30/09/2008" Les parents des autres sont tjrs plus sympas que nos parents ".............................
-Déclaration d'un condisciple américain de Sorbonne,il y a 11 ans de cela.
-Si je devais définir Jane Wyman en un film,ce serait celui-ci...........................................
"The Blue Veil ",1951,Curtis Bernhardt ( " La Femme au Voile Bleu " )
29/09/2008" Comme au Milieu de Nulle Part ",Catherine Lara,1983.
Ce soir comme des cendres au milieu de nulle part
Comme au milieu de nulle part
J’ai comme envie de rev’nir au point de départ.
Rev’nir au point de départ.
On s’est dit so long, so long sans savoir où aller.
Je suis perdue comme le soir, seule à mon côté.
C’est toujours la même histoire.
Quand j’ai plus envie de te voir, j’aime me retrouver.
Comme au milieu de nulle part.
On s’est dit so long, so long sans savoir où aller.
Autour de moi il y a la vie. Il y a la folie des villes
J’ai les idées qui s’envolent
Mais les pieds cloués au sol.
Autour de moi
Je restes là immobile.
J’avais envie d’aller voir de l’autre côté.
Voir de l’autre côté du miroir.
Faut-il perdre la mémoire pour se retrouver tout comme au point de départ.
On s’est dit so long, so long sans savoir où aller.
Sur les trottoirs il y des filles au regard qui déshabille.
Ca m’donne envie d’changer d’rôle.
Pour un soir ce s’rait p’être drôle.
Même si au bout se provile un lendemain difficile.
Au milieu de nulle part.
Eh oh
Autour de moi il y a la ville, il y a la folie de vivre.
Et toi là-bas qui t’affoles.
Ce soir comme des cendres au milieu de nulle part
Comme au milieu de nulle part
X5
28/09/2008-J'ai baisé avec un ex d'il y a 18 ans dans une backroom tout à l'heure-C'était follement amusant ! ! ! ! 26/09/2008-Je considére " Tétu " comme un bon journal en soi ( ce qui n'est pas compliqué quand on voit le reste de la presse gaie française ! ! ! ! ) ,mais.........................-pourquoi réinventent -ils donc par moments le " Pif-Gadget " ,que nombre de gaiens ont dù lire enfants dans les années 70,dans le coté " gimmick de couverture"............................................................................. ? Toutes les Femmes de mon Mari...............................................................................-Cette chanson de Mick Micheyl ou de Patachou,je ne sais plus ,que j'ai toujours entendu fredonner par mon grand-pére ,étant enfant et pré-ado,m'a énormément marqué -peut-étre au point de ne coucher q'ù avec des hétéros depuis trés peu de temps.....................................
-Qqn saurait-il 1) laquelle des deux chanteuses que j'ai mentionné plus haut l'a chanté .2) où pourrais-je l'écouter,si faisable,sur le Net ............................ ?
Merci d'avance d'une éventuelle réponse de votre part. 25/09/2008En France,on doit bien aussi avoir ça chez nous-non............................................... ?
Rumeur : le directeur de l'équipe de campagne de McCain serait gay
La rumeur parcourt le web gay aux Etats-Unis depuis plus de 24 heures : Mark Buse, qui est le directeur de l'équipe de campagne de John McCain, serait homosexuel. Des blogs et site Internet LGBT parlent de "sources anonymes" et du témoignage d'un ex-boyfriend du conseiller politique républicain.
L'information sur cet homme - inconnu du grand public - puise son intérêt, comme l'explique le site d'information 365gay, dans le fait que Mark Buse conseille McCain et soutient donc les positions anti-gay du candidat républicain à la Maison Blanche comme le refus du mariage gay ou l'exclusion des homosexuels de l'armée.
Mis en ligne le 25/09/2008
( Source: E-llico.com )
23/09/2008-Cette chanson d'Electric Light Orchestra me fait penser à beaucoup de mes amants.........................................Pack up all your things
We're gonna be leaving
Sooner than I thought
Take the things you bought
Clouds are gathering.
Say goodbye to all your friends
We're gonna be sorry
For a while, that's how it goes
But then again, who knows
About the rain.
CHORUS:
I'm steppin' out
I'm moving on
I'm gonna see the world
Like a rolling stone
I'm gonna be somebody...
Oh, I'm steppin' out.
Did you hear what he said?
He said they sold me down the river
[ Find more Lyrics at www.mp3lyrics.org/PGA ]
They thought I was a fool
They said the rain would fall
What did they know?
Then I saw your face
And the song that you were singing
Though I thought I knew the words
The tune was quite
absurd and out of key
Doo dah dah dee.
REPEAT CHORUS
I'm steppin' out, I'm steppin' out
I'm steppin' out, I'm steppin' out
I'm steppin' out, I'm steppin' out
I'm steppin' out, I'm steppin' out
I'm steppin' out, I'm steppin' out
I'm steppin' out, I'm steppin' out
Steppin' out, steppin'
out, steppin' out.
Don't know where I'm going
Gonna see the world,
gonna be somebody
Don't know where I'm going
I'm just steppin' out
I'm steppin' out
"Steppin'out " ,E.L.O,1978 ,from the album " Out of the Blue ".
-Finalement ,mieux vaut Aubry ou Delanoé............................................................-Mon ex -candidate est trop naive -ou beaucoup trop indulgente ! ! ! !
Edvige : Ségolène Royal adresse un salut amical à Michèle Alliot-Marie
Ségolène Royal a adressé un étonnant "salut amical" à la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie vendredi matin sur RMC-BFM TV. La présidente de Poitou-Charentes reprochait à Nicolas Sarkozy d'avoir fait "porter le chapeau" à la ministre de l'Intérieur dans le dossier Edvige. D'où ce "salut amical" de solidarité... Comme si Michèle Alliot-Marie n’était pour rien dans cette affaire et n’avait pas personnellement défendu le fichier depuis début juillet...
Mis en ligne le 22/09/2008
E-llico.com
21/09/2008JSC est trés con -et franchement inhumain .-Débat sur la privatisation de la Poste;Réponse de Jsc à Skrool...................................................> "jetés comme une marchandise qu'ils sont dès que l'on a plus besoin d'eux
Car tu ne jettes pas tes anciens ordinateurs, skrool? "
-No comment....................... 20/09/2008C'est une jolie histoire.............................................................
Vingt experts pour un cadavre
LE MONDE | 20.09.08 | 15h51 • Mis à jour le 20.09.08 | 15h51
omme il se doit, les premiers à s'être penchés sur le corps de Gérard Ponthieux après sa mort, il y aura onze ans, jour pour jour, dimanche 21 septembre, dans son bistrot de Nogent-sur-Oise, ont été les médecins légistes. Quatre au total. Tous issus de l'Institut médico-légal de Paris. Deux pour la première autopsie, deux autres pour une contre-autopsie.
Cliquez ici !
Après examen du corps de ce gérant de bar-PMU, retrouvé mort, victime de plusieurs coups portés avec un objet tranchant au corps et au visage, les quatre experts en ont déduit trois choses. L'arme du crime était "proche d'une gouge ou d'un ciseau à bois". La victime s'est peu défendue, et l'une des lésions a perforé le cerveau, entraînant une mort immédiate. En ce soir d'automne de 1997, Gérard Ponthieux, 49 ans, s'est endormi aux côtés de son épouse, Jacqueline, dans leur appartement au premier étage de leur bar-PMU, Le Sulky. Un bistrot à deux pas du quartier de la Commanderie, une cité difficile. Comme à l'accoutumée pour l'apéritif, Jacqueline avait servi deux verres de whisky-Coca à son époux. Ils avaient avalé un rapide dîner de coquillettes et de jambon blanc. Puis ils avaient regardé un épisode de "Derrick" à la télévision avant d'aller se coucher.
Mais, au milieu de la nuit, Jacqueline Carrère-Ponthieux est réveillée par les aboiements de leur chienne. Selon le récit qu'elle a livré aux enquêteurs, en ouvrant les yeux, elle a vu un homme à côté du lit. "L'argent, vite !", aurait réclamé l'individu vêtu d'un survêtement à capuche, dont elle ne distingue pas le visage. Il n'est pas armé, mais elle obéit et lui remet la recette du jour, cachée, comme tous les soirs, dans la table de nuit. "La boîte PMU !", aurait également demandé l'homme. Elle s'exécute de nouveau et descend chercher cette partie de la recette, gardée dans un coffre au rez-de-chaussée. Quand elle remonte, l'homme s'enfuit par la porte-fenêtre de la terrasse.
Dans la chambre à coucher, elle découvre son époux en travers du lit, sanguinolent. Ses cris réveillent son jeune fils et un employé du bar qui dormaient au deuxième étage. Les secours sont immédiatement appelés. Il est 2 h 40 du matin. Sur place huit minutes plus tard, les pompiers ne parviendront jamais à réanimer le gérant. Très vite, l'arme du crime introuvable, et sans autre témoin de la soirée que Mme Carrère-Ponthieux, la juge d'instruction commet une première série d'experts. Notamment un radiologue, un professeur en empreintes génétiques, un ingénieur-chimiste et un expert en toxicologie à la carte de visite éloquente.
Ce dernier, biologiste, docteur en pharmacie, est expert près la cour d'appel de Paris et "agréé par la Cour de cassation". Le résultat de son expertise est tonitruant : il a trouvé du Gamma OH dans le corps de M. Ponthieux. L'équivalent du GHB, la "drogue des violeurs", un produit qui annihile ceux qui l'absorbent. Gérard Ponthieux aurait donc été drogué avant d'être agressé.
On est deux mois après les faits, et tous les soupçons se tournent alors vers Jacqueline Carrère-Ponthieux. Placée en garde à vue, elle crie son innocence. En vain. Dans la foulée de son interrogatoire, elle est mise en examen pour "tentative d'assassinat", puis incarcérée.
Dans son ordonnance de mise en accusation, la juge motive son renvoi devant la cour d'assises : Mme Carrère-Ponthieux aurait drogué son mari lors de l'apéritif, et c'est un complice qui serait ensuite venu accomplir la basse besogne lors d'un cambriolage mis en scène. Selon la juge, moult détails troublants renforcent cette hypothèse. Notamment le tortueux parcours de la veuve. Gérard était son troisième mari et, à deux reprises, elle avait tenté de le quitter en préparant soigneusement sa disparition et en emportant des sommes importantes d'argent qu'ils avaient en commun.
