliaires civiques" afin d'aider la police municipale. A Adro, la ville de la "prime anticlandestin", il n'y en a pas besoin : la norme, qui remonte à 2006, n'a pas eu l'impact attendu. Quatre interpellations, la première année. Depuis, plus rien. Pas de clandestins interpellés ni de primes aux agents municipaux.

Salvatore Aloïse
Article paru dans l'édition du 13.08.08



12/08/08 - 15:08

Ou on se fout de la gueule du peuple......................................................




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Le Bic Phone, un téléphone rien que pour téléphoner
LE MONDE | 11.08.08 | 16h14 • Mis à jour le 12.08.08 | 12h08

'est l'anti-iPhone d'Apple. Le téléphone portable Bic, commercialisé par Orange, se veut basique : il permet uniquement de téléphoner et d'envoyer des SMS. En vente 49 euros dans les grandes surfaces et les commerces de proximité (bureaux de tabac, marchands de journaux, gares et aéroports...), l'appareil est prêt à l'emploi. Dans un premier temps, 10 minutes d'appel peuvent être immédiatement passées. Pour 50 minutes supplémentaires, l'acheteur doit adresser à l'opérateur une photocopie de sa pièce d'identité.


Le crédit initial de communication est valable deux mois après l'activation du téléphone. Ce Bic n'est pas jetable: la ligne est ouverte pour douze mois, puis le téléphone peut être rechargé. Utile pour une seconde ligne, plus confidentielle, le Bic phone peut être aussi confié à un enfant qui part en colonie de vacances ou à une personne âgée peu familière avec la technologie. Il accepte toutes les cartes SIM de l'opérateur Orange. Il enchantera ceux qui veulent un téléphone rien que pour téléphoner.

J. Mo.
Article paru dans l'édition du 12.08.08



12/08/08 - 14:31

Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur.

12/08/08 - 14:25

Beste Alice....................^^

12/08/08 - 14:21

Have some " Spare Rib ",please................................-for your sake.

12/08/08 - 14:18

Idem.....................................

12/08/08 - 14:13

Le dernier journal féministe de la fin des années 70/80............................


http://images.chapitre.com/ima1/big1/355/6981355.jpg

12/08/08 - 10:51

Si Daff était un diariste,et son blog un journal intime,cela pourrait ressembler à .........................

" Retour: journal d'émotions ",de Paquerette Villeneuve ( 1987 ) ,Editions Léméac ...........................................-
Quoique plus ardu d'approche que le blog de notre ami ,on n'en est pas plus prét à en làcher la lecture,une fois q'ù on y est entré................................. :) ! ! ! !

12/08/08 - 10:44

Les Tifins..............................................

summum de la débilité moralisante et moralisatrice d'une certaine télé des années 80.




11/08/2008

11/08/08 - 23:17

Toyah," I Want to Be Free " ( tiré de l'album " The Blue Meaning " ,1980 )

11/08/08 - 22:58

Pierre Guyotat à Apostrophes........................................................

[www]

11/08/08 - 21:38

Nina Hagen," African Reggae ",1979

11/08/08 - 17:17

Sheila, " Blancs,jaunes,rouges,noirs ",1970

11/08/08 - 16:58

Darwaza-" Gothic " horror from India

-Stunning sequence,very much stunning sequence-actually taken from " Psycho ".

11/08/08 - 16:53

Tipi-Tii-1962 Finnish Eurovision song contest.

11/08/08 - 16:41

Varuhuset.................................................

11/08/08 - 16:20

C'est chouette,GA..................................................................... :-) ^^ ! ! ! !

11/08/08 - 12:30

" Lady Bump ", Penny McLean,1977

11/08/08 - 12:24

50 000 Volts," I'm On Fire",1976.

11/08/08 - 12:13

Uit Ja Zuster,Nee Zuster-In het Bad met Wim Sonneveld.

11/08/08 - 11:53

Ja Zuster,Nee Zuster............................................

11/08/08 - 11:30

Time Bandits," Endless Road ",1982.

11/08/08 - 10:58

Pour Benj..................................................................^^



Ah ! Ah ! Quel délice !
L'amour, l'amour dans les volubilis !

C'est une chambre charmante
Où une plante grimpante
Insinue ses tiges vertes
Par la fenêtre entr'ouverte,
Elle rend nos journées plus belles
Et le lit devient tonnelle
Fleurs violettes et violentes,
Comme celles des amours naissantes

{au Refrain, x2}

Notre amour suit les caprices
Des fleurs devenues complices
Qui nous frôlent de leurs pétales
En caresses végétales,
Si les fleurs ont un langage
Nous déchiffrons leur message
De parfum tendre et troublant
Qui dit: «Vivez dans l'instant»

{au Refrain, x2}

Matins, midis ont passé
Et les fleurs vont se fermer,
Bientôt la nuit va venir
Douce comme un souvenir,
Que m'importe si tout passe,
Si tout se fâne et s'efface
Je garde un bouquet au cœur
Fait d'un homme et d'une fleur

" L'Amour dans les Volubilis ",Marie-Paule Belle,1980

11/08/08 - 10:46

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10/08/2008

10/08/08 - 23:59

Fanfreluche................................................^^

10/08/08 - 23:25

Cours Pierre Guyotat sur la langue française.

10/08/08 - 23:22

Fanfreluche................................................^^

10/08/08 - 23:07

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10/08/08 - 23:01

Whip to be square

Whip to be square

The appropriation of leather, rubber and revealing clothing was one of those fin-de-siècle symptoms that turned out to be not so fin at all

Julie Burchill
Saturday November 11, 2000
The Guardian

I don't know about you - and knowing what culturally upright people you stern-but-fair Guardian readers actually are, I think it's quite unlikely that you listen to pop radio at all - but there's always at least one, current hit record which is so rotten that I will stop anything, and I mean anything, in order to cross the room and turn it off. Recent culprits have been anything by the vile U2, Music by Madonna - and now, I'm afraid, Holler, the Spice Girls' comeback record.

But it's worse this time - far, far worse. Even though I was irritated by the Madonna record, I didn't find the idea of Madge dancing with her bay-bee nauseating or anything. But when I hear the Spice Girls' record, I am victim to a host of lurid visions that I neither want nor need in my life. Apparently, they're going to take us to their "fantasy room" and "we're going to like it there". After which it will be no time at all before they're making us "holler holler" and, allegedly, scream their names.

My main problem with this is that I am both too worldly and too prim, and so any of the ways of interpreting this threat/promise upsets me. The obvious thing they're going to do to you in their fantasy room is give you a blowjob. But what sort of fantasy is that? Everyone's got oral sex coming out of their ears, these days; it would actually be quite exotic to meet someone who wouldn't go south - you'd think they were really kinky. If this is what they're singing about, I find it quite pitiably pedestrian.

Then my imagination starts to run riot. Face it, the Spice Girls are grown-up, experienced women. They're not going to be singing about doing the oral as though it's a cure for cancer. So it must be something more extreme. If they've got a special room for it, it would have to be. Would that be a dungeon, then? With like . . . waterproof sheeting on the floor? Oh, no! Horrible visions of Scary relieving herself on the innocent bodies of her paying public come to mind. No wonder Geri got out while she could.

Then I tell myself not to be so silly. No way would the Spice Girls be peddling a record to their tiny fans that advocated the joys of urophilia. But then, they've encouraged tiny children all around the country to sing about their lovers (Wannabe) and wearing condoms (2 Become 1). Would it really be such a big jump to crooning about the joy of watersports? And if so, will they be round to bestiality by Christmas?

On balance, I think that Les Spices are singing about S&M - a very M&S type of S&M, but S&M all the same. There's a lot of it about these days. The appropriation of leather, rubber and extremely revealing clothing - once the province of the sweaty suburban swinger and then the hardcore clubber - by wholesome mainstream celebrities such as Davina McCall (who arrived at the Q Awards brandishing a whip last week) was one of those fin-de-siècle symptoms which have turned out to be not so fin at all. On a more cerebral level, look at the enduring appeal of the cruel Mrs Thatcher to Tory MPs, or the latest excruciatingly cutting string to Anne Robinson's bow.

Yes, fun and games at the Commons last week when, using an "arousal monitor", scientists were surprised to find that 80% of MPs and peers got more aroused by being shown photographs of Mrs Thatcher than they did by pictures of semi-naked models, a lesbian kiss or Denise van Outen in a skimpy dress. Amusingly, party allegiance made no difference to the results, though the one (anonymous, male, Labour) MP who reacted most strongly to a photo of Tony Blair was "very surprised and a bit embarrassed". Peter, sweetie - don't worry about it.

Outside of Parliament, conventional stimulus ruled. But are even we civilians immune to the dark appeal of the dominatrix? Surely a good 80% of the appeal of the BBC's new smash hit show The Weakest Link is the stony-faced severity of Anne Robinson, and the heartlessness - even brisk enjoyment - with which she despatches her victims to take the long walk of shame past the camera: think about it, it wouldn't be half as compelling with Henry Kelly or Jenny Powell grinning and soothing at the podium. Tellingly, the show is the brainchild of a doctor (who tend to be sadists) and a comedian (who tend to be masochists).

Commenting on the show's imminent sale to more than a dozen countries, BBC Worldwide said that Johnny Presenter-Foreigner would have to maintain the tone set by Robinson: "Foreign broadcasters are mesmerised by Anne. They are amazed at how tough and forthright she is, and that people are willing to be put through the mill by her. They've never seen anything like it before."

No doubt the spread of The Weakest Link will generate lots of simple-minded smut from our European friends about our collective desire to be dominated by ill-tempered women, coming so soon after the Mrs T shocker. Let them laugh; I have a theory that those countries which have a good record for winning wars don't mind their menfolk being seen as submissive, while those countries where the men are unwilling or unable to fight would prefer them to be seen as sadists for the sake of their own self-respect. That's why the French have got the Marquis de Sade and The Story Of O and we've got Anne Robinson and Mrs T.