C'était sans compter sur les avancées de la science. On est au troisième jour du procès, à la cour d'assises de l'Oise, en décembre 2003, quand l'expert toxicologue tant diplômé a un aveu à faire. Il y met les formes, mais doit l'admettre : en fait, Gérard Ponthieux n'a sans doute pas été drogué... Le Gamma OH, qu'il a découvert en 1997, est en réalité "endogène". Tous les cadavres en produisent naturellement. Le procès est renvoyé. Un nouveau choc pour Mme Ponthieux, qui comparaissait libre après avoir obtenu sa liberté conditionnelle, en 2000, au bout de trois ans de prison.
Le procès reprend en 2005. Entre-temps, une kyrielle d'experts ont été de nouveau commis. Plus précisément, un spécialiste des arts martiaux pour comprendre les blessures défensives de la victime et surtout un collège de trois experts en toxicologie. Or ces derniers confirment l'erreur de leur confrère. Le GHB du cadavre de M. Ponthieux est bien "endogène". Jacqueline Carrère-Ponthieux et son avocat du moment sont persuadés de son acquittement.
Mais, une nouvelle fois, la recherche scientifique a des ressources. En plus des trois experts en toxicologie, la cour a commis un autre collège de spécialistes. Celui-ci est composé d'un des médecins légistes initiaux, d'un gastro-entérologue et d'un neuropsychiatre.
Or ces trois-là ont soumis une nouvelle hypothèse à la cour. Ils ont bien étudié "le bol alimentaire" de M. Ponthieux. Et au vu du taux d'alcoolémie et des reliquats de coquillettes et de jambon blanc, ils en ont déduit que la mort de celui-ci n'avait pas pu intervenir vers 2 h 40 du matin. Mais plus tôt, vers 23 h 30.
Pour l'accusation, exit le complice, Jacqueline Carrère-Ponthieux a donc tué seule. Elle a ensuite nettoyé la scène du crime et crié pour réveiller la maison une fois que tout était rangé. La cour se rallie à cette thèse. Mme Carrère-Ponthieux est condamnée à quinze ans de réclusion et de nouveau incarcérée.
Sauf que la veuve clame toujours son innocence et fait appel. Arrive alors son troisième procès, en juin, à la cour d'assises d'appel d'Amiens. Une nouvelle fois, elle comparaît libre après avoir obtenu une libération conditionnelle.
Et cette fois, à l'audience, c'est un témoignage qui vient contredire les experts. Une nouvelle spécialiste en empreintes génétiques a bien été mandatée entre-temps pour réexaminer une chemise tachée de sang retrouvée au lendemain du crime près de la cité de la Commanderie. Mais sans succès. Là, c'est le témoignage d'un pompier qui chamboule tout. Un pompier qui explique que, quand il est arrivé sur les lieux du crime, Gérard Ponthieux "gaspait". C'est-à-dire qu'il respirait comme les agonisants, en jargon médical... Nouvelle stupéfaction dans l'audience.
Le procès a été une nouvelle fois renvoyé. Et une nouvelle fois... quatre autres experts ont été commis. En attendant le quatrième procès, prévu au premier semestre 2009, Me Hubert Delarue, l'avocat de Mme Carrère-Ponthieux, a également demandé par courrier à la cour, vendredi 19 septembre, à ce qu'un ultime expert soit commis. Un spécialiste en médecine d'urgence celui-là. Le vingtième de la liste.
Elise Vincent
Article paru dans l'édition du 21.09.08
" Boku wa anata ni suki desu ne "..............................................-Selon ce que la personne à qui cette phrase est adressée me répondra,je ferai ce q'ù elle veut -Tout............................................................................................. : P ! ! ! ! 19/09/2008
Fichier Edvige : les opposants restent vigilants
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 19.09.08 | 18h05 • Mis à jour le 19.09.08 | 20h13
Après l'annonce de la refonte d'Edvige, les opposants à la création de ce fichier de police ont crié victoire, mais ils restent vigilants, évoquant notamment le maintien du fichage des mineurs. Le principal syndicat du monde enseignant, la FSU, a ainsi salué un "indéniable premier succès pour tous ceux qui se sont mobilisés". "Nous, nous attendons de voir pour y croire", a pour sa part indiqué Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature. "Mais ce qui nous inquiète énormément, c'est le fichage des mineurs. Avec un droit à l'oubli à leur majorité certes, mais l'oubli de quoi lorsque l'on n'a rien fait ?", ajoute-t-elle.
Pour Aides, membre du collectif d'associations qui avait déposé un recours auprès du Conseil d'Etat contre le fichier, "il semble y avoir des avancées", principalement sur la question de l'inscription de l'orientation sexuelle et de l'état de santé, mais "ce n'est pas encore limpide et on a besoin de garanties". "Nous maintenons notre volonté d'abrogation du décret", explique Olivier Dénoue, directeur délégué de Aides.
Même son de cloche chez Act UP, où Emmanuel Chateau, chargé de la prévention, regrette l'absence de concertation "contrairement à ce que nous avait promis Nicolas Sarkozy".
Plusieurs formations politiques ont également manifesté leur mécontentement, face à cette nouvelle mouture du fichier. Les sénateurs communistes, jugeant "inadmissible" la présentation d'un nouveau décret sur le ficher de renseignement Edvige, demandent "instamment que toute question qui relève des libertés publiques fasse l'objet d'un débat et d'un vote au Parlement". La Ligue communiste révolutionnaire d'Olivier Besancenot a aussi réclamé "le retrait et le non-remplacement" du fichier de renseignement, estimant que dans les projets du gouvernement "le fichage des mineurs à partir de 13 ans, simplement suspectés de pouvoir troubler l'ordre public, va rester".
AMERTUME DE LA POLICE
Le député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde s'est quant à lui félicité de la présentation d'un nouveau décret sur le fichier Edvige, mettant en avant "l'intervention décisive" du ministre de la défense et président du NC, Hervé Morin. "Face à la mobilisation des associations et suite à l'intervention décisive d'Hervé Morin et des parlementaires du Nouveau Centre, le gouvernement a pris conscience que le contenu du fichier Edvige n'était pas acceptable", déclare-t-il dans un communiqué.
Cette version édulcorée du fichier de police a été accueillie avec amertume par les syndicats de policiers. David Barras secrétaire national du Syndicat national des officiers de police (SNOP, majoritaire), a estimé à propos de la polémique suscitée par la création d'Edvige qu'il s'agissait "d'une polémique politicienne qui a touché le rôle et les missions des services de renseignement, et au-delà toute l'institution policière". Bruno Beschizza, secrétaire général du syndicat Synergie, second syndicat des officiers de police, a pour sa part fustigé "un débat philosophique entre bobos parisiens dont 95 % n'avaient pas lu les 54 lignes concernant Edvige".
17/09/2008
lemonde.fr
A l'Assemblée, les opposants à Edvige plaident pour une loi et plus de contrôle
AFP 17.09.08 | 19h02
Des opposants au fichier de police Edvige, auditionnés mercredi à l'Assemblée nationale par la commission des lois, ont plaidé une nouvelle fois pour un recours à la loi et mis l'accent sur la nécessité d'un contrôle d'un tel fichier, par exemple par une Cnil aux pouvoirs renforcés.
La commission devrait rendre un avis en fin de journée à l'issue de ses concertations sur ce nouveau fichier polémique, né par un décret publié le 1er juillet.
Elle doit aussi recevoir jeudi à 17H15 (bien 17H15) la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, juste avant qu'elle ne remette une nouvelle mouture du décret à l'Elysée.
"Rien ne serait pire que de boucler ce dossier en 48 heures", a déclaré Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue de droits de l'Homme, s'exprimant au nom du collectif "Non à Edvige", dont la pétition pour l'abrogation "a recueilli 200.000 signatures".
"La loi fixe les garanties fondamentales et la révision constitutionnelle vient de donner plus de place au Parlement. Il faut une concertation sérieuse, un débat contradictoire: la logique est donc une loi", a-t-il expliqué.
Pour Paul-Albert Iweins, président du Conseil national des barreaux, "un véhicule législatif pouvait être envisagé".
Les députés de l'opposition ont abondé dans le même sens, rejoint par Christian Vanneste (UMP) pour qui "ce qui touche aux libertés fondamentales relève plus de la loi".
Le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), Alex Türk, a souligné que sur de tels fichiers "nous incitons toujours les ministres à passer par la voie législative mais quand on nous donne un décret à la place d'une loi, on examine le décret".
Les différents intervenants -- avocats, magistrats, collectif "Non à Edevige -- ont tous lourdement insisté sur la nécessité de donner le contrôle de ce futur fichier à la Cnil, dotée de moyens adéquats.
La Cnil souhaite "plus de garanties d'exercer notre contrôle sur l'apurement du fichier, la traçabilité des personnes qui y accèdent et la suppression de toute mention de l'état de santé ou de l'orientation sexuelle".
"Nous souhaitons aussi limiter la durée de présence d'un mineur" dans Edvige, a insisté M. Türk.
Plusieurs caractéristiques d'Edvige ont été mis en avant : finalités entremêlées de ce fichier (entre le Who's who" des personnalités, les mineurs, les personnes faisant l'objet d'une enquête administrative pour avoir accès à certains emplois), les craintes d'interconnexion avec d'autres fichiers de police et enfin la question des personnes habilitées à accéder à ce fichier.
durcissement entre les associations LGBT et le gouvernement
Les organisations LGBT en lutte contre le décret dénoncent une absence de concertation réelle avec le gouvernement et la publication précipitée d'un nouveau décret. Elles persistent à réclamer l'abrogation du décret instaurant Edvige.
Michèle Alliot-Marie s'achemine vers l'élaboration d'un décret modifiant Edvige après la phase de concertation entamée la semaine dernière, tandis que la gauche et les organisations en lutte contre le fichier réclament toujours son retrait pur et simple.
Le ministre a annoncé hier soir devant des journalistes qu'elle remettrait "des textes d'ici la fin de la semaine" à l'Elysée. Selon Europe 1, un nouveau décret serait même déjà rédigé et prêt à paraître au Journal officiel.
Cette rapidité correspond aux souhaits du président Sarkozy, qui, jeudi, avait exigé "une solution dans les tout prochains jours".
Le décret modifié devrait voir les "orientations sexuelles", les données "relatives à la santé", voire le "fichage des personnalités" passer à la trappe ou figurer sous la forme d'une mention du type "président(e) d'une association de défense des homosexuels".
Le fichage des mineurs de plus de 13 ans "susceptibles" de troubler la sécurité ou l'ordre public devrait être maintenu, mais limité dans le temps, comme l'a proposé la ministre avec le "droit à l'oubli".
Le PS a demandé hier un débat législatif sur le fichier. "Il est temps que ce débat ait lieu, dans la transparence, pour poser toutes les questions", a souligné Stéphane Le Foll, le directeur de cabinet de François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste.