This was part of the reason I felt unable to join my liberal colleagues in weeping a tear for poor ickle Lord "Spanker" Holme when he lost his cushy billet as chairman of the Broadcasting Standards Commission a couple of weeks ago. As Spinal Tap found out during the "Smell The Glove" fiasco, there's a thin line between sexist and sexy. Looking back to his line to his lover quoted in the News Of The World story: "Remember every minute after 5 o'clock adds six hard strokes. Think about it and tremble", indeed! I suppose that my contempt for Lord Holme is a close, better-behaved relation to my contempt for Eminem (and I bet that's the only time those two will ever be bracketed together): in a world where women are subject to such a massive amount of harassment, hate crimes and domestic murder (two a week) at the hands of men, isn't fantasising about hurting women, too, a little lousy? And try as we might to be enlightened about these things in theory, I bet that even the most liberal of men would feel uneasy if his own sister, mother or daughter became involved in a sadistic relationship - just as many men approve of prostitution so long as it's not their daughters, mothers or sisters out there turning tricks. It's not only the right which has sexual double standards.

Guardian Unlimited © Guardian Newspapers Limited 2000

10/08/08 - 22:58

Once upon a time there were three little girls who went to the police academy...

Once upon a time there were three little girls who went to the police academy...

...and changed the lives of teenagers everywhere. Julie Burchill was one of them

Friday November 17, 2000
The Guardian

I don't know about you, but when I'm auditioning people to be my friend, there are a few questions I always try to run by them, casual-like. First, I'll want to know if they've ever said "Enjoy" in that sickening way only sad little castrates incapable of enjoying anything do. Then I'll want to know that they're not going to be dreary and boring about the loyalty thing, and that we both understand that if a better offer comes up and Kate Moss wants either of us to be her best friend on pain of never seeing the other one again, then naturally it's all off. But the third question is, inevitably, the tie-breaker. Answered right, I'll pass on the other two. And it is: Who was your favourite Charlie's Angel?

Now some people might think that this is a trick question. The coolest Charlie's Angel of all time was Tanya Roberts as Julie, the last draftee before the show's cancellation. Unlike the other girls who must have married their Carmen rollers, Julie had poker-straight hair and a voice full of guts and gravel compared to their breathy babeishness. Tanya turned out to be pretty damned cool, too; a tough, working-class, New York girl with a nice line in put-downs and - it eventually transpired in the Sunday papers - a liking for Cocaine Sex Parties With French Girls.

But that's beside the point. The draftees don't matter: if you say that Tanya was your favourite, or Shelley Hack, or even Cheryl Ladd, you're missing the point. Only Jill (Farrah Fawcett), Sabrina (Kate Jackson) and Kelly (Jaclyn Smith) really matter, really signify in the rich tapestry of pop culture. It's like Boss Cat also being called Top Cat, or ignoring the fact that there was more than one Darrin in Bewitched - if you have to ask you'll never understand. The correct answer is, of course, "Jaclyn!" - said with a gasp before and a sigh afterwards.

Jaclyn, Jaclyn - beautiful Jaclyn Smith, with the gimmicky name and the timeless beauty, as completely and uniquely herself as Helen of Troy or Sade Adu. A sphinx without a secret, an angel without wings, a Jewish girl from one of the richest retailing families in Texas, Jaclyn was always something of a mystery, which is a mystery itself in a business where the participants are only too happy to splurge every last detail of their private lives in our faces. All we knew about her, really, was that she'd been married to a man called Roger but they divorced, and all we know now is that she eventually married a Scots technician she met on the set of a TV film and had a baby which she called Gaston. But, hey, nobody's perfect.

You weren't meant to like Jaclyn best - Farrah, "Jill", was the sexy one, and Kate, "Sabrina", was the "clever" one (which meant she was flat-chested). But Farrah had a vulpine, masculine face beneath her spectacular blondeness and Kate had a witchy little voice. My friend had a theory that women liked Jaclyn because she was divorced - whereas Farrah was smugly married and Kate stroppily single, Jaclyn combined both the idealism and combativeness of the modern woman, thus resulting in her divorcee status. It was her character who was immortalised on the most resonant and haunting LP of recent years - Air's Moon Safari, with Kelly, Watch the Stars. I once recall the Air boys, in their charmingly halting English, explaining themselves: "Eet ees not Jaclyn Smeeth we are so fascinated by, eet ees Kellee. We think of Kellee as being the most perfect person, ever."

But for myself and most of the other teenage girls who grew up with Charlie's Angels, it was hard to tell where Jaclyn stopped and Kelly started, as indeed it was with the other actresses. Farrah really was a sports-mad airhead, we could tell, and Kate was obviously a bit of a cow. But it didn't matter; the original triumvirate of Angels, lasting only from 1976 to 1978, were as perfect as a circle. If Jill was sporty, Sabrina was analytical; if Sabrina was abrasive, Kelly was comforting; if Kelly was soft, Jill was crisp. When Farrah left after only one season - her character Jill Munroe being replaced by Cheryl Ladd, as Jill's younger sister Chris - the circle slumped and became a sort of squidgy oval. By the time Shelley and Tanya had been substituted, the show was a big, shapeless mess. When it was finally cancelled in 1981, after 109 episodes, everyone had had a gut-full.

It was all so different in the beginning. ABC was always the poor relation of American TV networks, ranking lowest ever since its creation and only ever managing a couple of really big shows, one of which was Happy Days. Obviously, they were delighted when Charlie's Angel became the top show of the 1976-77 season and the only new show on any network to become an out-and-out hit. By the end of the first run, 59% of all televisions in use when the show was aired were tuned into it: 23m households. And it never left the Nielsen top 10 for its first three years. There were further surprises when a breakdown of the audience showed that it had ranked fourth in metropolitan areas, seventh amongst college graduates and seventh with the highest-income group. The girls got 18,000 letters a week and ABC charged the highest advertisement rate ever for commercials: 0,000 a minute by the end of the first season.

A lot of rubbish is talked these days about girl power and how Charlie's Angels were there first, and an equal amount about how exploitative and sexist it all was. In truth, it was neither: neither saint nor sinner, dom nor sub. It was, instead, one of those sublime, silly, shimmering moments when popular culture gets it absolutely right, like Mony Mony, Coca-Cola or The Simpsons. Up until the 1970s, women on American TV shows had been housewives and mothers; even big stars asked us to suspend our credibility and buy them as dizzy broads forever being scolded by their hubbies. Then Mary Tyler Moore, who had spent the 1960s as the archetypal American angel of the hearth in the Dick Van Dyke Show, reinvented her self as a bold yet vulnerable big city career girl for The Mary Tyler Moore Show.

So great was the resonance of this show that Oprah Winfrey, by then the most powerful woman on TV, would be reduced to tears when she greeted a frail, much older Tyler Moore on an episode of Oprah. You'd have needed a heart of stone not to whimper along as Winfrey recalled how, during her impoverished and abused youth in a deep south shack, this paragon of white WASPishness had been her greatest inspiration in holding on to the dream.

That's how desperate we were then for TV heroines who weren't wives and mothers; Mary Tyler Moore, stuttering in fear before her fierce editor Lou Grant, seemed like the shining path. In this context, it's not surprising that the Angels - with their guns, judo throws and ability to escape from any situation unscathed, no matter how savage or sordid - seemed like salvation.

Would they have been the same if they'd been called The Alley Cats? This was what Aaron Spelling, who created the show as a vehicle for Kate Jackson, star of his series The Rookies, wanted them to be known as. Another abandoned blueprint was that they would be three undercover policewomen; in a typical act of puny yet pungent Lib-Lite, Jackson suggested that the trio should instead be private investigators who had not been able to advance in the male-dominated LAPD, and that Angels was rather less offensively stereotyped than Alley Cats.

It was Jackson, the most conventionally feminist-minded of the actresses, who suggested the gimmick of the ever-absent Charlie - and, though this has since been reinterpreted as a terminally chauvinistic touch, I think there is something to be said for the way it added to the male-free feeling of the show, to a degree unparalleled before or since. Even the "real woman" dramas of Kay Mellor feature the boyfriends and husbands of the heroines week in, week out; but Angel-land truly was an Adam-less Eden in which the only men were agents of evil or disposable dupes.

Once in a while you'd see them get off with some Brett Rockjaw at the end of the show, but next week, they'd be back on the couches together waiting for the word from Charlie, and none of the previous week's romantic nuances would ever be mentioned. At a time when the only test of maturity is whether or not you have an all-important boyfriend, the Angels indicated that it was really grown-up and glamorous not to bother with that stuff at all.

Or perhaps the motivation was more sinister, in the way that pop star scream idols were always instructed by the management to appear single at all times (it says a lot for John Lennon's "integrity" that he kept his wife Cynthia under wraps for years; Ronan Keating never bothered). Perhaps the Angels were made to appear permanently unattached so that male audiences would become more loyal and more partisan about their Angel.

While women watched to see women doing "men's jobs" in fancy frocks, men were apparently attracted by what came to be known as the "jiggle factor". Typically, at least one Angel will be put in a position where she must strip down to a bikini in the first 10 minutes, or thereafter bring the future of western civilisation into question. The episode titles were all a big tease, too, the first season containing the notorious Angels in Chains as well as Consenting Adults, Dirty Business, Lady Killers and The Blue Angels. The last was an investigation into the pornography industry, but the Angels kept those bikinis on.

Call me an old-fashioned girl, but I would much rather have been an actress in the days of tease and jiggle than now, when every role offered to women between the ages of 18 and 35 will at some point include a close-up gynaecological examination. But that, as they say, was then. This is now. Now there's a film. When Drew Barrymore took it into her head to produce a big budget Charlie's Angels movie a couple of years back, you could practically hear the horny hands rubbing all across Hollywood at the prospect of every guy's favourite fantasy - the catfight - played out between mega-babes.

When it was confirmed that Cameron Diaz (aka Sexy Blonde Ex-Model) and Lucy Liu (aka Horny Oriental Wildcat) would star alongside Drew (aka Curvy Bisexual Wildchild), the media flew into a frenzy of activity detailing alleged friction and fur-pulling between the three and a spectacular bomb at the box office. It didn't happen and the film opened earlier this month to take m on its first weekend, going straight to the top of the film charts and staying there.

Diaz, Liu and Barrymore are good actresses and cool icons - but they seem diminished by playing the Angels in a way that the original cast did not. This is, I think, because they are taking it far too seriously, trying to make a feminist statement in an arena which is singularly unsuited to it. The problem is most clearly illustrated with the theme song, by the clumping Destiny's Child: "We're independent women/ All the honeys got the money/ All the mommas got the dollars." Which is blatantly both untrue and horribly self-righteous. What was fine as throwaway seems utterly demeaning as a big deal.

I was hardly a sweet innocent thing during the reign of the Angels - when it started, in 1976, I was a scrappy young punk of 16; and when it ended, in 1981, I was a notoriously cynical young madam of 21. But it spoke to me in those difficult years, nevertheless, about the gap between what you want and what you need, and - more importantly - between what it says on the shampoo bottle and the hair you end up with. I still can't hear that beautiful, yearning, swirling theme song - which spoke to us nervous young suburban virgins of career girls and swank apartments and sumptuous loneliness beside a swimming pool - without smiling and thinking, yep, it was worth it after all.

In its purest form, Charlie's Angels spoke dumbly to our dumb hearts, in those days before Aids, pierced navels and cable porn in every home. They were foolish, Day-Glo, layered, what's-your-sign, yes-I-like-pina-colada days, and frankly I loved them. But we're not that dumb any more, so there's no excuse.

And I won't be going to see the film.

What the angels did next
Merope Mills

Farrah Fawcett
(aka Angel Jill Munroe)
Fawcett quit Charlie's Angels after one season to pursue a film career, appearing in sci-fi flicks Logan's Run and Saturn 3. After splitting with first husband Lee Majors, she had a son, Redmond, with Ryan O'Neal. In the early 1980s she had a hit with The Cannonball Run, then disappeared into a string of TV movies. In 1995, she stripped for Playboy and has since been plagued by accusations of drug and alcohol abuse. On Letterman in 1997 she seemed "confused" and rambled incoherently for 20 minutes. She has been in Ally McBeal, and was cast by Robert Altman in his new film Dr T & the Women, for which she demanded cast and crew watch her nude scenes.

Kate Jackson
(aka Sabrina Duncan)
Jackson was forced to turn down the Meryl Streep role in Kramer Vs Kramer because of her Angels commitments. After leaving the series in 1979, she tried her hand at the movies in Making Love, a romantic comedy about LA swingers. Jackson went back to TV in the mid-1980s with Scarecrow and Mrs King, playing a suburban mom opposite Bruce Boxleitner. Then she was diagnosed with breast cancer, and campaigned to raise awareness of the condition. She had more health problems - including cardiac surgery in 1993. Two years later she adopted a child, Charles Taylor Jackson. Most recent role: alongside Shannen Doherty in the TV movie Satan's School for Girls.

Jaclyn Smith
(aka Kelly Garrett)
The only Angel to last all five series, Smith stuck almost exclusively to TV movies afterwards. She played Jackie Kennedy in 1981, Jennifer Parker in Sidney Sheldon's Rage of Angels in 1983, and Florence Nightingale in 1985 - she was soon nicknamed "queen of the miniseries". Smith got a TV series, Christine Cromwell, in 1989, in which she played the eponymous amateur detective. Before Angels, Smith was a Max Factor model; afterwards, she continued to front for the cosmetics company, as well as managing a signature collection for the oh-so-classy K-Mart chain. Smith is currently on her fourth husband, heart surgeon Bradley Allen.

Cheryl Ladd
(aka Kris Munroe)
Fawcett's 1977 replacement recorded two albums, Cheryl Ladd and Dance Forever, while doing the show. After it finished, she too graduated into TV moviedom, appearing in a stack of Danielle Steel adaptations. Her main movie highlight was playing a pill-popping hypochondriac in 1992's Poison Ivy - alongside, ironically, Drew Barrymore. Ladd divorced her first husband David (son of Alan) and married movie producer Brian Russell. She recently began writing children's books. In Permanent Midnight (her one recent movie credit of note) she played an ageing TV actress, star of a fictitious show called No Such Luck. She is currently appearing in Annie Get Your Gun! on Broadway.

Shelley Hack
(aka Tiffany Welles)
Before Angels, Hack was a successful model (the "Charlie" perfume ads) and struggling bit-part actor. Afterwards, she starred in two failed TV series, Cutter to Houston and Jack & Mike. She had small movie parts in Scorsese's The King of Comedy and the ur-domestic-slasher The Stepfather. In the 1990s, acting took a back seat to activism: she was a polling station supervisor in the 1997 elections in Bosnia-Herzegovina, and was asked by the Organisation for Security and Cooperation in Europe to produce televised presidential debates there. She is currently working to restore TV production in the country.

Tanya Roberts
(aka Julie Rogers)
After her brief Angels stint, Roberts got into features: sword-and-sandals fantasy The Beastmaster (for which Roberts did a Playboy spread in 1982), leopardskin cheesecake Sheena: Queen of the Jungle; and Roger Moore's final 007 flick, A View to a Kill. She then declared: "Most of James Bond's leading ladies have gone on to become big, big stars. And I'm going to join them… I'm not taking my clothes off any more." After three years of unemployment she began to crack, and became the doyenne of the straight-to-video "erotic thriller" industry. She packed all that in in the mid-90s, and rode the retro wave to score a leading role in That 70s Show.

• Charlie's Angels is released next Friday.

Guardian Unlimited © Guardian Newspapers Limited 2000

10/08/08 - 22:50

John Lennon? What a phoney!

Working-class hero? My arse! He was about as working class as a Wilmslow dentist. Sexy? He was hideous

Julie Burchill
Saturday December 9, 2000
The Guardian

I don't normally feel the need to return to the scene of a hate-crime - once I've dissed 'em, they stay dissed - but in John Lennon's case, I will make an exception. John Lennon! Even his name makes me feel nauseous. Was one human being, with the possible exception of Jeffrey Archer, ever such an all-weather compendium of lies, boasts and eye-watering phoniness? It's actually quite hard to think of a person you can't stand one damned thing about - even Jeffrey Archer's good for a cheap laugh - but Lennon takes the booby prize every time.

I would have let the old geezer rest in pieces if there hadn't been this recent flurry of sentimental activity around his remains. The Beatles Anthology book comes out and cretins queue all night for it. That album gets to number one. George Michael, whose once-sharp brain must surely have been well bleached by the bright brazen sun of La-La Land, buys Lennon's piano partly "to keep it out of tiny hands in Tokyo" and partly because Imagine was - ahem - the greatest song ever written, casting a giant shadow over today's bonsai bands. Liam Gallagher, Mr Brains Trust himself, names his kiddie after his all-time hero, while, in a Putative Project of truly sumptuous grotesquerie, plans for Yoko Ono and Michael Jackson to bring a Yellow Submarine musical to the West End stage in 2002 are announced.

To cap it all, any swot lucky enough to be blessed with BBC Choice can tonight experience "an evening of programmes dedicated to one of the greatest singer-songwriters and one of the most influential political artists of modern times". Yes, be still my beating heart as the Professional Widow introduces such toe-tapping classics as Instant Karma, Power To The People and No9 Dream (bet you can't whistle that one). There's also an ass-sucking documentary, Gimme Some Truth, in which (according to a reverent BBC press release) "an American fan turns up on Lennon's doorstep saying that he needs to talk to him because he believes that Lennon's lyrics were written specifically for him. He is invited into the house for something to eat." For some reason, this piece of writing made me hoot with laughter, so I just wanted to share it with you. And, as the cherry top, there's a long, lingering look at the "Lennon Shrine" in New York's Central Park, containing interviews with "the thousands of people who make a pilgrimage to the shrine on the anniversary of his death". And every one of them nuttier than his killer Mark Chapman, I'll be bound.

Lennon; what a phoney! For a start - working-class hero? My arse. The Marianne Faithfull cover version was more heartfelt! Lennon was about as working class as a Wilmslow dentist, unlike Paul, George, and Ringo. That's why the tosser was at art school in the early 50s, for Pete's sake! (And, on the subject of Petes, who was it insisted that the original Beatles drummer, Pete Best, be sacked because he was too good-looking and all the girls screamed at him? Right first time.)

Someone once said that pop stars must be either sexy or profound; when you get the pair, you've hit the jackpot. Lennon was neither. Imagine's lyrics could have come out of a stoned fortune cookie or maudlin Christmas cracker, and generally appeals to vicious go-getters who'd sell their best pet to a torture lab if the price was right. But more seriously, he wasn't sexy in the least - he was hideous, even when young. Those piggy little eyes, that thin, curtain-twitching little mouth, the voice a tight whine of ill-temper - ugh! If he was anything like as unattractive, whiny and boring as a child as he was as an adult, I'm not surprised his mother - Julia, by all accounts an attractive, intelligent, high-spirited woman who must have felt she'd given birth to a switched baby - ran away and left him with his Aunt Mimi. (See that early giveaway as to his manicured roots, by the way; working-class people never refer to their mother's sister as "Aunt"; she is invariably "Auntie".)

The young adult Lennon was an appealing chap, too: this is the man, remember, who, in front of a packed dressing room, shouted "QUEER JEW" in response to Brian Epstein fussing, "Now what shall I call this autobiography of mine?" He was crap during the Beatles - everyone knows that Paul wrote 99% of all the decent songs - and crap after the Beatles. He was always the weakest link. I'll take the spirit and soul of Ringo's Back Off Boogaloo and It Don't Come Easy over the smug platitudes of Woman or Starting Over, any day.

Ah, the Yoko years! Move over Romeo and Juliet, Dante and Beatrice and Jimmy and Janette Krankie, and let this pair of lovers show you how it's really done! In reality, of course, their alliance was a fetid mess of domestic violence, drug addiction and mutual adultery - hey, if I'd wanted that, I could have got it at home. After the initial provincial excitement of copping off with a "Jap", as Lennon so frequently referred to his lady love, I think it fair to say that there wasn't even a great deal of physical attraction - on either side, and who can blame either one after seeing that album cover? ("Couldn't Paul and Linda strip off instead?" said the sweet, vague Sir Joe Lockwood, head of EMI at the time Two Virgins was released. "They're so much prettier .") "I don't believe in Beatles - the dream is over," Lennon once sang. "I just believe in me - Yoko and me." I'd bet any money that the Yoko Dream turned out to be emptier and phonier than the Beatles Dream. But when Lennon wanted to turn back, he was too afraid of losing face. Instead, he swaddled himself in ("Imagine no . . .") possessions; at the height of their swinishness, the Ono-Lennons kept a whole apartment in the Dakota building, just below the one they lived in, for the exclusive occupation of their fur coats - just to keep them at the right temperature. Forget sex and drugs; that's probably the most decadent, vile pop star antic I've ever come across in my life.