Le collectif "Non à Edvige", qui regroupe 12 organisations (Aides, CGT, CFDT, FSU, Ligue des droits de l'Homme...) et qui milite pour le retrait du fichier policier, a demandé à être reçu par le Premier ministre, François Fillon. Le collectif fait part de ses doutes sur la réalité de la concertation menée par la ministre de l'Intérieur.
Act Up, Aides, le Collectif contre l'homophobie de Montpellier, la Fédération Autre Cercle et l'Inter-LGBT parlent pour leur part d'"une fausse concertation" et réaffirment leur opposition au principe même du fichier Edvige. Elles ont décidé de ne pas rencontrer la ministre.
Seuls Flag! (association des policiers gays et lesbiens) et Gay Lib (mouvement gay associé à l'UMP) ont accepté le rendez-vous.
"Il ne suffit pas, pour rassurer les associations de défense des droits des malades et des personnes LGBT et pour répondre à une mobilisation citoyenne exemplaire, de renoncer à collecter les données sur la vie sexuelle ou l'état de santé de leurs membres ou de leurs responsables. C'est le fichier en lui-même qui est porteur de graves dérives", soutiennent les associations LGBT qui demandent son abrogation.
Pour elles, malgré les rectifications et aménagements annoncés par le gouvernement, "les données recueillies resteront considérablement étendues" et les garanties quant à son contrôle insuffisantes. "Le fichier Edvige prédispose aux abus, à l'excès et au non respect de l'Etat de droit", maintiennent ces associations LGBT et anti-sida.
( Source:E-illico.com )
La communication politique mise en cause
LE MONDE | 17.09.08 | 14h40 • Mis à jour le 17.09.08 | 14h40
e monde politique et le milieu associatif ont-ils manqué de prudence dans l'affaire de l'agression de trois juifs dans le 19e arrondissement ? L'enquête policière a montré que l'agression de trois jeunes juifs, légèrement blessés samedi 6 septembre, ne revêtait pas de caractère antisémite. A l'issue de leur garde à vue, cinq des six jeunes interpellés ont été présentés, mercredi 17 septembre, devant un juge d'instruction. S'appuyant sur une enquête policière qui privilégie l'hypothèse d'une simple bagarre, le procureur de la République devait requérir leur mise en examen pour "violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de moins de huit jours commis en réunion". Le parquet ne devait pas requérir de placement en détention. Récit d'un emballement.
La compétition des communiqués. Dès l'annonce de l'agression, dans la nuit de samedi à dimanche, les responsables politiques ont voulu réagir très rapidement. Le premier a été Bertrand Delanoë. Dès le dimanche matin, le maire socialiste de Paris a envoyé un communiqué dénonçant "l'agression à caractère manifestement antisémite" et évoquant des "actes inqualifiables". La ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a réagi dans la foulée, condamnant "avec la plus grande fermeté les violences antisémites perpétrées à l'encontre de trois jeunes qui se rendaient à une synagogue".
Aujourd'hui, le cabinet du maire de Paris se défend d'avoir manqué de prudence. "Nous avons été informés par le cabinet du préfet de police, le samedi soir. Nos interlocuteurs à la préfecture étaient catégoriques sur le mobile apparemment antisémite de l'agression", précise l'entourage de M. Delanoë. Dès le départ, les médias ont "précisé qu'il s'agissait de trois jeunes juifs portant une kippa", se justifie le cabinet de M. Delanoë. Dans l'entourage de Mme Alliot-Marie, on rejette également toute idée de précipitation. "La ministre ne se prononce que sur la base de ce qui lui rapportent ses services", affirme-t-on au ministère de l'intérieur en citant la source : la préfecture de police de Paris.
La prudence de la police. Les premières déclarations de la police étaient pourtant extrêmement prudentes : "Pour le moment, le caractère antisémite de cette agression n'a pas été établi, car, selon les témoignages unanimes des trois garçons, aucune injure ni propos antisémites n'ont été prononcés", explique la PJ à l'AFP le dimanche matin. La communication évolue dans l'après-midi - après que Mme Alliot-Marie a repris l'hypothèse antisémite. Lors d'une conférence de presse, Christian Lambert, le directeur de cabinet du préfet de police, déclare qu'"il y a de grandes chances" que l'agression présente un caractère antisémite. Il dit alors s'appuyer sur le fait que les trois victimes portaient des kippas.
La pression politique et médiatique conduit les policiers à mobiliser des moyens importants. En dix jours, ils vont ainsi rédiger 700 pages de procès-verbaux. La piste de l'agression antisémite se dégonfle pourtant très vite. "C'est une histoire de baston, une bataille de cour de récréation. D'ailleurs, les trois victimes n'ont jamais dit avoir entendu des propos antisémites", insiste un policier.
Lors de leurs auditions en garde à vue, les jeunes suspectés d'être les agresseurs ont livré une seule version : tout aurait commencé pour une histoire de "pistolet à bille". L'un des jeunes interpellés est d'ailleurs juif lui-même, assure un policier en relevant qu'"il avait une kippa lui appartenant dans ses affaires".
Les certitudes des associations juives. Tout en reconnaissant "faire confiance à la police", Raphaël Haddad, le président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui avait contribué à médiatiser l'agression du 6 septembre, estime qu'"il ne faut pas se précipiter pour ôter tout caractère antisémite à cette affaire". "Si cela se confirme, je me réjouirai d'une agression antisémite de moins, mais au-delà de cette affaire, il faut prendre en compte l'augmentation de l'antisémitisme dans ce quartier". Assurant être plus prudent depuis la fausse agression de Marie L. dans le RER D en juillet 2004, il se félicite toutefois que l'émotion suscitée par cet incident ait "mis la pression" sur les responsables politiques.
"Dans ces affaires, il faut peut-être attendre le résultat des enquêtes avant de réagir trop vite", reconnaît Sammy Ghozlan, responsable du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, l'un des relais communautaires le plus actifs dans la dénonciation des actes antisémites. "Ensuite, en ce qui concerne les réactions des politiques, ce ne sont pas les institutions juives qui informent (la ministre de l'intérieur) de l'état de l'enquête". Pour Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui s'était déclaré "certain" du caractère antisémite de l'agression, cette dimension demeure. "Le fait même que cette agression vise des jeunes portant une kippa en fait un acte antisémite. Cela participe d'un climat général qui laisse entendre "on peut s'en prendre aux feujs (juifs en verlan), c'est normal"". Qu'il y ait un jeune de confession juive parmi les agresseurs ne change rien à cette affaire, selon lui : "La communauté n'est pas à l'abri de jeunes déboussolés."
La mise en garde du MRAP. Dénonçant "la précipitation hasardeuse" de Mme Alliot-Marie, le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) s'est inquiété des conséquences de cette affaire. "Si le combat contre l'antisémitisme ne peut souffrir de la moindre tolérance, il reste que, en cette circonstance comme dans d'autres, mal nommer la motivation d'un acte violent dessert la cause de la lutte contre l'antisémitisme et laisse de côté les véritables incitations à la haine raciale et les discriminations."
Service Europe-France
Article paru dans l'édition du 18.09.08
Edvige : les associations dénoncent une "fausse concertation"
Lemonde.fr avec AFP et Reuters | 16.09.08 | 15h52 • Mis à jour le 16.09.08 | 16h02
lors que les consultations se poursuivent au ministère de l'intérieur sur le fichier de renseignement policier Edvige (exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), le milieu associatif ne désarme pas. Dans un communiqué, le collectif Non à Edvige, qui a déposé un recours en annulation contre le fichier, a réaffirmé, mardi 16 septembre "la nécessité d'abroger le décret mettant en place le fichier Edvige". "Plusieurs médias font état de la volonté de l'Elysée de tenter de clore le débat sur le fichier Edvige en publiant, dès cette semaine, un nouveau décret venant modifier, sur certains points seulement, celui paru au début de l'été, déclare le collectif, qui déplore que le ministère de l'intérieur procède à l'audition de plusieurs dizaines de personnes physiques et morales (...) alors que le texte est probablement déjà bouclé." Plus de cent soixante-dix mille personnes ont signé la pétition mise en ligne par le collectif.
Mardi, dénonçant une "fausse concertation", cinq associations de défense des droits des homosexuels – Aides, Act Up, Collectif contre l'homophobie, Fédération Autre Cercle et Inter-LGBT – ont choisi de ne pas participer à la réunion prévue à 15h30 avec Michèle Alliot-Marie. "Ce qu'on veut, c'est que le fichier soit annulé", a déclaré Marjolaine Bénard, porte-parole de l'association Aides. Selon le ministère de l'intérieur, les organisations Flag (l'association des policiers gays et lesbiens) et Gay Lib (un mouvement associé à l'UMP) ont confirmé pour leur part leur venue.
PAS DE MISSION D'INFORMATION PARLEMENTAIRE
Dans sa nouvelle version, le fichier devrait notamment abandonner les mentions concernant l'orientation sexuelle et la santé des personnes répertoriées. Pour les cinq associations ayant refusé de rencontrer la ministre de l'intérieur, ce recul ne suffit pas, car "c'est le fichier en lui-même qui est porteur de graves dérives". "Le gouvernement n'entend pas revenir sur l'essentiel, à savoir un fichier qui mélange des finalités d'ordre administratif et d'autres relatives à la protection de l'ordre public", déplorent-elles dans un communiqué.
Dans le même temps, le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a regretté le refus de créer une mission d'information parlementaire sur Edvige lors de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale. "Cette mission avait pour but d'enquêter sur l'ensemble des questions de fichiers et de faire du droit comparatif dans les différentes démocraties", a-t-il soutenu. Se déclarant "totalement solidaire de l'action du collectif anti-Edvige", il a souhaité que "cette affaire ne soit pas enterrée par le président de la République, qui a fait quelques concessions de forme". Il a précisé que son groupe demandait "l'annulation du décret sur Edvige" et "un projet de loi" pour "donner toutes garanties aux libertés publiques".
Edvige : les mises en garde de Bruxelles
LE MONDE | 17.09.08 | 09h07 • Mis à jour le 17.09.08 | 10h18
Bruxelles, bureau européen
a Commission européenne s'interroge à son tour sur le projet français Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Le commissaire en charge de la justice et des libertés, le Français Jacques Barrot, a fait savoir à la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, qu'il souhaitait une période de conservation des données la plus limitée possible en ce qui concerne les mineurs de plus de 13 ans concernés par Edvige. "Ce serait dans l'esprit des institutions européennes : il faut limiter la durée de conservation de telles données, surtout s'il n'y a pas de récidive", a indiqué au Monde M. Barrot.
Le vice-président de la Commission demande de mieux distinguer les finalités du texte, afin d'être sûr que celui-ci soit compatible avec la législation européenne en matière de protection des données.
Si le fichage est motivé pour des raisons d'ordre public, de défense, ou de protection des activités de l'Etat, la Commission estime qu'elle ne peut pas exiger grand-chose des autorités françaises, car ces domaines sont du ressort exclusif des Etats membres. M. Barrot juge en revanche que "le principe de proportionnalité doit être respecté" dès lors qu'Edvige collectera des informations sur le compte de personnes engagées dans la vie politique, syndicale ou associative. Paris a renoncé à ficher les problèmes de santé et l'orientation sexuelle, mais M. Barrot rejette aussi la collecte des données d'ordre ethnique et religieux.
PARALLÈLE AVEC L'ITALIE
Les experts bruxellois font le parallèle avec les récentes tractations menées avec le gouvernement de Silvio Berlusconi au sujet du fichage des Roms, en Italie. La Commission avait pesé pour limiter le recours aux empreintes digitales pour les mineurs. Avant de donner du bout des lèvres son aval au projet, M. Barrot a également obtenu des Italiens qu'ils renoncent à ficher les informations sur l'appartenance ethnique et religieuse. "Ce qui a été fait avec les Italiens doit prévaloir ailleurs", estime un haut fonctionnaire.
M. Barrot se garde à ce stade de porter un avis définitif sur Edvige, tant que les modalités de son fonctionnement ne sont pas finalisées. Mais il a demandé à ses services d'examiner les contours du projet. "Tout est très mouvant, nous ne savons pas très bien comment le dossier va évoluer", indique M. Barrot, en espérant que le gouvernement "suivra les avis" de la CNIL, la Commission nationale de l'informatique et des libertés. Il se veut d'autant plus vigilant que la Commission est susceptible de devoir instruire des plaintes contre le projet français, si celui-ci présente la moindre faiblesse par rapport à la législation européenne.
Philippe Ricard
16/09/2008
Soupçonnée d'abus de pouvoir dans son Etat, Sarah Palin refuse de coopérer avec les enquêteurs
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 16.09.08 | 09h57 • Mis à jour le 16.09.08 | 11h14
oupçonnée d'abus de pouvoir dans son Etat, la candidate républicaine à la vice-présidence américaine et gouverneure de l'Alaska, Sarah Palin, ne coopérera pas avec l'enquête, "tant qu'elle sera biaisée et dirigée par des individus partisans qui sont déjà parvenus à leurs conclusions", a déclaré Ed O'Callaghan, son porte-parole, à des journalistes à Anchorage.
Mme Palin fait l'objet d'une enquête menée par le Parlement – à majorité démocrate – de son Etat , dans une affaire potentiellement explosive, dite du "Troopergate". Mme Palin est soupçonnée d'avoir licencié abusivement, le 11 juillet, le chef de la sécurité publique de l'Alaska, au motif que celui-ci aurait refusé de limoger un agent de police (en anglais, state trooper) qui se trouvait être l'ex-beau frère de la gouverneure, engagé dans un divorce houleux avec la sœur de celle-ci. Patti Higgins, présidente du Parti démocrate pour l'Alaska, estime qu'au lieu de coopérer avec les enquêteurs, le camp républicain fait tout ce qu'elle peut pour l'entraver.
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"LA GOUVERNEURE PALIN N'A ABSOLUMENT RIEN À CACHER"
Mme Palin, qui a rejeté les accusations d'abus de pouvoir, avait affirmé lors de l'ouverture de l'enquête fin juillet qu'elle y coopérerait pleinement. Mais depuis qu'elle figure sur le "ticket" républicain, sept hauts responsables de l'administration de l'Alaska et membres de son cabinet ont annulé ou refusé des entretiens avec les enquêteurs. Une autre porte-parole, Meg Stapleton, a reconnu que Mme Palin avait accepté de collaborer à l'enquête dans un premier temps, mais qu'elle ne pensait plus que cette enquête soit équitable. "La gouverneure Palin n'a absolument rien à cacher", a assuré Mme Stapleton. "Elle a appelé à la transparence et à l'honnêteté, et les démocrates sont engagés dans une campagne de dénigrement", a-t-elle ajouté.
Selon M. O'Callaghan, Mme Palin souhaite que l'enquête revienne non pas aux parlementaires, mais à la direction du personnel de son Etat – une instance administrative de trois membres –, et un recours en ce sens a été déposé lundi. Mais pendant ce temps, le mari de la gouverneure, Todd Palin, et douze autres proches ont été convoqués vendredi pour témoigner sous serment. Mme Palin elle-même n'a pas été appelée à témoigner par l'enquêteur spécial engagé par les parlementaires, Steve Branchflower, mais ce dernier a indiqué qu'il aimerait lui parler.
Nécrologie
Solange Troisier, ancienne députée gaulliste
LE MONDE | 16.09.08 | 15h16 • Mis à jour le 16.09.08 | 15h16
ncienne députée gaulliste, ancien médecin inspecteur général de l'administration pénitentiaire, Solange Troisier est morte, le 9 septembre à Saint-Hymer (Calvados), à l'âge de 89 ans.
Née le 18 juillet 1919 à Paris d'un père médecin, elle était chirurgien gynécologue et avait été présidente de l'ordre des sages-femmes et professeure à la faculté de médecine de Paris.
Elle était l'arrière-petite-nièce du bailli de Suffren (1729-1788) et la petite-fille d'Emile Ollivier (1825-1913), ministre de la justice et premier ministre de l'empire libéral. Cette ascendance, dont elle s'enorgueillissait, avait conduit cette femme entière et intransigeante à entrer tôt en politique. Ancienne résistante, elle se définissait comme une "gaulliste inconditionnelle". Elle avait été élue députée UDR du Val-d'Oise en 1968, au lendemain des événements de Mai, un siège qu'elle avait occupé jusqu'en 1973 avant de devenir membre du conseil national du RPR.
Elle s'était d'abord fait connaître comme chirurgien gynécologue à la prison des femmes de la Petite Roquette à Paris (11e). Nommée en 1973 médecin inspecteur général de l'administration pénitentiaire, elle était restée à ce poste jusqu'en 1983, date à laquelle il avait été supprimé, la médecine des prisons passant sous la responsabilité du ministère de la santé.
Solange Troisier forçait la controverse. En 1981, elle avait pris la décision de faire alimenter de force, par perfusion, des détenus corses grévistes de la faim. En 1988, à l'occasion de la campagne présidentielle de Jacques Chirac, elle avait brocardé "la cure d'amaigrissement de Nathalie Ménigon", une détenue d'Action directe, elle aussi en grève de la faim. Mais c'est surtout l'affaire des grâces médicales accordées dans des conditions suspectes à des détenus de droit commun qui avait entaché sa réputation. Condamnée en 1983, dans cette affaire, pour "fausses attestations", elle avait été relaxée un an plus tard par la cour de Versailles.
Solange Troisier avait été membre du Comité consultatif national d'éthique (1996-2000) et membre du Conseil économique et social (1987-1988). Elle laisse deux livres de souvenirs, J'étais médecin des prisons : l'affaire des grâces médicales (La Table ronde, 1985) et Une sacrée bonne femme, postface de Jacques Chirac (La Palatine, 2003).
Bertrand Le gendre
Dates clés
18 juillet 1919
Naissance à Paris.
1968-1973
Députée du Val-d'Oise.
1973-1983
Médecin inspecteur de l'administration pénitentiaire.
9 septembre 2008
Mort à Saint-Hymer (Calvados).
Article paru dans l'édition du 17.09.08
15/09/2008Homophobie bien vivante................................................Carrières-sous-Poissy : le maire gay victime d'insultes homophobes
Le maire ouvertement homosexuel de Carrières-sous-Poissy en Ile-de-France, Eddie Aït (PRG), a été victime d'insultes à caractère homophobe de la part d'un de ses administrés. Ce dernier est convoqué devant le tribunal correctionnel.
L'auteur de ces insultes homophobes est un père de famille de 35 ans. Il a été remis en liberté après avoir passé vingt-quatre heures de garde à vue, assortie d'une convocation devant le tribunal correctionnel.
" En tant que maire, je suis exposé. Mais il n'y a pas de raison de supporter les agissements d'un malade ", a déclaré Eddie AÏt au journal Le Parisien.
L'origine des faits se situe en juin dernier. Mohamed, le père de famille incriminé, est déjà l'auteur de désordres après avoir appris que la mairie ne peut pas lui accorder de dérogation pour scolariser ses deux enfants dans la même école. Après avoir bousculé des employés de mairie, il est déjà l'objet d'une plainte qui conduira à un avertissement et un rappel à la loi.
Le 2 septembre dernier, jour de la rentrée scolaire, vers 14 heures, l'homme s'en prend directement au maire, l'injuriant pendant près d'une demi-heure.
Selon Eddie Aït, Mohamed tient à son encontre des propos " hautement diffamatoires ", insultants et homophobes. Pour finir, il tentera même de bloquer la voiture du maire avec son propre véhicule.
Eddie Aït, élu lors des dernières municipales, est ouvertement homosexuel. Il milite depuis de nombreuses années au sein de son parti, le Parti Radical de Gauche, contre l'homophobie et pour les droits des homosexuels. C'est la première fois depuis son élection qu'un de ses administrés s'attaque à sa vie privée.
Mis en ligne le 15/09/2008
Source:E-illico.com
Article (s ) d'E-illico.com..........................................Edvige : des organisations opposées au fichier dénoncent les manoeuvres de Michèle Alliot-Marie
Michèle Alliot-Marie a débuté ses rencontres de "concertation" autour du fichier Edvige, comme le lui a demandé le Président de la république qui entend trouver une solution rapide à la crise. Mais les organisations en pointe dans le combat contre Edvige accusent la ministre de l'Intérieur de vouloir les tenir à l’écart.
Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi qu'il voulait "une solution dans les tout prochains jours" aux questions soulevées par le fichier de renseignements Edvige alors que la ministre de l'Intérieur commençait les consultations que le président lui a demandé de conduire.
Michèle Alliot-Marie a déjà reçu jeudi après-midi le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), Alex Türk.
La CNIL avait fait part de ses réserves sur Edvige avant la publication du décret instaurant le fichier.
Alex Türk a demandé notamment que le fichage des mineurs ait une durée de conservation limitée, que les données relatives aux orientations sexuelles et à la santé soient supprimées du fichier et que les conditions du contrôle exercé par la CNIL sur Edvige soient précisées.