Yet still the legend lives. But that doesn't make it legit. Lennon famously got into trouble for saying in the 60s that the Beatles were "bigger than Jesus" - pathetically, he also apologised when this statement threatened to damage their sales in the God-bothering US South. And, of course, it was a ridiculous thing to say - for a start, Jesus had better songs and he didn't go about calling people "Queer Jews". A far better comparison would be with the Queen Mother, about whom it is equally impossible to imagine the BBC ever making even a slightly critical programme. In the long run, I think that's what John Lennon will turn out to be: a Queen Mum body double, a dry run for the big one - the man who united one nation under a vale of tears.

10/08/08 - 22:41

"Endless Road ",Time Bandits,1982


ENDLESS ROAD
envoyé par 4z5rhr

10/08/08 - 22:20

Luv-You're the Greatest Lover ( 1979 )

10/08/08 - 22:11

Welcome to Waldolala.................................................................. : -) ! ! ! !

10/08/08 - 21:54

Welcome to Primetime,BITCH ! ! ! !

10/08/08 - 21:19

Mandy Moore, " Drop The Pilot ".

10/08/08 - 20:52

To ..... with Luv'.....................................................^^

10/08/08 - 12:00

Pour Benj..................................................................^^



Ah ! Ah ! Quel délice !
L'amour, l'amour dans les volubilis !

C'est une chambre charmante
Où une plante grimpante
Insinue ses tiges vertes
Par la fenêtre entr'ouverte,
Elle rend nos journées plus belles
Et le lit devient tonnelle
Fleurs violettes et violentes,
Comme celles des amours naissantes

{au Refrain, x2}

Notre amour suit les caprices
Des fleurs devenues complices
Qui nous frôlent de leurs pétales
En caresses végétales,
Si les fleurs ont un langage
Nous déchiffrons leur message
De parfum tendre et troublant
Qui dit: «Vivez dans l'instant»

{au Refrain, x2}

Matins, midis ont passé
Et les fleurs vont se fermer,
Bientôt la nuit va venir
Douce comme un souvenir,
Que m'importe si tout passe,
Si tout se fâne et s'efface
Je garde un bouquet au cœur
Fait d'un homme et d'une fleur

" L'Amour dans les Volubilis ",Marie-Paule Belle,1980

10/08/08 - 11:49

" Dead Man's Curve " -mon souvenir de ma baise de cete nuit ! ! ! !

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JAN AND DEAN


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Dead Man's Curve
Jan & Dean
(Christian/Berry/Kornfeld/Wilson)

I was cruisin' in my Stingray late one night
When an XKE pulled up on the right
And rolled down the window of his shiny new Jag
And challenged me then and there to a drag
I said, "you're on, buddy, my mill's runnin' fine
Let's come off the line, now, at Sunset and Vine
But I'll go you one better if you've got the nerve
Let's race all the way
To Dead Man's Curve"

Chorus:

Dead Man's Curve, it's no place to play
Dead Man's Curve, you must keep away
Dead Man's Curve, I can hear 'em say:
"Won't come back from Dead Man's Curve"

The street was deserted late Friday night
We were buggin' each other while we sat out the light
We both popped the clutch when the light turned green
You shoulda heard the whine from my screamin' machine
I flew past LaBrea, Schwab's, and Crescent Heights
And all the Jag could see were my six taillights
He passed me at Doheny then I started to swerve
But I pulled her out and there we were
At Dead Man's Curve

Partial chorus:

Dead Man's Curve, it's no place to play
Dead Man's Curve

Dramatic interlude:

Well - the last thing I remember, Doc, I started to swerve
And then I saw the Jag slide into the curve
I know I'll never forget that horrible sight
I guess I found out for myself that everyone was right

"Won't come back from Dead Man's Curve"

[repeat chorus to fade
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10/08/08 - 11:15



Hier soir,t'ai vu, en vrai,au Sun City,d'abord en entrant au hammam.
-On peut qualifier notre " rencontre " de non-existante ,dans la mesure où nous nous sommes limités à un " Bonsoir " de bon aloi,mais plusieurs choses de toi,peu visibles en webcam ,ou sur tes photos ,m'ont marqué.................................
-Un certain regard foudroyant que tu poses sur les gens lorsque ,semble t-il ,surpris,ou agacé.Seul mon prof d'anglais de 5é l'avait jusque-là ,ce regard ( et il l'avait souvent ! ! ! ! : ) .............................
Puis regard surpris de par le désir,en l'occurence,comme celui que tu portas sur les deux mecs en face de toi en train de se branler et de se sucer tour à tour.
T'ai revu un petit quart d'heure aprés ,un étage plus haut,dans le jaccuzzi,où tu me parus accuser une certaine fatigue ( du voyage ? frustration de n'avoir trouvé jusque-là personne ? -Autre chose ? ) ;tu te levas subitement,et devant tous ces messieurs ébahis ( dont moi ! ! ! ! ),nous montras ta " nature " de dos,le temps que tu reprennes ta serviette..............................................................
-Mais la chose physique qui m'a bien le plus fasciné chez toi,c'est ceci -ton tatouage de gaiko à l'épaule.................................................. -Rien que pour ça, pour ce détail,et rien que pour ce détail-là,Pierre Guyotat ,s'il t'avait rencontré,, aurait sans aucun doute fait de toi un de ses personnages............................................................

09/08/2008

09/08/08 - 00:08

Remarque à propos des"Carnets de Bord 1962-1969",de Pierre Guyotat......

Dans les"Carnets de Bord 1962-1969" de Pierre Guyotat,l'on remarque que,durant cette période,Pierre Guyotat semble rencontrer ( ou plùtot remarquer .............. ) de nombreux garçons.
Il aime les séduire.
Parmi ceux qui lui plaisent ( et q'u à un moment donné,il séduit ) ,énormément de jeunes étudiants américains,semble-t-il..............................
Je me demande:;y avait -il-donc TANT de jeunes Américains ( de sexe masculin ) que ça
à Paris dans les années 60-70-ou avait-il un"probléme psychologique,genre frustration sexuelle" vis à vis d'eux ,comme me l'avait fait remarquer une copine lesbienne suédoise, qui a lu les"Carnets",et que ce détail a,apparemment,complétement frappé ( plus que moi,d'ailleurs............. ! ! ! ! )..................... ?

09/08/08 - 00:03

The most intelligent,clever,smartest American guy on Earth.......

I have to point out somebody who ,in my mind ,has to be the'most intelligent,clever,smartest American guy on Earth', to quote my own posting title :Marc Bizer.
A teacher-and pundit of 16/17th French literature at Austin University,Texas,,Marc Bizer
already penned two books :the first one,"La Poésie au Miroir;imitation et conscience de soi dans la poésie latine de La Pléiade" ( Honoré Champion Editeur,232 p.,1995,Paris );and the second ,"Les Lettres Romaines de Du Bellay;les Regrets et la tradition épistolaire" ( Presses de l'Université de Montréal,304 p,2001,Montréal ),his most recent to date.
The man's achievements are remarkable;from a"Maitrise de Lettres Modernes ( mention "trés bien" ,June 1985)" in comparative literature at the Université de Paris-Sorbonne ( during which he-mostly-taught translation ) and an A.B incomparative literature with honors;"magna cum laude",at Brown University ( June 1982 ),he then went on to a Ph.d in Romance language and Literature at Princeton University ( January 1993 ),and has several grants and honors,including a French government dissertation fellowship ( 1990 ),as well as ,very recently,a "Liberal Arts Instructional Technology Grant "for his website,"Reading Between the Lines;A Text-Centered Approach to Practicing Literary Analysis Online" ( 2005-06 ).
( Information taken from his homepage,"Marc Bizer 's Homepage"-[www] )
On a more personal level,as one of his former students during his days in La Sorbonne,I can testify he certainly had a way to"win hearts and minds" (the LATTER of which he most certainly aimed at.... )
He did mine,anyway.
( P.S: Une-trés légére-faute de français s'est glissée dans sa page de liens-Saurez -vous la retrouver .... :-) ? )

08/08/2008

08/08/08 - 23:54

Un terme tombé en désuétude.......... ! ! ! !

Je constate que le terme"phallocratisme"n'est plus guére usité par les temps qui courent......
Pourquoi cela ?
Trop connoté années 70/années 80 ? ( donc,époques du"féminisme triomphant",dans l'imagination de beaucoup de gens........ )
Pas assez de saveur médiatique ("sexisme"parait plus à la mode..........! ! ! ! ) ?
Trop long à prononcer........ ?
......Et pourtant ,c'est le mot qui m'est venu à l'esprit en lisant certaines refléxions de Guyotat dans ses "Carnets" ( notamment lorsq'u il tente de justifier à deux ou trois reprises son désir -occasionnel,forcément occasionnel-des garçons .... ) .................. ! ! ! !

08/08/08 - 23:51

What's from my window....

I can see young fathers in a suit and tie with their kids from my window.
I can see young ( male ) tourists lolling about in la rue Ste-Croix de la Bretonnerie in -well,American turistic vein ( two of them,anyway are handsome and gorgeous ).
I still can see Paul Andrew Tipper and his friend,Paul,walking up to my place very early afternoon.........

08/08/08 - 23:46

Mecs aperçus............................

A coté de moi,avant-hier ,en terasse de restau,un jeune blond ,23 ans à tout casser,dont le carnet était REMPLI de phrases extraites de " Tombeau Pour 500 000 Soldats "....................................................................................... ! ! ! !

08/08/08 - 23:43

Pourquoi l'écoute de la reprise de " Da Doo Ron Ron " par les Carpenters ............................................

m'évoque-t-elle toujours cette époque où les périmétres du Drugstore St-Germain étaient " toujours encombrés de jeunes prostitués,avec les Américains -souvent jeunes ou étudiants,note de l'auteur de ce post-comme clients "....................................................... ?
-Est-ce un lien de cause à effet,je ne sais,mais ce post m'évoque également le fort souvenir de J,mon condisciple américain de Paris-IV d'il y a de cela 10 ans.....................................................................................
-J,qui s'il avait voulu aimer un autre garçon,m'aurait choisi,m'avait-il dit un jour durant notre période d'étude commune à La Sorbonne..................................................................................................................
-Josh,puisque c'est ton nom ,j'ignore si nous nous reverrons jamais à Paris un jour ( Un jour,tu m'avais parlé d'un projet que tu avais eu de vivre,et de travailler,en Savoie-le hasard d'une rencontre faite à Annecy, ou Albertville,m'avais-tu dit -,durant l'une de nos conversations " entre copains " à Paris-IV.......................................................................... ! ! ! ! ),et si je te ferai " passer de l'autre coté ",mais sache que je serai toujours là ,pour toi,comme ça, et que je t'aurai aimé trés tendrement.......................................................................................................................................

08/08/08 - 23:42

Mecs aperçus.........................................

hier aprés-midi à la brasserie" Le Sully ";Américain blond à lunettes ,28 ans,genre " " all-American expat student guy ".
Serveurs-un surtout ,brun ,yeux bleus,cravaté,avec une alliance de mariage,ou de fiançailles-Paraissait fixer intensément l'Américain blond de 28 ans dans l'attente de quelque chose......................................................................................................

08/08/08 - 23:39

Question à propos des " Carnets de Bords " de Guyotat..............................................................

Le fait q'ù on ne les trouve plus nulle part ,semble-t-il ,veut-il dire que l'on attend le deuxiéme tome-ou bien l'insistance déployée par Guyotat à suivre des garçons dans la rue dans ses carnets est-elle considérée comme politiquement incorrecte,en ces temps de sensibilisation aux problémes de harcélement sexuel,et de viol........................................................ ?

08/08/08 - 23:22

1974 Nederland...................................................................

08/08/08 - 23:08

Pour S,mon ex....................................................... ^^





08/08/08 - 23:00

Remember Luv'.......................................................^^ ?

08/08/08 - 22:57

Pour les fans du groupe néerlandais des années 70 Luv'...................................... ^^




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Luv

De dames van Luv’ zijn terug... en hoe?! Een reallife-soap op weg naar hun bijdrage tijdens het grote evenement van Froger, Joling & Gordon - Toppers in Concert!, de release van een DVD en eindelijk een compleet overzicht van Luv' op CD ‘Completely in Luv’’ getiteld.. Alle 4 originele albums aangevuld met remixes, jingles en spaanstalige versies van bekende hits. Als extraatje is deze 4CD voorzien van een mooi booklet met het artwork van de 4 albums plus hoesjes hun 10 grootste hits.

Luv’ was eind jaren ‘70, begin jaren ‘80 een van de succesvolste meidengroepen van Nederland. Met hun sexy uitstraling, fraai voorkomen en gemakkelijk in het gehoor liggende liedjes maakte Luv’ tot ver over de landsgrenzen naam en faam.
Het verhaal van Luv’ begint in 1977 als de producers Hans van Hemert en Piet Souer samen met manager Han Meijer het plan op vatten om een frisse meidengroep bijeen te zoeken. Van Hemert kent de Haagse Patty Brard, Piet Souer had al een plaat gemaakt met de Brabantse José van de Wijdeven en via audities wordt de blonde Amsterdamse Marga Scheide uit dertig meisjes gekozen om het trio te completeren. Luv’s debuut single ‘My Man’ bereikt in 1977 de twaalfde plaats van de hitparade, maar de tweede single ‘Dream Dream’ doet helemaal niets. Het grote succes komt pas als de dames in uitdagende kleding wekelijks verschijnen in het televisie-programma ‘Waldolala’. De titelsong ‘U.O. Me (You Owe Me)’ uit 1978 wordt een top drie hit en betekent de grote doorbraak. Met de opvolger ‘You’re the Greatest Lover’ scoort Luv’ datzelfde jaar haar eerste nummer 1 één hit, en met de tweede nummer 1, ‘Trojan Horse’ veroveren Marga, Patty en José heel Europa. Onder leiding van de nieuwe manager Pim ter Linde, en het muzikale tweemanschap Hans van Hemert en Piet Souer groeit Luv’ uit tot een goed geoliede hitmachine. Zowel het debuutalbum ‘With Luv’ als de twee hitsingles worden in1978 met platina bekroond.
In 1979 scoort Luv’ met de singles ‘Casanova’, ‘Eeny Miny Moe’ en ‘Yes I Do’. Het tweede album ‘Lots of Luv’ behaalt ook de platina status.
In 1980 stapelen de problemen voor Luv’ zich op als Patty Brard in Mexico verliefd wordt op de steenrijke zakenman Carlo Nassi. De singles ‘Anna Maria’, One More Little Kissie ’ en ‘My Number One’ worden grote hits, maar Patty stort in en vertrekt plotseling naar Los Angeles om daar aan een solocarrière te gaan werken. Ze wordt vervangen door Ria Thielsch, eerder zangeres bij Ricardo & The Flames. Ria is slechts op één Luv’ nummer te horen, ‘Billy the Kid’, uit 1981. Dat jaar komen er ook financiële problemen omdat Patty als aandeelhoudster van de BV Luv’ uitgekocht moet worden en Luv’ wel verder moet om aan de contractuele verplichtingen te voldoen. Marga raakt overspannen, maar in augustus 1981 komt Luv’ toch weer terug met de (voorlopig) laatste single ‘Tingalingaling’. Daarna gaat de groep uiteen. Patty en José hebben solo kortstondig succes. Marga Scheide trekt zich terug uit de muziekbusiness maar in 1989 is juist zij het die de groep nieuw leven inblaast. Met de twee nieuwe leden Michelle Gold en Diana van Berlo scoort Luv’ in oktober van dat jaar een bescheiden hit met ‘Welcome to My Party’. In 1993 komt Luv’ nog één keer in de originele samenstellig terug met een Mega Mix van hun oude hits. Alle tekenen wezen erop dat dit de laatste keer zou zijn. Niets is echter minder waar. In 2006 komt Luv' weer bijelkaar.
ALBUMS | SINGLES | DVD

Universal Music - CD Album HET MOOISTE VAN LUV (CD Album)
Release: 21 April 2006 | Artikelnr: 0602498542620

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08/08/08 - 22:38

Les Américains étonneront toujours........................................................


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L'ancien candidat à la vice-présidence des Etats-Unis et candidat malheureux à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, John Edwards a reconnu vendredi avoir eu une liaison adultère.

L'ancien sénateur de Caroline du Nord, âgé de 54 ans, a admis sur la chaîne ABC News avoir eu une liaison avec une cinéaste de 42 ans, Rielle Hunter.

M. Edwards a par contre nié être le père de l'enfant mis au monde en février par Mme Hunter. M. Edwards a cependant indiqué qu'il n'avait pas fait de test de paternité.

Il a expliqué qu'il ne pouvait être le père de l'enfant car il avait mis fin à sa liaison avec Mme Hunter bien avant la naissance du bébé.

Un ancien conseiller de la campagne de M. Edwards, Andrew Young, a indiqué qu'il était le père de la fillette.

Selon des amis de Mme Hunter, M. Edwards aurait fait sa connaissance dans un bar de New York en 2006.

Depuis plusieurs semaines, M. Edwards était dans le collimateur de la presse à scandale qui le soupçonne d'avoir eu un enfant avec cette cinéaste. Interrogé à plusieurs reprises par les médias sur l'éventualité d'une liaison avec Mme Hunter, M. Edwards avait toujours opposé un démenti.

En reconnaissant avoir eu une liaison avec Mme Hunter et en admettant implicitement avoir menti lorsqu'il avait été interrogé à ce sujet, M. Edwards pourrait voir sa carrière politique brisée et ruine définitivement ses chances de devenir le colistier de Barack Obama.

Colistier de John Kerry en 2004, M. Edwards s'était lancé dans la course à l'investiture pour la présidentielle de 2008 avant de se retirer fin janvier.

L'ancien sénateur de Caroline du Nord est marié à Elizabeth Edwards, une femme extrêmement populaire en raison de son combat courageux contre une forme de cancer inopérable. Le couple Edwards a trois enfants.

08/08/08 - 22:20

Article du TLS.............................................................


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TLS Literature & Criticism

Times Online March 15, 2006

The inhuman work of Pierre Guyotat
John Taylor
Catherine Brun
PIERRE GUYOTAT
Essai biographique
509pp. Paris: Léo Sheer. 30 euros.
2 915280 76 2

Pierre Guyotat
CARNETS DE BORD
Volume one – 1962–1969
640pp. Paris: Lignes et Manifestes. 27.50 euros.
2 84938 034 2

MUSIQUES
144pp. Paris: France Culture / Léo Sheer. 85 euros.
2 914172 73 7

The French novelist Pierre Guyotat, who was born in 1940, raises disturbing questions about violence, lasciviousness, intellectual liberty and the future of human society. Especially since the publication of Tombeau pour cinq cent mille soldats (1967) and Éden, Éden, Éden (1970), what leaps to the eye in his novels astonishes, stuns, shocks and often disgusts: emotionless sexual intercourse, methodical military torture, cruel relationships based on slavery or prostitution, not to mention the strange spellings, displaced accents, eccentric punctuation, “Guyotatized” foreign terms, barbarisms, onomatopoeic coinings and other bizarre neologisms that characterize subsequent novels such as Prostitution (1975; revised edition, 1987), Le Livre (1984) and Progénitures (2000). This novelist, who was nicknamed “Doudou” in childhood because of his gentleness, has provoked scandals with nearly every book (Éden, Éden, Éden was banned between 1970 and 1981 in a rare case of censorship in post-war France; the novel is available in an English translation from Creation Books). Guyotat admits that he “painfully produces an oeuvre that is inhuman, against nature, both in mind and language”. “My ‘savage’ working material banishes me ever more irremediably”, he adds, “from society . . . even from my own being.”

The preceding remark, cited by Catherine Brun in Pierre Guyotat: Essai biographique, signals just one of several arresting paradoxes about this “artist” (as he prefers to be called): few authors have gone to such trouble to explain themselves. Besides interviews scattered in periodicals, Guyotat has published two collections of mainly autobiographical essays, Littérature interdite (1972) and Vivre (1984; revised edition, 2003) and Explications (2000), a remarkable book-length interview with Marianne Alphant. These three books help one to tackle Guyotat’s difficult work for the first time. And now, alongside Brun’s biography, still other invaluable propaedeutics have appeared.