Cette rencontre "inaugure la série de concertation et de consultation qu'elle entend conduire" avec des responsables d'associations, de syndicats et de diverses organisations, a indiqué la Place Beauvau. Mais les organisations les plus en pointe sur le fichier Edvige dénoncent déjà des "manoeuvres" de Michèle Alliot-Marie.
"Nous avons appris que le Ministre de l’Intérieur refuse de recevoir conjointement les 12 organisations à l’origine du recours du 29 août 2008 et de la pétition", indique Hussein Bourgi du Collectif contre l'homophobie (CCH). "Pire, elle souhaite organiser des réunions thématiques dont seraient exclues ces organisations", ajoute-t-il.
Michèle Alliot-Marie se livrerait même à une tentative de "débauchage" du côté des associations LGBT, selon lui.
"La mise à l’écart des organisations en pointe dans ce combat va manifestement à l'encontre de la démarche d'apaisement et de dialogue mise en avant par le Président de la République pour garantir les libertés", estime le CCH.
Le Collectif Contre l’Homophobie affirme que les rumeurs sur un éventuel retrait des données relatives à l'état de santé et à la vie sexuelle sont "nulles et non avenues car elles sont partie intégrante du fichier et c’est l’esprit général du fichier que nous récusons".
> Sondage : les Français désapprouvent largement Edvige
Interrogés sur Edvige pour le baromètre Politoscope Le Figaro-LCI réalisé jeudi par OpinionWay, 45 % des Français considèrent qu'il faut "renoncer à la mise en place d'un tel fichier". Ils désapprouvent le fichage d'informations sur la santé à 84 % ou sur l'orientation sexuelle à 86 %. 53 % des personnes interrogées jugent "satisfaisant" que "Nicolas Sarkozy demande au ministre de l'Intérieur d'ouvrir une concertation sur la mise en place du fichier Edvige".
Mis en ligne le 12/09/2008
14/09/2008La preuve q'ù il ne faut ABSOLUMENT pas faire confiance à Darcos pour lutter de quelque maniére que ce soit contre l'homophobie à l'école ( je sais que ça n'a rien à voir,mais ça a TOUT à voir..............................................! ! ! ! )
L'idée d'une "médaille" pour les bacheliers mal accueillie
LEMONDE.FR avec AFP | 14.09.08 | 11h55 • Mis à jour le 14.09.08 | 16h50
ans une entretien au Parisien Dimanche du 14 septembre, Xavier Darcos annonce qu'il veut remettre à l'honneur les récompenses scolaires. Le ministre de l'éducation nationale estime "important que l'obtention du bac puisse être valorisée". "Nous envisageons même que les bacheliers puissent recevoir une médaille ! Elle serait de couleur différente, peut-être sur le mode des médailles sportives, or, argent, bronze, selon la mention obtenue", a-t-il expliqué.
Selon le ministre, "pour symbolique qu'elle soit, la médaille aurait plus de signification que le seul diplôme de papier". "Je crois très important que les adultes, si exigeants avec les élèves, leur retournent ensuite une reconnaissance. La remise de prix ou de diplôme n'est donc pas seulement une récompense mais une marque de gratitude de l'école envers les élèves qui illustrent les valeurs de l'école", a-t-il ajouté. Il s'agit d'une "attitude pédagogique qui n'a rien de réactionnaire", a encore justifié Xavier Darcos dans la matinée au micro de RTL, sans toutefois susciter l'adhésion, loin s'en faut, des représentants des lycéens, parents d'élèves et enseignants.
Pour Florian Lecoultre, président de l'UNL, premier syndicat lycéen, "ce n'est pas du tout une demande des lycéens". "C'est du bling-bling, c'est insignifiant. On peut multiplier les annonces inutiles comme celle-là, reste que pendant ce temps on ne s'attaque pas aux vrais problèmes", comme le fait que le bac est devenu un examen de "bachotage", a-t-il ajouté. "Il y a d'autres priorités à l'heure actuelle pour l'éducation nationale", a-t-il dit, déplorant une opération de "communication".
"PATHÉTIQUE ET DÉRISOIRE"
Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves du public, rappelle n'avoir "jamais demandé à ce que les enfants reçoivent des médailles". Il critique le fait que le ministre veuille "féliciter l'élite, alors qu'aujourd'hui la question porte plutôt sur la résorption des inégalités". Anne Kerkhove, présidente de la PEEP, deuxième fédération, classée à droite, indique que "certains parents disent qu'ils aimeraient bien des remises de prix comme celles pratiquées dans les pays anglo-saxons", mais elle n'est "pas persuadée que ce soit une demande de tout le monde". "C'est du détail. On a quand même des choses plus importantes à travailler, dont la réforme du lycée", qui doit se mettre en place jusqu'en 2011. Pour elle, avoir des médailles différenciées selon la mention va transformer la nature du bac, "un examen", en "compétition".
Daniel Robin, du Snes-FSU, principal syndicat d'enseignants des collèges et lycées, soupire : "C'est pathétique et dérisoire qu'un ministre de l'éducation consacre son temps à faire des annonces de cette nature alors qu'il y a bien d'autres problèmes à régler. Tout ça, c'est un coup de bling-bling". "Et pourquoi pas une médaille en chocolat pour les bacheliers obtenant leur bac au rattrapage ?", ironise de son côté Thierry Cadart (Sgen-CFDT, deuxième syndicat dans le second degré), y voyant une mesure "complètement déphasée, renvoyant à une vision de la société particulièrement rétrograde".
-Le tout début des années 80-C'était follement amusant ! ! ! ! -J'écoute " Super Trouper ",d'Abba,chanté en néerlandais ,en regardant la photo de deux jeunes mecs torse nu sur Gaydar-C'est follement amusant ! ! ! ! 13/09/2008-Je tape sur un clavier finnois depuis ce matin ! ! ! ! -C'est follement amusantt ! ! ! ! Révélation.......................-L'ex journaliste de Tf1 d'un ancien ami de GA m'a confirmé cet aprés-midi que Claude Pierrard aimait les garçons -C'est follement amusant ! ! ! ! Alex,mon voisin québécois,......................................-m'évoque furieusement ,au méme àge,( 22 ans ) mon ancien pote américain de Sorbonne d'il y a 11 ans,Joshua Blume. . . . .-C'est follement amusant ! ! ! ! -Suis amoureux depuis hier...................................................-d'un jeune gaien de 21 ans ,dont la cam donne l'apparence d'un garçon que Pierre Guyotat aurait pu imazginer pour " Tpmbeau Pour 500 000 Soldats "...........................................................
-C'est follement amusant ! ! ! ! -Tiré du blog d'un autre gaien,ce bout d' article qui donne à réfléchir puissamment,selon moi..........................................
" Un demi succès obtenu sur la lutte anti Edvige. Mais le fond du problème est cette envie irrésistible de sécurité et cette peur insensée de l'autre que les hommes politiques aiment à entretenir.
J'avais pensé, lors des premières lois anti terroristes (vers 1975 1980) que c'était une sorte d'état d'urgence provisoire...Mais non, tous revendiquent des caméras en plus, des fichiers en plus, des emprisonnements en plus,...Personne ne songe à revenir en arrière : à quand la réouverture des terrasses d'Orly ? à quand la levée du plan vigipirate niveau 4 ou 5 ? Nous nous rapprochons de la Syrie qui est en état d'urgence depuis au moins 1960 ! Quel homme politique demandera la desescalade des mesures insidieuses liberticides ?
Mais voilà, tout le monde est content. Il n'y a probablement, proportionnellement à la population pas plus de meurtres, de viols et d'autres actes répréhensibles maintenant qu'il y a 40 ans. Mais maintenant, ces actes sont relatés par presque toute la presse, par les médias TF1 alors qu'ils étaient cantonné à "Détective" il y a 20 ans.[. . . ] "
12/09/2008-One for tonight..............................-Le jeune journaliste de Canal+ qui m'avait proposé uin plan cul sur Facebook m'a viré de ses contacts aujourd'hui-C'est follement amusant ! ! ! ! 11/09/2008Epiphanie facebookienne. . . .-L'ex journaliste d'un ami gaien vient de m'ajouter à ses contacts Facebook-C'est follement amusant ! ! ! ! Edvige : Bertrand Delanoë parle de mauvaise action du Président de la république
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a demandé le retrait du décret instaurant le fichier Edvige, ce matin sur Europe 1. "Un décret liberticide" selon lui. Côté politique et syndical, les réactions à l'intervention de Nicolas Sarkozy dans ce dossier continuent à alimenter de nombreux commentaires.
Invité de Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1 ce matin, Bertrand Delanoë a demandé le retrait du décret instaurant le fichier Edvige, qu'il a qualifié de "décret liberticide".
Le maire de Paris a estimé qu'Edvige était "une mauvaise action du Président de la république" (...) "qui se défausse sur ces ministres".
Evoquant la question sécuritaire, le candidat à la tête du PS a estimé que Nicolas Sarkozy avait voulu "fanfaronner sur un thème qu'il croit populaire" et "détourner l'attention des citoyens" avec ce décret qui constitue à ses yeux "une atteinte grave aux libertés".
Interrogé sur la visite du pape Benoît XVI à Paris, Bertrand Delanoë a indiqué qu'il le recevrait "respectueusement" en tant que maire de la capitale mais dans un esprit "laïc". "Il n'y a pas de vérité religieuse officielle", a déclaré le maire en dénonçant l'attitude de Nicolas Sarkozy envers le pape.
> Les réactions à Edvige se poursuivent
La ministre de l'Intérieur a prétendu qu'il n'a "jamais été prévu" de faire figurer dans ce fichier des informations sur l'état de santé et les orientations sexuelles. "Ca fait partie de la désinformation qu'il y a eu", a-t-elle déclaré.
L'UMP a réaffirmé mercredi la "détermination de la majorité à maintenir les avancées d'Edvige" en matière de fichage des mineurs, tout en reconnaissant qu'il "faut clarifier" le décret, sur des points comme la "santé et l'orientation sexuelle" des personnes fichées.
Les Verts ont demandé un "retrait immédiat" du fichier, jugeant "nettement insuffisante" la "concertation" demandée par Nicolas Sarkozy à la ministre de l'Intérieur. "Ce fichier est un danger potentiel immense auquel les citoyens ne doivent pas être exposés", a estimé dans un communiqué Anne Souyris, porte-parole des Verts.
Le Conseil de l'ordre national des médecins a rappelé hier qu'"il n'est pas possible d'enregistrer sans l'accord formel de la personne concernée des informations sur son état de santé". Le Conseil ajoute, dans un communiqué, qu'il "doute de la crédibilité du recueil de ces informations dès lors qu'il est impossible de les obtenir auprès des médecins tenus formellement au secret médical".