*
Guyotat’s first two novels, Sur un Cheval (1961) and Ashby (1964), have recently been reissued as a single volume by the Éditions du Seuil. Stylistically transparent in ways that his subsequent books are not, they are love stories, with an arresting emphasis on amorous yearning and sexual abstinence. Mainly set in England and Scotland, where Guyotat spent the summer of 1955, both novels reveal the author’s early passion for Thomas Hardy and the Brontë sisters. Partly drawing on his personal life, Guyotat is working through his own infatuations, notably with a young woman whom he met in Paris in 1960 and who is fictionalized as “Nine” in Sur un Cheval. Other passages reflect his revolt against his family and especially his father, a medical doctor and respected regional politician. The Shakespearean pen name under which Sur un Cheval was first published could not be more trenchant: Donalbain, Duncan’s son in Macbeth, who refuses to take up arms to avenge his murdered father and rejects the throne. In the second novel, Donalbain becomes a character.

With hindsight, one sees that the first two novels announce the bold writing to come. They display Guyotat’s narrowing focus on, not the morality, but rather the phenomenology of sexual desire; and they show his growing concern with consciousness, multiple viewpoints, the non-linear representation of time, and cruelty (especially in Ashby). Sur un Cheval, the more engaging of the two books, is collage-like and polyphonic, revealing (as Brun suggests) Guyotat’s close readings of Faulkner’s As I Lay Dying and Roger Nimier’s Le Hussard bleu.

The thick first volume of Guyotat’s Carnets de bord (“Logbooks”), covering the years 1962–9, offers precious insights into the author’s literary and philosophical quests. It records his wide reading during those formative years. Besides Faulkner’s novels, Guyotat devoured the Old Testament, the Iliad and the Odyssey, as well as The Thousand and One Nights. Above all, the volume unveils how the initial versions of his manuscripts are based on precise daily observation. As an aficionado of Balzac (another cherished mentor), Guyotat would stroll Parisian streets and jot down brief descriptions of the alluring young women and (especially) men he came across. He describes their bodily attitudes, gestures, language, clothing, and the bulges in men’s tight jeans. “Use this in Eden!”, he orders himself. Elsewhere, he points out (with reference to Tombeau . . ., also available in English from Creation Books) that he selects details mirroring the gruesome, banal realities of the First World War, the Second World War or the Algerian War because they represent “une atteinte à l’image de Dieu dans l’homme”. To chronicle human life strictly at the “animal” level – a narrative restriction implying the total absence of a God and all other forms of transcendence – is also a decision eventually made by this writer who attended Catholic boarding schools, albeit rebelliously, and acquired an intricate knowledge of the Bible. At one point, he even wanted to become a priest.

Perspectives on Guyotat’s realism, materialism, aesthetics and never-relinquished search for divine sparks of some sort are opened up in Musiques, his commentaries on classical and contemporary music, originally broadcast on the radio station France Culture. (The book includes twelve broadcast CDs.) Besides evincing well-informed enthusiasm for composers ranging from Orlande de Lassus and Monteverdi to Wagner, Schumann, Debussy, Bartók and Berg, his digressions about his own life and art are candid. In the past, Guyotat has emphasized his debt to music, but never has it been so clear that a “musicalisation de la langue”, as he phrases it, lies at the heart of his project. To his mind, all that is base, low, sordid – in a word, “human” – can be musically exalted. Although Guyotat does not put it this way, think of the technical problems facing a painter (or composer) who is working on a crucifixion scene: the blood, mud, thorns, spears and tears must all be expressed with rigour and – not least – a terrifying beauty.

Music came to Guyotat through his artistically and musically inclined mother, as we learn in the biography. Brun also delineates the lives of other prominent relatives. One direct ancestor was Ethiopian; another was the first cousin of the famous Curé d’Ars (Saint Jean-Marie Vianney); still another co-directed the firm which sent Arthur Rimbaud to Harar to run a factory. During the Second World War, several relatives worked in the French Underground. Two aunts survived torture by the Gestapo, then internment in concentration camps; an uncle, in the Resistance, was exterminated in Oranienburg-Sachsenhausen.

A small boy at the time, Guyotat was indelibly marked by the Occupation and its aftermath. The first publicly broadcast voices that he remembers hearing were those of Hitler, Mussolini and Pétain. Similarly, the first images of naked bodies that he saw were post-war photos of corpses piled up in Nazi extermination camps. Other early traumas include the sensitive boy’s stuttering. Finally, when Guyotat was seven, four adolescents gang-raped him in an empty classroom. These and other “fertiles traumatismes fondateurs”, as the biographer phrases it, certainly cast light on Guyotat’s themes and literary development.

Moving beyond biography, Brun sharply analyses Guyotat’s style, as it has evolved from Tombeau . . . to Progénitures and, presumably, the long-announced Histoires de Samora Machel. (Another book, Coma, relating to the author’s nervous breakdown in 1980–81, has recently been announced as well.) Interestingly, a number of key words used by Guyotat are tracked to their regional or patois origins. (He grew up in the town of Bourg-Argental, between Lyons and Le Puy-en-Velay.) Other terms come from Arabic and Kabyle. Guyotat became acquainted with both languages during his military service (1961–2) in the Algerian War and later during his frequent trips to North Africa. Finally, the novelist relished the ancient Greek and especially the Latin that he learned at school. Alongside other transpositions, he applies the Latin ablative absolute to French in order, as he explains, “to efface anthropomorphism and make different processes take place simultaneously”.

In Guyotat’s mature novels, “processes” (action) and the epic viewpoint are primordial. Instead of traditional plots, his fictions exhibit long sequences of brief, distinct acts that force the reader to contemplate humanity in its most rudimentary and repugnant postures. So scrupulously factual are his depictions that they formulate a provocative philosophical position engaging materialism, social determinism and individual freedom in a totalitarian context of slavery and prostitution. In the Carnets de bord, he often reminds himself to revise manuscripts so that action per se will be brought to the forefront. “Totally suppress adverbs in order to relieve the action of temporal and psychological burdens” is a typical command.

Writing of German philosophy, he observes that it resembles an “écume nostalgique d’un fond de mer tumultueux (action)”. Thanks to Brun and the Logbooks, it becomes easier to comprehend how Guyotat “sings” that tumultuous bottom of the sea. And like the sea, Guyotat’s epic novels somehow seem timeless; or more precisely, simultaneously set in the past, present and future.

Brun also clarifies punctuational oddities such as Guyotat’s apostrophes, which mark apocopes and syncopes of mute “e”s. For every word, he attends to this central element in French prosody. Clearly, we must learn to read him as a poet (and composer). After all, Progénitures is an epic novel in verse, a fact that few critics appear to have noticed. Guyotat calls each line a verset (in the biblical sense), and each is metrically (syllabically) counted out. The author insists that Tombeau pour cinq cent mille soldats is not a novel, but rather “seven songs”. Close inspection reveals that Guyotat, like a librettist, arranges vowels, consonants and diphthongs (or their respective conspicuous absences) into certain patterns. These arrangements obey a sort of private solfège, the ear, and the body in general, is all-important to his creativity. In Musiques, he recalls how, before going to sleep in his Catholic school dormitory, he would invent “bucco-mental” symphonies by using his teeth, tongue, and lips. It is not far-fetched to claim that the extravagant, at once guttural and sibilant, music of Progénitures derives from such precocious experiments.

Guyotat is a radical in his no-holds-barred exploration of subject matter avoided by most poets and writers, but he is also a conservative who values declamation, epic amplification and classical prosody. He pays homage to Antonin Artaud, but also to Alfred de Vigny and André Chénier. If you suspect that he might like, say, underground rock music, you learn that he much prefers Stravinsky – as well as Indian and Afghan classical music. He marvels at both contemporary architecture and fossils. Catherine Brun perceptively evokes “two faces of the same project”: the “anticipation of a possible future of the [French] language and the memory of its past”. Is his writing also a “music”? Or, as Guyotat sometimes claims, a “total art”? Call the results what we may, they offer one of the most extreme reading experiences in world literature.



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08/08/08 - 22:15

Interméde littéraire....................................................

" En ce temps-là,la guerre couvrait Ecbatane.Beaucoup d'esclaves s'échappaient,s'accrochaient aux vainqueurs,mais quand ceux-ci voulaient les faire parler sur la résistance des occupés,les esclaves refusaient de livrer le nom de leurs anciens maitres,ils retombaient alors dans une plus grande servitude.Ecbatane était encore la plus verte capitale de l'Occident;elle avait été batie sur quinze kilométres de cotes .Chaque jour,les plages en contrebas du boulevard du front de mer ,se couvraient de cadavres de jeunes résistants débarqués la nuit et fusillés par les sentinelles de mer.Les vainqueurs avaient vaincu sans peine:ils avaient pris une ville qui se débarassait de ses dieux " ( Début de " Tombeau Pour 500 000 Soldats" )

08/08/08 - 21:52

Interview pour ceux que ça intéresse ............................................................................


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Pierre Guyotat

par Michel Surya
Lire, décembre 2000 / janvier 2001


En octobre nous donnions à lire un extrait de «Tombeau pour cinq cent mille soldats» que Guyotat écrivit à 25 ans. Ecoutons aujourd'hui cet écrivain hors du commun parler du risque d'écrire, du dessin de la phrase, de son horreur du cliché, de la barbarie qui réside dans le refus d'oser penser.

Comme tous les écrivains mythiques, Pierre Guyotat, 60 ans, est absent de ce qu'il est convenu d'appeler le cirque médiatique. Et le fait qu'il n'y participe pas ajoute ainsi à sa légende née, en 1967, lors de la parution de Tombeau pour cinq cent mille soldats qui transcende la guerre d'Algérie en épopée moderne, avec une violence verbale inouïe. Sa manière crue d'écrire le rapproche d'Artaud et de Genet. Ses lecteurs enthousiastes, parmi lesquels Michel Leiris et Roland Barthes, évoquent Joyce à son propos, tant il triture, malaxe, réinvente la langue qu'il érotise à tout bout de champ de bataille. Son œuvre de feu l'a conduit en prison pour «atteinte à l'ordre moral de l'armée», car les autorités françaises des années soixante n'ont pas apprécié qu'il décrive des soldats érigeant la barbarie en institution, sur fond de sauvageries sexuelles. Tous ses livres sont des pamphlets politico-poétiques contre la bêtise des hommes qui s'entretuent au lieu de s'aimer. Eden, Eden, Eden fut censuré de 1970 à 1981, en raison de sa vision de l'humanité, vaste bordel soutenu par les piliers de l'esclavage et de la prostitution.