Dans des communiqués, CGT et CFDT ont souligné la nécessité de poursuivre la mobilisation contre le décret gouvernemental qui a provoqué "un premier recul". Elles ont réclamé "un débat public sur la protection des libertés publiques et individuelles". FO a évoqué la saisine éventuelle "d'instances internationales" en cas de maintien du décret.
La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a pris "acte de la décision du Président de la République de retirer les acteurs syndicaux de ce fichier, mais reste vigilante".
Mis en ligne le 11/09/2008
( Source: E-illico.com )
Portrait
Jean-Louis Fournier : où on va, Jean-Louis ?
LE MONDE | 11.09.08 | 14h26 • Mis à jour le 11.09.08 | 14h26
Il démarre en trombe, exprès. C'est un test pour savoir si vous faites partie des imbéciles qui l'aiment ou des imbéciles qui ne l'aiment pas. Du temps de "La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède", dont il était le réalisateur et coproducteur, Jean-Louis Fournier avait cette idée, avec Pierre Desproges : couper la France en deux, entre les imbéciles qui aimaient et ceux qui n'aimaient pas ce rendez-vous quotidien loufoque, "comme pour les Shadoks".
Il commence par annoncer qu'il est né en 1940, à Calais. Pour la ville, c'est vrai. La date de naissance, c'est une craque, énoncée avec sérieux, livret de famille à la main. Jean-Louis Fournier n'aime pas vieillir, il s'est rajeuni de deux ans. 1940, c'est l'année de naissance de son frère Yves-Marie, le polytechnicien. En fait, il aura 70 ans le 19 décembre. Voilà, bien fait. Il pouffait déjà de rire à l'idée d'avoir trompé un journal sérieux.
L'autre jour, chez son éditeur, quelqu'un a dit à Jean-Louis Fournier qu'il avait drôlement bonne mine. "Alors, il a dit qu'on n'avait encore rien vu et il a enlevé son tee-shirt. Il a fait toute la réunion torse nu", raconte Jean-Marc Roberts, le patron de Stock, son ami, qui l'a poussé à écrire ce livre. Tout le monde a encore mal aux côtes d'avoir tant ri. Lui, modeste : "Je n'aurais pas fait ça l'hiver."
En ce moment, il est tout bronzé. Il a dû avoir très beau temps, en Charente-Maritime, près de Marennes. Il aime beaucoup ce coin-là, où il a une maison, parce que "les huîtres sont des compagnons très discrets et très authentiques". Il ne dit pas "compagnes", ce serait peut-être désobligeant pour sa vraie compagne, une dame blonde rigolote, discrète et authentique, qui réalise des documentaires.
En tout cas, Jean-Louis Fournier a un tas de recettes pour ne pas vieillir, comme "cultiver l'inutile et les roses, la dérision et les potirons" ; tous ses autres trucs figurent dans Mon dernier cheveu noir (Anne Carrière, 2006), où l'homme se dissèque de l'âge du youpala à celui du déambulateur. Dans Le Curriculum vitae de Dieu (Seuil, 1998), bientôt réédité chez Stock, Dieu s'embête tellement qu'il cherche un job. Au cours de l'entretien d'embauche, le directeur du personnel lui demande pourquoi il a créé la vieillesse : "C'est plus marrant de mourir quand on est devenu moche et qu'on a des rhumatismes que lorsqu'on est beau et souple", justifie le Créateur. Fournier, pour sa part, a un indicateur infaillible pour détecter la vieillesse : c'est quand, "même bronzé, on reste moche".
Il ne quittera jamais l'enfance et pourtant elle ne lui a pas fait de cadeaux. Ni la sienne ni celle de Matthieu et Thomas, ses deux fils nés avec "de la paille dans la tête". Il ne faut pas raconter ce livre. Ce ne sera jamais aussi bien que de le lire. Le seul qui peut trouver les mots pour cette histoire, le chemin "entre le pathos et Hara Kiri", c'est lui. Il suffit de savoir que Jean-Louis Fournier a vécu deux fins du monde et que Thomas et Matthieu n'ont jamais été beaux et souples. Ou alors au point de porter un corset en acier.
Ils n'ont jamais eu à se soucier d'être bronzés ou pas. La vieillesse n'a pas été leur problème. Il y a quelques années, on a tenté une opération sur Matthieu, pour le redresser. "Trois jours plus tard, il meurt droit." Thomas vit toujours, mais il demande de moins en moins, comme une rengaine, "Où on va, papa ?"
"Tu m'as fait rire et tu m'as fait pleurer", lui a dit son frère Bernard. Sa soeur Catherine, de quinze ans sa cadette, devenue "prof pour sourds, à cause de Thomas et Matthieu, ou plutôt grâce à eux", a beaucoup aimé le livre aussi. "C'est la moindre des choses, il est très beau", dit Jean-Louis Fournier, roi du pince-sans-rire. "Mes pauvres oiseaux, avec leur petit QI de rien, je n'aimais pas qu'on se moque d'eux", dit ce père qui s'est aperçu tardivement combien il aimait ses enfants.
Il aurait pu tourner au vieux misanthrope. Il a préféré écrire des livres, devenir un virtuose de l'aphorisme et faire rire. "C'est le plus court chemin d'un homme à un autre." Pour l'enfance, il faut lire Il a jamais tué personne, mon papa (Stock, 1999), chronique véridique des années à Arras. A table, le dimanche, le docteur Fournier s'ouvrait les veines dans un haricot médical, histoire de gâcher la fête. Comme Mme Fournier continuait à parler, son mari mettait rapidement fin à ce suicide dominical et répétitif et la famille pouvait terminer le gigot. Le livre est dédié à sa mère.
La plupart du temps, M. Fournier tutoyait les Byrrh. Pour une urgence, on allait chercher le docteur au café. Ses patients l'aimaient quand même beaucoup, ainsi que ses enfants. Jean-Louis aurait fait n'importe quoi pour qu'il l'aimât aussi. Il a tout de même réussi à se faire renvoyer de Saint-Joseph pour avoir délicatement déposé la Sainte Vierge sur le trou des cabinets à la turque. Une oeuvre d'une grande beauté, nimbée de lumière et tout, selon lui. A cette époque, c'était un artiste incompris.
Environ deux cents films documentaires et une vingtaine de livres plus tard, ça va mieux. Même s'il est toujours un grand angoissé. La beauté, il s'en est gavé sans jamais s'en rassasier. "J'étais payé pour aller dans les musées. Il y a pire." Il a même eu un Sept d'or pour un film sur le peintre Egon Schiele. Il est obligé de regarder la date sous le trophée : 1976. "C'est terrible, je vis tout le temps dans une espèce de bourrasque." A côté, des originaux de Reiser, mort en 1983, lui sont dédiés. Le général de Gaulle, de profil, en grand uniforme, les cheveux longs et rebiqués sous le képi, assure : "Parfaitement, je me suis fait pousser les cheveux et je vous emmerde, Monsieur Fournier." Il y en a d'autres que rigoureusement ma mère m'interdit de décrire ici.
Plus il vieillit, plus Jean-Louis Fournier aime les animaux. C'est grâce à Antivole, son oiseau qui avait le vertige, qu'il a rencontré Desproges. De son dessin animé, l'humoriste avait dit : "Il n'y a qu'un truc bien à la télé..." C'est ainsi qu'avait commencé la fantaisie déjantée de "Monsieur Cyclopède". "Pierre était baroque. Moi je suis un mec du Nord. Je voulais qu'il reste impassible." Il fait la même chose de son écriture : "Une phrase, c'est un mur de pierres sèches. Pas de ciment. Quand les mots se cognent, ça fait des étincelles."
Sa douleur, maintenant, c'est sa fille Marie, illustratrice de plusieurs de ses livres. Belle, intelligente et partie "sous l'emprise d'un gourou". Peut-être un autre livre, un jour, quand il pourra rire de tout.
Béatrice Gurrey
Parcours
1938
Naissance à Calais.
1962
Naissance de Matthieu.
1964
Naissance de Thomas.
1982
"La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède", avec Pierre Desproges.
1992
"Grammaire française et impertinente", parodie du Bescherelle, chez Payot.
2008
Sortie de "Où on va, papa ?", chez Stock.
Article paru dans l'édition du 12.09.08
Article du Monde.fr.
Edvige : Sarkozy se veut rassurant, les opposants ne désarment pas
LEMONDE.FR avec AFP | 11.09.08 | 15h36 • Mis à jour le 11.09.08 | 15h45
n déplacement en Charente-Maritime, jeudi 11 septembre, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il voulait apporter "une solution dans les tout prochains jours" aux questions soulevées par le fichier de renseignements Edvige. "Cette affaire (sur Edvige) n'a pas été expliquée comme elle aurait dû être expliquée. Je fais toute confiance à la ministre de l'intérieur [ndlr : Michèle Alliot-Marie] pour conduire la concertation", a déclaré M. Sarkozy. "Tout ce qui est nécessaire à la sécurité des Français, il faut le garder. Tout ce qui n'est pas indispensable à la sécurité des Français, il faut l'enlever, je précise, bien sûr, dans le cadre de ce fichier", a-t-il ajouté. Selon lui, ce n'est "pas la peine de faire des polémiques, il faut prendre les décisions, et les décisions, je souhaite qu'elles soient prises dans les tout prochains jours", a-t-il insisté.
Malgré les reculs du gouvernement en début de semaine, la contestation conitue de s'amplifier. Mercredi, l'Association des maires ruraux de France a ainsi demandé "l'abandon pur et simple" du fichier, considérant "très insuffisantes les adaptations envisagées pour ce décret indigne de la France". Dans un communiqué, l'association présidée par Vanik Berberian, maire de Gargilesse-Dampierre, dans l'Indre, a rappelé sa "profonde désapprobation" face à ce fichier, se demandant "en quoi le recueil de données personnelles qui vont jusqu'aux relations privées, à l'entourage voire à la santé et à la vie sexuelle des citoyens peut être justifié par l'intérêt public ?".
Rappelant qu'Edvige "s'ouvre également sans aucune nuance à tous les mineurs de 13 ans qui pourraient devenir des délinquants par hypothèse", les maires ruraux se disent "très inquiets de cette dérive gravement attentatoire aux libertés et aux valeurs républicaines". Ils affirment "refuser un fichage qui traduit la méfiance du pouvoir à l'égard des citoyens, dont les élus qui ont pourtant choisi de servir l'intérêt général". Jeudi, en début d'après-midi, la pétition en ligne pour la suppression du fichier Edvige avait recueilli plus de 140 000 signatures.
-Deux de mes ex m'ont écrit cette nuit en visiteur sur ma messagerie. . . -C'est follement amusant ! ! ! ! Article du "Monde "en ligne. . .