On vous a récemment vu et entendu lire, en public, les trente dernières pages de Progénitures. A Marseille, où une exposition vous était consacrée en même temps qu'on programmait un choix de vos grands films préférés. Vous faites beaucoup de lectures depuis de nombreuses années, beaucoup d'interventions publiques, tant en France qu'à l'étranger; est-ce dire que la chose publiée ne vous suffit pas ou est-ce pour démentir l'idée très répandue selon laquelle vous seriez un écrivain secret, un mythe?

P.G. Oui, la chose publiée ne me suffit pas. Parce que la chose publiée a perdu aujourd'hui une part essentielle de sa force. Parce que, aussi, la lecture publique est une épreuve, un défi, un risque qu'il est bon de prendre. On se sent si bien après. Et c'est aussi une façon très simple de découvrir et d'évaluer le pouvoir qu'a le verbe qu'on crée; et ceci n'est pas aussi sans inquiéter. Moi, du moins, ça me tourmente. Tout autant que la séduction, l'influence profonde que les textes que je fais ont sur beaucoup de jeunes en particulier. Et quand on a ce pouvoir du verbe, on se moque bien du pouvoir littéraire local. Sans ces lectures et sans ces interventions publiques, sans ces extériorisations du risque qu'il y a d'écrire, et d'écrire comme je le fais, ma «vie d'auteur» serait insupportable. Et, en dépit de la dureté de l'attente, du trac - mais ce n'est pas du public qu'on a peur alors, c'est de soi, en tant qu'interprète -, c'est une sorte d'exorcisme de ce qu'il y a de monstrueux dans ce qu'on écrit, une manière d'assumer et d'accepter ce qu'on a fait; ce qui ne va pas de soi. Il y a aussi que, tout en prononçant ce qu'on a fait, on en voit les forces et les insuffisances momentanées, et il m'arrive souvent de corriger sur le vif, dans le moment même de la prononciation publique - où l'on pense, du reste, à beaucoup d'autres choses en même temps. Quant à la question du mythe, j'ai l'impression que plus je me montre, et plus je parle, plus le mythe du clandestin maudit se renforce; mais il faut dire que l'œuvre que je fais, à chaque fois, ramène à ce mythe.

Ecrivez-vous en pensant, en anticipant ces moments de lecture et d'intervention publique?
P.G. J'ai commencé enfant à aimer la poésie, l'écriture en général, comme muettes. Pour moi, même la beauté en matière de langue, c'était le silence des phrases, plutôt leur dessin. Pour la voix, il y avait la musique dont j'étais plein déjà. Ce n'est qu'après Eden, Eden, Eden (1970) que j'ai commencé à imaginer la langue comme pouvant produire des sons extériorisables. Et la découverte intérieure de la langue comme prononçable, comme voix, cela a été pour moi un drame de tous les instants.

En quoi, un drame?
P.G. Un drame parce que, en France du moins, jusqu'à récemment, la seule intervention publique de l'auteur, de l'écrivain, c'était l'intervention politique. Au XIXe siècle, l'auteur lisait son œuvre en privé; on se souvient de la lecture de La tentation de saint Antoine par Flaubert à ses amis, et de son échec. En France, on s'est toujours méfié du son. J'ai souvent dit que j'étais passé de la littérature à l'écriture, puis de l'écriture à la langue, puis de la langue à la voix. Ces passages ont été chaque fois des crises violentes, parce que, tout simplement, vous passez en quelque sorte ainsi de la surface à la profondeur, de l'ornement à l'aveu, puis de l'aveu à l'aveu artistique: vous dévoilez peu à peu presque tout de votre être; vous assumez surtout une forme publiquement, et c'est bien le plus dur, plus dur que n'importe quel aveu de vie. Vous assumez non plus une expression mais une création, si je puis dire clés en main. C'est-à-dire monde, mots, syntaxe, rythme, tout en même temps. Et à ce moment, vous êtes ridicule ou magnifique. On imagine peu à quel point la rupture avec la langue maternelle fait mal, à quel point la plus petite transformation vocalique peut entraîner de troubles et de doutes sur ce qu'on fait. Oui, le doute de l'artiste est une réalité réelle: le doute de Kafka sur son œuvre, qui nous paraît aujourd'hui incompréhensible, il l'a réellement vécu, et pas d'une façon romantique, en imaginant qu'il aurait une postérité. Kafka s'est réellement pensé comme devant douter de lui-même en tant qu'artiste. C'est même ce doute qui l'a poussé vers plus de grandeur encore, et sans qu'il sache que c'était grand. Je peux moi-même être ému par ce que je lis de moi, mais ça ne veut pas dire du tout que j'y crois comme devant avoir une postérité quelconque. Le Moi qui est ému, ce n'est plus moi.

Vous avez parlé de rupture avec la langue maternelle. Mais cette rupture est-elle aussi radicale ou définitive qu'il y paraît?
P.G. Quand je dis langue maternelle, je veux parler de la langue telle que je l'ai reçue, du moins de l'état dans lequel elle se trouvait alors. Car c'est bien de langue française qu'il s'agit ici, dans Progénitures en particulier. C'est un drame d'avoir à écrire dans une seule langue. C'est-à-dire, à l'intérieur d'une tradition nationale malgré tout. Quand pourra-t-on enfin créer dans une langue planétarisée? J'ai seulement, peu à peu, refusé la littérature, c'est-à-dire l'ornementation par les mots de la réalité, qu'elle soit externe ou interne. J'ai souvent dit que je ne pouvais pas mettre en place ce monde qui est le mien, un tel monde, dans la langue de tous les jours comme dans la langue littéraire conventionnelle. De même que par ce monde qui est le mien (putain, charogne, misère, menace du massacre, etc.) je retourne à l'élémentaire, à la faim, au désir, à la défense du territoire, à l'animalité et à ce qui, dans l'homme, ne peut se résoudre à la seule animalité ou à la seule humanité, à la souffrance métaphysique en somme, de même s'est imposée à moi, musicalement, et logiquement, cette langue rapide (élision du e muet, disparition de prépositions de lieu, de temps inutiles, etc.), expressive (accentuation renforcée, désaccentuation, etc.), essentielle (contraction des mouvements, du temps, de l'espace, etc.). En quelque sorte, j'efface de la langue tout ce qui m'y paraît inutile, tout ce qui n'est pas expressif. Mais il s'agit d'une langue que je connais bien depuis l'enfance, que depuis l'enfance je pratique poétiquement; il ne s'agit donc pas d'une fantaisie sonore (pour le plaisir du son). Je connais cette langue et ses ruades internes, ces mouvements presque de fœtus dans le ventre de la mère patrie. Mais je connais aussi, du moins dans leurs sons ou dans leurs structures, les langues européennes et elles interviennent toutes dans cette transformation que je fais: rien de tel aussi que l'écoute de la musique vocale ou du cinéma parlant de tous les pays pour comprendre une langue et pour se transformer soi-même en langue, en instrument; drôle de vie, drôle d'avenir!

Cette langue, vous le savez, on dit souvent qu'elle est difficile; c'est même un des clichés qui s'attachent à votre nom; qu'est-ce que ce genre de clichés vous inspire?
P.G. Il y a déjà une première contradiction dans l'organisation de ces clichés: les mêmes qui me déclarent illisible sont ceux aussi qui jugent mon œuvre scandaleuse et qui perpétuent le cliché de son illisibilité. Mais, dire d'une œuvre qu'elle est scandaleuse, c'est dire qu'on l'a lue un peu et qu'on l'a comprise, au moins assez. Mon idée est donc que ceux qui utilisent au sujet de cette œuvre les mots «illisible», «scandaleux», ne tiennent pas ces deux mots de leur expérience personnelle de lecture: ces deux mots leur sont transmis par d'autres. Et depuis maintenant plus de trente ans, la transmission fonctionne. Dans la configuration éditorialo-critique française, c'est presque devenu une affaire de famille. Si ceux-là continuent de soutenir cette contradiction, c'est-à-dire s'ils ne lisent pas cette œuvre, c'est soit parce qu'ils ne veulent pas la lire mais qu'ils sentent tout de même qu'il y a dedans quelque chose de fort, soit qu'ils ne peuvent pas la lire parce qu'ils sentent qu'il y a quelque chose dedans de trop fort, et qui leur fait peur. Il y a aussi aujourd'hui qu'on veut tout comprendre, tout et tout de suite. Est-ce que ceux qui lisent les livres réputés lisibles croient qu'ils ont tout compris? Sont-ils sûrs d'avoir bien compris la ou les significations voulues par l'auteur? Si on relit un livre, si on réécoute une musique, si on revoit un tableau, c'est bien, au-delà du plaisir immédiat, pour en comprendre chaque fois un peu plus (ou un peu moins). C'est les «vous saurez tout», «vous savez tout» et «vous avez tout compris» de la télévision. Le sujet peut être: la génétique, l'infini, etc., et même toute l'actualité au monde sur un jour. Et, en effet, tout le monde sait tout, et a tout compris, après moins de une ou deux minutes de sujet-reportage. Comme si ce qui avait demandé des années, des siècles pour être inventé, mis au point, défendu, pouvait être compris immédiatement par nous qui, en quelque sorte, en vivons presque quotidiennement les effets technologiques. Je pense, moi, de plus en plus que la critique et tout ce qui grouille autour ne ressentent comme lisibles que les «œuvres» ou les productions où agit le plus cette réalité actuelle du langage comme ensemble de signaux. C'est-à-dire que les mots aujourd'hui ne doivent plus signifier, signifier un sens, une force, encore moins une étymologie, etc., mais seulement signaler vaguement. Les mots ne sont plus que des repères, des repères sans existence intrinsèque, qui conduisent à cette sorte de béatitude actuelle. Rarement le mot a été aussi éloigné de son origine, rarement il a été pratiqué et lu dans un écart aussi large: si vous ramenez le mot dans son gîte, qui est le sens, vous êtes illisible.