Edvige, premier recul de Nicolas Sarkozy sur le dossier de la sécurité
LE MONDE | 10.09.08 | 14h55 • Mis à jour le 10.09.08 | 15h18
e vais devoir m'en occuper." Dans l'avion qui le ramène de Géorgie, dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 septembre, Nicolas Sarkozy évoque, par cette formule lapidaire, la polémique qui enfle autour du fichier de police Edvige. Le chef de l'Etat s'apprête à lâcher du lest pour sauver l'essentiel, selon lui : la lutte contre la délinquance. Le gouvernement devra désormais en passer par une loi, et non plus seulement par un décret, pour encadrer le fichier et "garantir" les libertés.
M. Sarkozy sent que les Français, cette fois, ne le suivent pas sur la question sécuritaire, son domaine de prédilection. Il est en train de perdre la bataille d'opinion. Pis, la mobilisation contre Edvige menace de s'étendre à d'autres fichiers, notamment sur l'ADN. "Cela part en torche. Pour la première fois, des mesures sécuritaires ne sont pas plébiscitées par les Français. Cela ne tiendra pas", jauge un ministre.
Le président de la République convoque une réunion d'urgence en fin de journée à l'Elysée, en présence de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, et de son directeur de cabinet, Michel Delpuech. Participent aussi le premier ministre, François Fillon, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, et Bernard Squarcini, patron du renseignement intérieur.
M. Sarkozy bat froid ses interlocuteurs. "Je m'inquiète", lâche-t-il. "La priorité, c'est la lutte contre la délinquance." Hors de question de renoncer au fichage des mineurs de 13 ans, alors que l'objectif affiché est d'améliorer la sécurité des quartiers difficiles "Sur les mineurs, il faut tenir. Il faut pouvoir suivre l'évolution de cette délinquance", assène le chef de l'Etat.
Premier désaveu pour la ministre de l'intérieur, qui a tenté de déminer le dossier, quelques heures plus tôt, en proposant de limiter dans le temps le fichage des mineurs de plus de 13 ans, reprenant ainsi à son compte l'une des réserves émises par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). M. Sarkozy veut tenir bon, comme il estime avoir eu raison sur le fichier des empreintes génétiques mis en place, en 1998, pour les auteurs de crimes et délinquants sexuels, et élargi, en 2003, à tout type de délit lorsqu'il était ministre de l'intérieur : plus de 800 000 personnes y figurent. La population suit, assure l'Elysée, en avançant un exemple positif : l'arrestation du principal suspect dans l'assassinat de Valentin, 11 ans, tué fin juillet de 44 coups de couteau à Lagnieu (Ain).
"WHO'S WHO"
Mais il faut donner des gages. M. Sarkozy demande à ce que les fichiers n'évoquent plus l'orientation sexuelle ou la santé des personnes concernées. En revanche, la religion n'est pas exclue. Ensuite, il s'interroge sur l'utilité de ficher les personnalités publiques. "On n'a pas besoin d'avoir des fichiers de personnalités. J'en ai autant dans le Who's Who", affirme-t-il. Ce fichier, ose-t-on à l'Elysée, aurait pour but de permettre aux préfets d'identifier les heureux récipiendaires des médailles de la République. Le candidat Sarkozy avait pourtant eu à sa disposition, durant la campagne, la note concernant Bruno Rebelle, ancien dirigeant de Greenpeace France passé à l'équipe de Ségolène Royal.
A Michèle Alliot-Marie d'organiser le repli. La réunion à peine achevée, la ministre de l'intérieur est dépêchée sur TF1 "pour en finir avec les polémiques". Elle confirme l'organisation d'une concertation, notamment avec la CNIL et la Ligue des droits de l'homme, pour garantir le respect des libertés.
Associations, syndicats et opposition ont lancé l'offensive contre Edvige. Le collectif Non à Edvige a recueilli plus de 130 000 signatures pour sa pétition. Hervé Morin, président du Nouveau Centre et ministre de la défense, ainsi que la présidente du Medef, Laurence Parisot, ont dopé le mouvement, en ajoutant leur voix aux critiques. Le recadrage de M. Morin par M. Fillon n'y a rien fait.
Il est fini le temps où M. Sarkozy pouvait se prévaloir du soutien populaire contre les élites, comme en 2006, lorsqu'il affirmait que la population n'adhérait pas au mouvement des squatteurs de Cachan (Val-de-Marne). Ou lorsqu'il avait condamné les émeutiers de la gare du Nord, marquant une inflexion à droite à quelques semaines de la présidentielle.
Arnaud Leparmentier et Isabelle Mandraud
Références
Le fichier Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) a pour origine le fichier des Renseignement généraux créé en 1991 par le gouvernement d'Edith Cresson, après une première tentative avortée de Michel Rocard. En 2008, la réforme du renseignement intérieur a abouti à la partition de l'ex-fichier des RG en deux nouvelles banques de données, l'une dénommée Edvige, l'autre Cristina. Seul ce dernier fichier est couvert par le secret-défense (Le Monde du 25 juillet).
Le fichier de 1991. Il prévoyait déjà de ficher les personnalités ayant "sollicité, exercé, ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique" et celles qui, simplement, "jouent un rôle" politique, économique, social ou religieux significatif.
Le fichier de 2008. Selon le décret paru le 1er juillet, Edvige collectera des informations sur toute personne jouant un rôle dans le domaine politique, social, associatif, mais il sera possible, en plus, d'y faire figurer des données sur les orientations sexuelles ou sur la santé des individus. Le gouvernement s'appuie pour cela sur une loi de 2004.
Le nombre de personnes fichées. Il augmentera dans Edvige. Toutes les personnes "susceptibles de troubler l'ordre public" pourront être fichées, et non plus seulement celles qui ont recours à la violence ou lui apportent un "soutien actif". De plus, alors que le fichier de 1991 ne contenait que les personnes majeures, Edvige prévoit de ficher les mineurs dès 13 ans.
Les contrôles. Tous les cinq ans, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) vérifie le bien-fondé des informations contenues dans les fichiers de police. Mais faute de moyens, elle n'a pu contrôler l'ex-fichier des RG qu'une fois, en 1998-1999.
Article paru dans l'édition du 11.09.08
Petite note pour finir cette journée de fin du monde...................-Aujourd'hui ,un jeune journaliste de Canal+ m'a contacté sur Facebook pour passer la nuit ensemble-C'est follement amusant ! ! ! ! 10/09/2008mercredi 10 septembre 2008
il est 18:42
La contestation du fichier Edvige gagne la droite
Le fichier de renseignements Edvige continue de faire des vagues dans les milieux associatifs, syndicaux et politiques, jusqu'au gouvernement où le ministre de la Défense, Hervé Morin et Rama Yade ont émis des réserves qui suscitent un début de crise.
Le ministre de la Défense et président du Nouveau centre (NC, partenaire de l'UMP) Hervé Morin s'est interrogé publiquement samedi sur certains contenus du fichier de renseignement Edvige, qui suscite un tollé de l'opposition, du MoDem et des associations. "Est-il utile que (...) l'on y intègre des éléments type les coordonnées téléphoniques, les orientations, sans savoir exactement de quoi il s'agit, des informations d'ordre fiscal ou patrimonial?", a notamment demandé le ministre.
Le gouvernement et l'UMP défendent Edvige
Cette sortie a suscité des réactions au sein du gouvernement et de l'UMP.
Après avoir ironisé dimanche sur les interrogations de son collègue de la Défense, assurant qu'elle était disposée à le "rassurer", la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est dite mardi, devant des journalistes, prête à proposer aux associations opposées au fichier Edvige le "droit à l'oubli" pour les mineurs, permettant d'en effacer ceux qui n'auraient finalement participé à aucun délit après un certain temps.
"J'entends des inquiétudes, je veux lever ces inquiétudes et toutes les ambiguïtés", a assuré la ministre qui a contacté "un certain nombre de personnalités, responsables d'associations pour", a-t-elle dit, "que nous nous rencontrions".
Notamment la Cnil (Commission de l'informatique et des libertés) "qui s'inquiète sur le fait que des mineurs (restent) dans le fichier Edvige après leur majorité si rien ne s'est passé".
De son côté, le Premier ministre François Fillon a sèchement rappelé à l'ordre lundi son ministre de la Défense. "Je pense qu'il n'est pas nécessaire de créer des suspicions là où elles n'existent pas et j'ai eu l'occasion de le lui dire", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas une caserne, un gouvernement, mais enfin là en l'occurrence, il ne faut pas se laisser aller à de jugements inspirés par une vision très légère des choses. Il y a des réalités dans notre pays qui sont des réalités fortes en matière de sécurité", a ajouté le Premier ministre.
Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux est lui aussi monté au créneau pour déclarer hier qu'il n'y avait "pas de quoi s'inquiéter" concernant le nouveau fichier policier.
Gérard Gachet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, a tenté pour sa part de dissiper l'inquiétude dans Le Monde. "Nous ne pourrons ficher la maladie ou l'homosexualité de quelqu'un que si elle est en rapport avec sa vie publique. Il sera interdit, par exemple, de mentionner la vie sexuelle d'un élu qui n'évoque jamais publiquement son homosexualité. Il sera en revanche possible de rédiger une fiche sur le responsable d'un mouvement qui défend les droits des homosexuels ou sur une association de malades qui participe à des intrusions violentes dans les préfectures", a expliqué le porte-parole.
A l'UMP, Frédéric Lefebvre, un des porte-parole du parti présidentiel, explique qu'Edvige ne serait que "l'adaptation d'un fichier créé en 1991 par les socialistes eux-mêmes", dont les conditions d'accès sont "renforcées, et ce, à la demande de la Cnil" (Commission nationale de l'informatique et des libertés) et tente de replacer le débat sur le terrain de la sécurité, un des thèmes fétiches du président Sarkozy.
Rama Yade, le Medef, les Réformateurs et le Parti radical doutent
A l'évidence, les critiques qui gagnent désormais la droite, rendent la majorité nerveuse sur ce dossier. Jusqu'à présent, les critiques contre le fichier Edvige venaient quasi-exclusivement des milieux associatifs, syndicaux, de la gauche et du MoDem, qui ont déposé de nombreux recours devant le Conseil d'Etat. Et ce ne sont pas les propos de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade ce mardi qui vont arranger les choses. La question des données sur les orientations sexuelles des personnes fichées "m'interpelle plus que toute autre", a dit Rama Yade sur Europe 1.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, avait quant à elle demandé lundi au gouvernement "des explications". "Je souhaiterais que la ministre de l'Intérieur donne des explications. Je ne pense pas que Michèle Alliot-Marie puisse être liberticide, donc je crois qu'il faut que nous en sachions plus sur ce dossier", a demandé la patronne des patrons sur RTL.
A droite toujours, le club des parlementaires Réformateurs (aile libérale de l'UMP), présidé par Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du commerce, a souhaité en fin de journée une "clarification des objectifs du fichier Edvige", soulignant que les Réformateurs "sont très attachés aux libertés individuelles", tandis que le Parti radical, parti associé à l'UMP, demandait "une mission d'information parlementaire".
Aubry et Valls s'en mêlent
A gauche, les critiques se poursuivent. Dimanche, dans Le Parisien, la socialiste Martine Aubry affirmait "deviner déjà les dérives" du fichier, s'interrogeant notamment sur les consultations possibles avant les embauches dans la fonction publique.
Le député PS Manuel Valls souhaite lui que la commission des Lois de l'Assemblée organise des auditions sur Edvige.
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a estimé lundi sur Europe 1 que le fichier policier Edvige était "totalement inadmissible" et ne devait "pas exister dans un pays démocratique".
Une conférence de presse des adversaires à Edvige a dévoilé ce matin de nouvelles actions de protestation. Une journée nationale d'action est organisée le 16 octobre prochain, jour de la Sainte-Edwige. Parmi les actions annoncées dans toute la France, les citoyens sont invités à adresser au ministère de l'Intérieur "une parodie de fiche".
Mis en ligne le 09/09/2008
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septembre 2008
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The Banana Splits & The Dilly SistersErasure," Blue Savannah "" Oh L'Amour " ,Erasure ,1983,original+ remix-Commentaire fort sagace et lucide d'un gaien sur EDVIGE-Je dédie ce petit texte made in GA à tous ceux qui disent " meeuuh non;EDVIGE,ce n'est pas si grave;on en dévoile bien plus sur Facebook "............................. " Le problème n'est pas d'être fichés ou pas... C'est de savoir par qui! Que telle ou telle entreprise fiche ses clients, c'est une chose. Elle ne fiche que SES clients et est soumise à la loi. Lorsque l'Etat fiche, il fiche tout le monde. Il n'est soumis à aucune loi. Et personne ne peut plus alors empêcher un représentant de l'état mal intentionné de faire usage de ces informations à des fins personnelles. Et l'on pourrait même imaginer des dérives telles que celles qui ont pu mener à des génocides il n'y a pas si longtemps que cela. "
09/09/2008" Ma Baker " Freeze! I'm Ma baker - put your hands in the air,
Gimme all your money
This is the story of Ma baker, the meanest cat
From ol' Chicago town
She was the meanest cat
In old Chicago town
She was really moved them down
She had no heart at all
No no no herat at all
She was the meanest cat
Oh she was realy tough
She left her husband flat
He wasn't tough enough
She took her boys along
'Cause they were mean and strong
(chorus)
Ma Ma Ma Ma - Ma Baker - she taught her four sons
Ma Ma Ma Ma - Ma Baker - to handle their guns
Ma Ma Ma Ma - Ma Baker - she never could cry
Ma Ma Ma Ma - Ma Baker - but she knew how to die
They left a trail of crime
Across the U.S.A
And when one boy was killed
She realy made them pay
She had no heart at all
No no no heart at all
(chorus)
She met a man she liked
She thought she'd stay with him
One day he formed with them
They did away with him
She didn't care at all
Just didn't care at all
Edvige : face aux critiques, le gouvernement prêt à lâcher du lest
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 09.09.08 | 20h06 • Mis à jour le 09.09.08 | 21h04
Face à la mobilisation grandissante d'associations et de syndicats, le gouvernement s'est dit prêt, mardi 9 septembre, à de premiers aménagements du fichier de police Edvige. Le président Nicolas Sarkozy a demandé à la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, "d'ouvrir rapidement une concertation avec des personnes qualifiées" sur le fichier de renseignement Edvige, qui devra être "suivie de décisions pour protéger les libertés". L'Elysée évoque notamment des personnalités telles que le président de la Ligue des droits de l'homme.
D'après une source proche du dossier, pourraient être "évacués" du fichier les renseignements concernant l'orientation sexuelle et la santé des personnes. De même source, "l'opportunité" de ficher "les personnalités" est également "largement mise en cause". De son côté, Mme Alliot-Marie s'est dit prête, mardi sur RTL, à inscrire "dans une loi" "toutes les garanties" nécessaires aux libertés publiques pour la mise en œuvre du fichier Edvige. Invité du journal de TF1, elle le défendait néanmoins, rappelant que "des fichiers, la police en a besoin pour avoir les meilleurs moyens d'informations et de prévention", et justifiant le fichage des mineurs de plus de 13 ans par le fait que "46 % des vols avec violence sont commis par des mineurs, [et] 25 % des viols sont commis par des mineurs". "Si vous n'arrivez pas à les suivre, vous ne faites pas votre travail", a estimé la ministre.
"SOCIÉTÉ DU FLICAGE"
Alors que les décrets du 1er juillet, approuvés "avec réserves" par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), avaient sur le moment suscité des réprobations limitées, Edvige est, depuis la rentrée, en butte à une hostilité grandissante sur tous les bords. L'opposition, gauche et MoDem, les grandes centrales syndicales, les organisations de défense des droits ont donné de la voix pour réclamer le retrait d'un fichier symbole d'une "société du flicage", selon le leader de la CGT, Bernard Thibault. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a demandé des "explications", exprimant des réserves entendues aussi dans la majorité, y compris au sein du gouvernement chez le ministre de la défense, Hervé Morin, et la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade.
Les douze organisations du collectif "Non à Edvige" ont annoncé qu'elles allaient continuer à "demander très fermement le retrait pur et simple" du fichier. Une pétition en ligne avait déjà recueilli, mardi, 130 000 signatures pour l'abandon d'Edvige. Des recours en annulation de ce fichier ont été déposés devant le Conseil d'Etat, qui doit rendre sa décision à la fin de l'année. Une journée d'action est prévue le 16 octobre, jour de la Sainte-Edwige. Les citoyens sont invités à envoyer au ministère de l'intérieur une parodie de fiche de renseignements, non sans avoir préalablement léché le coin gauche du document pour y déposer leur ADN.
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Enquête
Au royaume de l'insouciance
LE MONDE | 09.09.08 | 15h02 • Mis à jour le 09.09.08 | 15h02
COPENHAGUE ENVOYÉE SPÉCIALE
st-il possible d'avoir 20 ans et de penser, contrairement à Paul Nizan, que c'est "le plus bel âge de la vie" ? Est-il pensable, le bac en poche, de se dire qu'on a tout le temps - cinq, huit, pourquoi pas dix ans - pour flâner, butiner, tâtonner, explorer, à la recherche de soi, et d'une voie idéale menant à l'épanouissement ? Est-il concevable, enfin, d'étendre cette période délectable de la "jeunesse" sans la moindre anxiété d'origine matérielle ou de recherche d'emploi ? Mieux : avec la quasi-certitude que les virages, secousses, et multiples expériences du parcours - fût-il vagabond et chaotique - éveilleront chez un employeur potentiel respect, admiration... et se monnaieront ?
Nous sommes décidément loin de Paris et des angoisses qui, d'après tous les sondages, plombent le moral des jeunes Français ainsi que celui de leurs parents. Ici, à Copenhague, la jeunesse à bicyclette se dit résolument "chanceuse et optimiste". Et les Danois qui se confient rient de notre perplexité devant leur stupéfiante décontraction, leur aisance à se déclarer "en construction", et leur formidable confiance dans l'avenir. "Bienvenue au royaume de l'insouciance !", s'exclame un père de famille, universitaire, en couvant du regard deux grands adolescents, qu'il encourage à prendre le large et "partir explorer le monde". Insouciance, c'est bien cela. Les jeunes le confirment qui précisent : "Délicieuse insouciance."
Une étude comparative des jeunesses (16-29 ans) de 17 pays, publiée en 2006 par la Fondation pour l'innovation en politique et réalisée avec l'institut suédois Kairos, donnait des résultats spectaculaires. Seuls 26 % des Français estimaient par exemple leur avenir personnel "prometteur" contre... 60 % des Danois. 27 % des Français se disaient persuadés d'avoir "un bon travail dans l'avenir" contre... 60 % des Danois. 32 % des Français se disaient "satisfaits" de leur vie contre... 51 % des Danois. Et 22 % des Français affirmaient avoir une liberté et un contrôle total sur leur propre avenir contre... 45 % des Danois. Enfin, interrogés sur les qualités à développer chez l'enfant, les Français choisissaient "l'obéissance" tandis que les Danois plébiscitaient "l'indépendance". Un paradoxe, quarante ans après le mouvement antiautoritaire des jeunes de Mai 68. Mais un choix de valeurs très significatif des différentes conceptions de l'apprentissage de la vie.
"C'est fascinant !, observe Cecile Van de Velde, auteur d'une thèse Devenir adulte, sociologie comparée de la jeunesse en Europe, publiée cette année chez PUF. Français et Danois se situent aux deux extrêmes d'un panel européen. Aux Français anxieux, pressés par le temps, cernés par le chômage, convaincus que leur destin se joue avant 25 ans et qu'un échec ou une erreur d'orientation se paient durant toute la vie, s'opposent les Danois confiants, financièrement autonomes grâce à des bourses, prêts et petits boulots, encouragés à l'exploration et à la mobilité, avec un horizon ascendant et un marché de l'emploi avide de leur apport."
Le tableau est dressé, que l'on croirait caricatural. Mais la vingtaine de jeunes gens rencontrés à Copenhague, en ce début septembre, n'auront de cesse de l'accréditer. "La jeunesse est ici une époque bénie, explique Sven Morch, professeur de psychologie à l'université de Copenhague. Ce qu'elle évoque, véhicule, implique est d'ailleurs si populaire, si positif, que tout le monde voudrait en être et qu'elle tend à s'allonger à l'infini." S'allonger ? "Les enfants piaffent d'aborder ce rivage et les parents précipitent le mouvement en basant l'éducation de leurs gamins sur l'autonomie et en les habillant très tôt en ados. Dans l'entreprise, les emplois doivent de plus en plus avoir l'attrait du "job", être distrayants, permettre le développement individuel et même paraître sexy !" La société danoise a pour la jeunesse, dit-il, toutes les indulgences et toutes les attentions. "Et nos jeunes excellent à être jeunes !"
Cela fait sourire la bande de garçons, de 17 à 20 ans, réunis ce dimanche dans le jardin des parents de l'un d'eux. Oui, ils ont bien l'intention d'être "bons" dans la position de "jeunes". Oui, la vie, ces prochaines an
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