Est-ce que cette accusation d'illisibilité est faite pour infléchir votre travail, même si peu que ce soit?
P.G. D'aucune façon. Car n'étant pas moi-même un lecteur de choses difficiles, je me garderais bien d'en écrire. Néanmoins, je considère la persistance de ces sottises (malgré une compréhension accrue, tout de même) comme une réalité navrante, indigne de ce qu'on conçoit sous le terme de civilisation: c'est-à-dire, à quoi sert que tant et tant d'auteurs, de philosophes, etc., aient produit à la limite de leurs forces pour qu'on en arrive à une telle naïveté, à une telle immaturité, pour qu'on en arrive à cette sorte de moralisation généralisée de toutes les activités humaines; on a trop souvent l'impression, en lisant, en écoutant les médias, que cette civilisation a peur d'elle-même, qu'elle se refuse à ce qu'elle a acquis: la maturité. Contrairement à ce qu'on croit, la barbarie n'est peut-être pas dans le recul de la morale, mais dans le refus d'oser penser. Oser penser suppose justement qu'on se mette soi-même en difficulté, et qu'on s'y mette publiquement. On ne peut avancer dans la pensée que dans l'inconfort, dans l'humilité (mais pour éprouver cette humilité, il faut avoir connu l'humiliation). On sent aujourd'hui, une fois de plus, que c'est le plaisir qui prime. Mais quel plaisir? Je pense par moments que, dans cette phase actuelle de l'idéologie nivelante, la grande œuvre d'art, dont on a pu constater depuis bien des siècles qu'elle n'a peut-être pas grand-chose à voir avec ce qu'on appelle la beauté ou la bonté, l'idéologie d'aujourd'hui tend à la réduire, à réduire donc ses auteurs: pour que chacun se sente un petit peu Cézanne, un petit peu Mozart, un petit peu Rimbaud: c'est un effet pervers de la démocratisation; il faut réduire l'écart entre le «génie» et le consommateur; donc réduire l'œuvre d'art à une question de plaisir; donc de lisibilité; donc d'illusoire compréhension immédiate. Réduire par exemple l'écart entre Beethoven et le mélomane, en insistant sur la grossièreté, voire sur la radinerie du «génie», sur son usage des bordels, pour éventuellement même réduire la grandeur de l'œuvre, c'est-à-dire, par exemple, revenir sur ses longueurs, ses répétitions... Réduire l'écart entre un Mizoguchi et son spectateur, en en remettant sur sa brutalité présumée avec les femmes. Il est tout de même étrange que, naguère, la grandeur d'un artiste ait été un élément du sacré quotidien, et que ses turpitudes aient été mises alors à son actif, aient constitué un élément actif de sa légende objective; aujourd'hui cela sert à la niveler. Et, naguère encore, cette distance entre, par exemple, le mélomane et le génie écouté était une composante essentielle de l'écoute de l'œuvre: c'était une émotion constitutive du drame qu'est l'écoute - la vision, la lecture - d'une grande œuvre. Si l'œuvre que je fais était si illisible, serait-elle publiée? serait-elle traduite, comme elle l'est - par des traducteurs qui le demandent? serait-elle jouée, au théâtre? Ou alors, si Progénitures est illisible, c'est que toute la littérature française est illisible aussi. Dans son histoire langagière, dans son mouvement rhétorique, politique, métaphysique.

Est-ce que vous ne soupçonnez pas que cette accusation doive secrètement à autre chose, à d'autres raisons?
P.G. Bien entendu. Si je n'utilisais qu'un procédé par livre, la chose étant annoncée, le livre passerait sans problème. Il se trouve qu'ici il ne s'agit pas de procédé, mais d'un mouvement profond qui déclenche plusieurs transformations à la fois. La scène étant elle-même «inattendue», c'est tout le corps même de la langue française qui est secoué. Et comme ici, en France, la langue paraît être illusoirement le repère maximal, tout le monde s'accroche à cette chose qu'elle est devenue. Je l'ai déjà dit, à maintes reprises même, le recul supposé de la langue française dans le monde n'est pas dû qu'à l'impéritie et à l'égoïsme de ceux qui sont officiellement chargés de la promouvoir, mais au fait que cette langue se présente aujourd'hui, dans son profil actuel, comme désarmée, inoffensive, non offensive, sans aspérités pour accrocher le cœur des gens. Quand j'étais enfant, les instituteurs, les maîtres faisaient la chasse aux clichés. Maintenant que le style publicitaire s'est imposé à tout ce qui est, au journalisme, et par le journalisme à la littérature elle-même, le cliché est roi. Or le cliché est aujourd'hui ce qui fait passer l'œuvre. Ce sont les clichés qui rendent une «œuvre» lisible. Parce que c'est ce qui la fait vendre. Le cliché est roi, et chaque mot doit se vendre: plus il est faible, supposé convenir à tous, mieux il se vend.

Il y a ce qu'on dit de la forme de votre œuvre; mais il y a aussi ce qu'on dit de ce qu'elle représente. Vous n'ignorez pas qu'on dit le plus souvent que ce que vous représentez avec cette œuvre est monstrueux.
P.G. Oui, mais beaucoup aussi la considèrent tout à fait autrement. Et je le mesure bien quand j'en fais des lectures publiques: je constate à quel point beaucoup sont touchés par la sensualité de la scène, des actes, des figures, par l'abondance des images de nature, de cosmos, et aussi par le mouvement, par l'élan de prière, d'imploration. Le public sent bien alors que ce monde n'est pas fermé sur lui-même, qu'ici la matière ne se satisfait pas de son état de matière. Vous savez, je ne calcule pas, je ne décide pas que cette œuvre sera plus métaphysique que celle qui précède. Il se trouve que je mûris moi-même en tant qu'être humain, en même temps que cette œuvre, et je pense de plus en plus que celle-ci n'est qu'une métaphore, avec des apparences sociales, historiques, sexuelles, de la séparation de l'homme d'avec Dieu. Je ne sais pas si je crois ou pas, mais j'ai eu longtemps, enfant, et un tout petit peu adolescent, ce qu'on appelle «la foi», au point de vouloir très fortement être prêtre, c'est-à-dire peut-être appartenir à tous, à défaut de n'appartenir qu'à Dieu; j'ai donc appris à écrire, et à écrire de la littérature, dans cette main de Dieu, en quelque sorte. Il est donc logique qu'il m'en reste quelque chose, et peut-être beaucoup plus que je ne le crois; mais c'est aussi d'écrire qui m'a séparé de la foi, qui m'a fait douter de Dieu et de son incarnation dans le Christ. C'est-à-dire que c'est l'acte de création qui m'a fait assez rapidement considérer que le monde n'avait pas été créé par Dieu. Mais peut-être est-ce par l'exaspération, par la radicalisation de ma langue, par l'amélioration de mon art, par la fructification inattendue de ce don artistique, donc par le renforcement de cette scène où le sexe apparaît plutôt comme une nécessité fantomatique, par le renforcement de cette représentation de cette séparation, que je serais, comme on dit, susceptible de revenir non pas à ma foi d'origine mais à plus encore: au tourment, au supplice en somme qu'il y a pour l'être humain à vivre sans absolu. Au lieu de cet absolu, il faut se contenter, hélas, de l'élan vital du Moi qui résiste à tout. C'est l'élan vital du Moi, plus fort que toutes les peines, que toutes les douleurs des autres, plus fort que toutes les morts autour de soi après lesquelles on pensait ne plus pouvoir vivre, plus fort que toutes les pertes de foi imaginables, c'est cet élan, terrible et formidable, qui sépare l'homme de cet absolu, qui rend l'absolu caduc, qui l'éteint, qui le fait exploser. L'empathie la plus complète avec l'autre n'empêche pas qu'on n'est pas l'autre. Y a-t-il dans tout ça de quoi en remettre? C'est là-dessus que l'art travaille, c'est à partir de ce constat difficile, vertigineux, qu'on peut commencer à créer.

Pierre Guyotat

Critique
Progénitures
mai 2000

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08/08/08 - 21:00

Ce livre...................................................



-m'a toujours accompagné dans tous mes déménagements,de la place Wagram au Marais en 1981,et du Marais à la rue Stendhal,puis de la rue Stendhal à l'avenue Philippe-Auguste cette année................................................................








08/08/08 - 20:33

-MON OPINION sur les talents de Gérard Holtz.......................................................

-Gérard Holtz n'a jamais été un trés bon journaliste -bandant à ses débuts en 1975
sur la 2,mais c'est tout...............................

03/08/2008

03/08/08 - 21:30

Coincidence............................................................................................... ?

-En 1965,alors que Pierre Guyotat venait à peine de terminer et de publier " Tombeau Pour 500 00 Soldats ",Billy Nencioli chantait ,en tant que " Samson " ,dans l'émission éponyme du jeudi aprés-midi ," On lui a donné un casque/Un treillis/Et il a dit merci "...........................................................................................

 

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" I KNOW YOU KNOW I NEVER KNOW ,BUT ONE THING I KNOW CERTAIN;THE PERFECT MAN IS GAY ". ( CITATON D'UN AMERICAIN HETERO QUE J'AI BEAUCOUP AIME....................... !!!!!!!! )


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ET SI L'ON M'" ATTAQUE " ,EN DISANT QUE JE SUIS AMANT AVEC UNTEL OU UNTEL SUR GA,JE REPONDRAI EN CITANT LA FAMEUSE REPONSE DE MADONNA A UN JOURNALISTE LUI DEMANDANT CE Q'U ELLE PENSAIT DU FAIT DE SE VOIR CONSACRER UN CHAPITRE ENTIER DANS UN DE SES ESSAIS PAR L'UNIVERSITAIRE FEMINISTE BISEXUELLE AMERICAINE CAMILLE PAGLIA,"CA M'AMUSE TOUJOURS DE VOIR QUE TOUT CE QUE JE PEUX DIRE OU FAIRE OCCUPE AUTANT L'ESPRIT DE TELLEMENT DE GENS "......................................................

Entre Ce que je pense Ce que je veux dire Ce que je crois dire Ce que je dis Ce que vous avez envie d'entendre Ce que vous croyez entendre Ce que vous entendez Ce que vous avez envie de comprendre Ce que vous croyez comprendre Ce que vous comprenez Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer -Mais bon-je vous aime ( surtout Toi ,que j'ai rencontré à la fin de l'année derniére....... ; ),et j'ai envie de croire que c'est facilement surmontable ..... : ) -( Surtout ,encore une fois, en ce qui concerne Toi et Moi............ )

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